Les milices islamistes armées Shehab ont une nouvelle fois exigé mardi que la France retire son soutien au gouvernement somalien si elle veut récupérer son agent enlevé le 14 juillet 2009 à Mogadiscio. Le porte-parole des Shehab, cheikh Ali Mohamud Rageh, a déclaré lors d'une conférence de presse dans la capitale que Paris devait "cesser immédiatement tout soutien politique et militaire au gouvernement apostat de Somalie et retirer le personnel et les conseillers français du pays". Il a également exigé "le retrait des sociétés de sécurité françaises et celui des navires français des eaux côtières". "Si le gouvernement français accepte nos conditions, nous relâcherons facilement son homme." Deux conseillers français en "mission officielle d'assistance auprès du gouvernement somalien", selon Paris, avaient été enlevés par des hommes armés dans un hôtel de Mogadiscio le 14 juillet dernier. L'un des otages avait réussi à échapper ses gardiens le 26 août. Les Shehab, qui tiennent la plus grande partie de Mogadiscio ainsi qu'une bonne partie du centre et du sud de la Somalie, tentent depuis trois ans de renverser le gouvernement soutenu par les Nations unies. Le pays est dépourvu de pouvoir central depuis 18 ans. Source : AP
Deux membres des Nations unies ont été tués dans des violences en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé lundi la mission de maintien de la paix au Congo (Monuc). Dans un communiqué, la Monuc a indiqué qu'un soldat ghanéen et un pilote sud-africain avaient été tués lors d'affrontements entre l'armée congolaise et la milice Enyele dans le nord du pays. La mission onusienne a également fait savoir qu'un de ses membres sous contrat avait succombé à une crise cardiaque pendant les violences. Les affrontements à Mbandka se sont poursuivis lundi et ont fait au moins 26 morts, a par ailleurs indiqué le Dr Alexis Isanzola, médecin au funérarium local. L'armée congolaise affronte les miliciens d'Enyele depuis novembre dernier, après des violences entre cette milice et des membres de la tribu Munzale au sujet de droits d'élevage et de pêche. Source : AP
Moins d'un an après l'assassinat du président Vieira, la Guinée-Bissau replonge dans la violence et la guerre de clans. Une réunion d'urgence s'est tenue vendredi entre le Président, Malam Bacai Sanha, et son Premier ministre, Carlos Gomes Junior, arrêté la veille lors d'un coup de force de militaires, pour tenter de trouver une issue politique à la crise. Vendredi, un «collectif» des membres du gouvernement de Guinée-Bissau a condamné à son tour «l'utilisation de la force comme moyen de résoudre les problèmes», exprimant dans un communiqué son soutien au Premier ministre. Peu après la publication de ce texte, le procureur général de Bissau Amine Michel Saad est venu chercher le chef du gouvernement à son domicile, où il a été placé jeudi en résidence surveillée, pour l'accompagner sous escorte militaire jusqu'à la présidence. Le chef d'état-major de l'armée de Guinée-Bissau, le général José Zamora Induta, était pour sa part toujours détenu vendredi dans une base aérienne près de l'aéroport international. Plaque tournante pour la cocaïne Son adjoint, le général Antonio Indjai, a pris la direction des forces armées dans ce qui apparaît comme un «putsch» interne à l'armée, institution toute puissante dans ce pays régulièrement secoué par les crises et assassinats politico-militaires. Ex-colonie portugaise, la Guinée-Bissau est classée parmi les pays les plus pauvres du monde. Elle est considérée comme un lieu stratégique pour le trafic de cocaïne en provenance d'Amérique du Sud en transit avant d'être acheminée vers les marchés européens. Le nouvel homme fort du pays a assuré jeudi soir que le coup de force représentait «un problème purement militaire» et que l'armée réitérait «son attachement et sa soumission au pouvoir politique Source : liberation.fr
Après le retrait, mercredi 31 mars, du candidat de l'ancienne rébellion sudiste, le Mouvement de libération des peuples du Soudan (SPLM), à dix jours de l'élection présidentielle au Soudan, les principales formations d'opposition, réunies dans une coalition baptisée Consensus national, ont annoncé, jeudi, qu'elles refusaient de prendre part aux élections générales qui doivent se tenir du 11 au 13 avril. 'Les forces du Consensus national ont décidé de boycotter les élections à tous les niveaux', a déclaré Mariam Al-Mahdi, du parti Umma, l'une des principales formations politiques du Soudan. Les opposants ont mis en avant les menaces de fraude dont ils accusent, par avance, le parti au pouvoir du président Omar Al-Bachir, dans les scrutins nationaux, régionaux et locaux. Cette décision menace la portée des élections générales. Pour la présidentielle, le général Al-Bachir se trouve seul en lice face à des candidats mineurs. Plusieurs organisations, dont International Crisis Group (ICG), ont mis en garde contre des fraudes, et demandé un report du scrutin. Source : lemonde.fr
Après le coup de force militaire de la veille mené par le général putschiste Indjai, une réunion d'urgence s'est tenue vendredi entre le président de Guinée-Bissau, Malam Bacai Sanha, et son Premier ministre, Carlos Gomes Junior, arrêté quelques heures jeudi. L'objectif : trouver une issue politique à la crise qui touche ce petit pays d'Afrique de l'Ouest, considéré comme une plaque tournante du trafic de cocaïne. Vincent Foucher est chargé de recherche au CNRS, en poste au Centre d'Etude d'Afrique Noire de Bordeaux. Il travaille notamment sur les évolutions politiques en Guinée-Bissau. Il revient pour Libération.fr sur les événements de jeudi dans le pays. A-t-on assisté à un coup d'Etat jeudi en Guinée-Bissau? Il semble que tout soit parti d'une affaire interne à l'armée. Des soldats sont allés chercher Bubo Na Tchuto, l'ex-chef d'état-major de la Marine, réfugié depuis décembre dans les locaux de l'ONU, pour le prendre sous leur protection. Zamora Induta, le chef d'état-major, s'y serait opposé, et les mutins se seraient donc retournés contre lui, et aussi contre le Premier ministre Carlos Gomes Junior. Contre ce dernier, ils ont été assez hésitants, ce qui pourrait indiquer qu'il n'était peut-être pas la cible principale. Mais si la crise s'est déclenchée de façon conjoncturelle autour de l'affaire Na Tchuto, elle s'explique par des tensions plus profondes. Lesquelles? Du point de vue militaire, il faut d'abord prendre en compte le rôle de Bubo Na Tchuto, son poids dans l'armée. Cet ancien chef de la Marine (accusé d'une tentative de coup d'Etat à l'été 2008, il avait fui en Gambie, avant de revenir clandestinement en Guinée-Bissau, et de se réfugier dans les locaux de l'ONU, ndlr) est très populaire au sein d'une partie de l'armée. Il se dit qu'il y avait soigné ses partisans grâce à l'argent du trafic de cocaïne. Source : liberation.fr
Derniers Commentaires