C’est certes un honneur pour Luiz
Ignacio Da Silva dit « Lula », mais c’est un honneur pour tout le Brésil. En effet, le président brésilien a reçu mardi dernier à Paris, le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche
de la paix, institué depuis 1989, et « sponsorisé » par l’UNESCO. Frederico Mayor Saragossa, alors Secrétaire de l’Institution, avait organisé un colloque autour de la paix à
Yamoussoukro, capitale politique du pays, et ville natale du premier président ivoirien.
Le jury du prix l’a honoré « pour son action en faveur de la recherche de la paix, du dialogue, de la démocratie, de la justice
sociale et de l’égalité des droits, ainsi que pour sa haute contribution à l’éradication de la pauvreté et à la protection des droits des minorités ». Il lui a été reconnu la place de choix
accordée au continent et au Groupe des ambassadeurs africains. C’est une reconnaissance par la Communauté internationale de tous ses efforts en faveur de la paix, de la justice sociale, de la
démocratie, de l’Etat de droit et de la lutte contre la pauvreté. On sait que le président Lula, au pouvoir depuis six ans, s’est profondément engagé aux côtés de l’Afrique pour la défense de ses
intérêts et pour le renforcement des relations entre le Brésil et le continent africain. Le prix Houphouët de l’UNESCO envisage de poursuivre son engagement au-delà de
l’exercice du pouvoir d’Etat, au terme de son mandat en décembre 2010. Il a visité en 6 ans de sa présidence, plus de 20 pays africains et fait signer plus de 200 accords de
coopération, notamment dans les domaines de l’agro-industrie et des bio-carburants. Mais il compte visiter une dizaine d’autres avant la fin de son mandat. « Quel que soit le président
qui sera au pouvoir, le Brésil ne pourra plus regarder autrement l’Afrique, ce continent qui [...]
Le
président nigérien Mamadou Tandja, au pouvoir depuis 1999, suite à l’assassinat du Colonel Ibrahima Baré Maïnassara le 9 avril de la même année, veut s’éterniser au pouvoir. Elu en novembre 1999,
puis réélu en décembre 2004, Tandja est au bout de ses deux mandats, comme le veut la Constitution du pays. Mais le chef de l’Etat nigérien ne veut pas se laisser faire. Il est décidé à
tripatouiller la loi fondamentale pour se tailler une posture de chef d’Etat à vie. Ainsi, comme ce fut le cas dans de nombreux pays africains déjà, il veut passer en force, après avoir tenté de
se donner bonne conscience. En effet, il avait sollicité en mai, l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle pour légitimer le référendum dont il veut se servir pour amender la
Constitution. Ni l’un ni l’autre n’a mordu à l’hameçon. Ce qui a occasionné la dissolution du Parlement, et le limogeage des sept magistrats de la Cour constitutionnelle qui avaient rendu le 12
juin, un avis négatif.
Finalement, le président Tandja a décidé d’agir unilatéralement. C’est-à-dire, de gouverner par des
décrets. Et c’est un décret dont il s’est servi qui lui permet de confirmer le vendredi 3 juillet dernier, la tenue d’un référendum sur son projet de révision constitutionnelle à la date du 4
août prochain.
« Au terme d’une décision du président de la République, le
corps électoral est convoqué le mardi 4 août 2009 à l’effet de procéder par voie référendaire, à l’adoption du projet de Constitution de la sixième République », a annoncé le gouvernement dans un communiqué.
Tandja, qui s’est arrogé les pleins pouvoirs le 26 juin dernier, justifie la réforme institutionnelle par
la nécessité de répondre à l’appel de la population qui, selon lui, attend de lui, qu’il [...]
« Ce sont deux
mains qui se lavent. Une seule, plongée dans l’eau, ne réussira pas à laver la main, proprement, et dans sa totalité »
Quand on demande à une personne de se laver les mains, il est évident qu’il ne pourra pas se les laver proprement si on
a affaire à un manchot. Car, sans vouloir se moquer de ces handicapés, il est difficile pour une seule main de se laver elle-même. Elle se contentera de se promener dans l’eau à laver les
mains.
Ce sont bien évidemment deux mains qui se lavent, proprement.
En d’autres termes, ce que peuvent réussir deux personnes, une seule ne peut le réussir.
Obama l’aura compris qu’il se joint à la Russie pour l’aider à traiter les dossiers chauds comme le nucléaire,
l’Afghanistan, le Pakistan, le Moyen-Orient, etc.
Véritable acte d’humilité que de faire le pas vers Moscou. Pourra t-il convaincre Dimitri Medvedev, et surtout Vladimir
Poutine ? Là, c’est une autre paire de manches.
La visite du président américain Barack Obama en
Russie a tourné autour de la coopération entre les deux pays. En effet, Obama, symbole du dynamisme démocratique des Etats-Unis, place sa visite en Russie, sous le signe du pragmatisme. Les USA
ne veulent plus voir le pays de Vladimir Poutine et de Dimitri Medvedev, comme un pays majeur disposant d’une vraie capacité de nuisance et de blocage, mais susceptible, si on procède de la bonne
manière, de contribuer à dénouer les dossiers brûlants comme l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan, le Moyen-Orient, la Corée du Nord… Cette approche de l’administration Obama, faut-il le remarquer,
se veut en rupture avec celle de l’administration Bush, trop prompte, de l’avis de l’équipe Obama, à distribuer des bons ou mauvais points de démocratie.
La volonté d’Obama, de travailler avec la Russie, se perçoit à travers les propos de Sarah Mendelssohn,
spécialiste du monde russe au Centre d’études internationales et stratégiques (CSIS) de Washington. « L’idée est de ne plus voir la Russie comme un
problème que l’Amérique devrait régler, mais comme un pays partenaire avec lequel on va s’efforcer d’aborder les sujets cruciaux », explique t-elle. Et Michael Mc Faul, l’expert es
Russie de la Maison Blanche, de déclarer avant le voyage d’Obama en Russie, que « nous allons travailler à recréer une relation russo-américaine
substantielle », tout en insistant sur le concept de « substance », par opposition au mot »bon » ou « mauvais ».
Le nucléaire dans cette tournée, a pris une place importante, à tel point que les présidents Barack Obama
et Dimitri Medvedev se sont entendus mardi, pour réduire leurs arsenaux nucléaires. Les deux chefs d’Etat ont signé un texte qui prendra le relais de l’historique traité « Start 1 de 1991.
Les USA et la Russie ont convenu d’abaisser, dans une fourchette de 1 500 à 1 675, le [...]
Conformément aux recommandations de la 5ème réunion du Cadre permanent de concertation (CPC) de l’accord de Ouagadougou, les opérations
d’identification des populations et de recensement électoral, ont pris fin le 30 juin dernier sur toute l’étendue du territoire national et dans les 23 pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie et
d’Amérique.
Ces opérations, dit un communiqué de la Commission électorale indépendante (CEI) datée du 05 juillet dernier, ont permis « de prendre en compte en Côte
d’Ivoire et dans ces pays, environ 6 500 000 personnes, nombre provisoire, en attendant les chiffres consolidés ».
Mais les partis politiques, membres de la mouvance présidentielle, souhaitent la prolongation de ces opérations, après plusieurs prorogations. Pour ces
derniers, y compris le chef de l’Etat Laurent Gbagbo, il fallait donner l’occasion à tous les Ivoiriens, de se faire recenser et de participer, comme c’est leur droit, aux élections générales à
venir. Le premier tour de l’élection présidentielle lui, est prévu pour le 29 novembre 2009. Or, il est évident que si ces opérations se poursuivent, la date du premier tour de l’élection
présidentielle sera inéluctablement repoussée. D’où, la fronde de l’opposition qui n’a pas caché son refus de poursuivre ces opérations d’enrôlement. La décision finale devant venir de la CEI,
chargée du processus électoral, était attendue. Il n’en fallait pas plus pour que son président, Beugré Mambé Robert se rende à Ouagadougou samedi dernier, pour y rencontrer le facilitateur dans
la crise ivoirienne, le président burkinabé Blaise Compaoré. Ne serait-ce que pour lui rendre compte du travail réalisé, mais surtout lui faire part des contraintes et des perspectives.
Au sortir de l’audience que lui a accordée le président Compaoré, M.Mambé n’est pas passé par quatre chemins pour situer l’opinion sur la décision de la CEI.
« Nous veillons au [...]
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