Le Vatican a rendu publique, samedi 20 mars, une lettre de Benoît XVI aux catholiques irlandais après les scandales de pédophilie qui ont touché l'Eglise d'Irlande. En voici sa retranscription d'après la traduction fournie par le Vatican de la lettre originale (en anglais). LETTRE PASTORALE DU SAINT-PÈRE BENOÎT XVI AUX CATHOLIQUES D'IRLANDE Chers frères et sœurs de l'Eglise en Irlande, c'est avec une profonde préoccupation que je vous écris en tant que Pasteur de l'Eglise universelle. Comme vous, j'ai été profondément bouleversé par les nouvelles apparues concernant l'abus d'enfants et de jeunes vulnérables par des membres de l'Eglise en Irlande, en particulier par des prêtres et des religieux. Je ne peux que partager le désarroi et le sentiment de trahison que nombre d'entre vous ont ressenti en prenant connaissance de ces actes scandaleux et criminels et de la façon dont les autorités de l'Eglise en Irlande les ont affrontés. Comme vous le savez, j'ai récemment invité les évêques irlandais à une rencontre ici, à Rome, pour rendre compte de la façon dont ils ont affronté ces questions par le passé et indiquer les mesures qu'ils ont prises pour répondre à cette grave situation. Avec certains prélats de la Curie romaine, j'ai écouté ce qu'ils avaient à dire, tant individuellement qu'en groupe, tandis qu'ils présentaient une analyse des erreurs commises et des leçons apprises, et une description des programmes et des protocoles aujourd'hui mis en place. Nos réflexions ont été franches et constructives. Je nourris l'espoir que, par conséquent, les évêques se trouvent à présent dans une position plus forte pour accomplir le devoir de réparer les injustices du passé et pour affronter les thèmes plus vastes liés à l'abus des mineurs selon des modalités conformes aux exigences de la justice et aux enseignements de l'Evangile. Pour ma part, compte tenu de la gravité de ces fautes, et de la réponse souvent inadéquate qui leur a été réservée de la part des autorités […]
La cour d'assises du Tarn s'est retirée pour délibérer samedi en fin de matinée dans le procès du professeur de droit toulousain Jacques Viguier, accusé du meurtre de sa femme, disparue en 2000. Le verdict était attendu dans la journée. L'accusé a pris la parole une dernière fois à la fin des débats pour réaffirmer son innocence. "Je vous supplie de me rendre ma dignité d'homme. J'espère que ces trois semaines d'audience, si douloureuses pour moi, vous auront apporté la preuve de mon innocence", a-t-il dit. "Je viens de vivre dix ans d'horreur, de calvaire. Ne faites pas durer encore ce calvaire", a-t-il ajouté. Vendredi, l'accusation a requis une peine de 15 à 20 ans de réclusion, tout en laissant ouverte l'hypothèse d'une requalification de l'accusation d'homicide en "coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans l'intention de la donner". Me Eric Dupond-Moretti a plaidé dans la matinée pendant plus d'une heure en relevant l'absence de preuves dans ce dossier qui, selon lui, rend impossible une condamnation. Il n'y a ni cadavre, ni aveux, ni éléments matériels, ni témoin dans ce dossier où l'existence d'un crime n'est pas démontrée. L'accusation n'est pas en mesure de proposer un scénario des faits. Les charges sur Jacques Viguier sont basées sur le fait qu'il s'est débarrassé d'un matelas après la disparition de sa femme et a négligé de dire à la police qu'il avait retrouvé son sac à main. "Il n'y a aucune preuve dans cette affaire, aucun élément accablant, il n'y a que des suppositions, des convictions policières. C'est le concours Lépine des hypothèses", a dit Me Dupond-Moretti. "Et là, sur ce banc, celui des accusés, il y a un homme qui court après la vérité avec autour tous ceux qui crient leurs convictions, comme dans une corrida, j'ai honte", a-t-il ajouté. "On a pendant trois semaines demandé à mon client d'expliquer des choses que bien d'autres gens, moi aussi, seraient bien incapables d'expliquer. Jacques Viguier a des défauts, mais je […]
Ahmed al-Tayeb est le nouveau grand imam d'Al-Azhar, la plus haute institution d'enseignement de l'islam sunnite. Cet homme considéré comme un modéré a été désigné vendredi par le président Hosni Moubarak, à la suite de la mort du cheikh Mohammed Sayed Tantaoui, décédé d'une crise cardiaque la semaine dernière à l'âge de 81 ans près de 14 ans après sa nomination, selon l'agence officielle égyptienne MENA. Ahmed al-Tayeb, qui se trouvait à Louxor, dans le sud de l'Egypte, au moment où il a appris sa nomination, a précisé qu'il appréciait "la grande confiance" que lui faisait le président Hosni Moubarak en faisant de lui la plus haute autorité morale de l'islam sunnite, selon l'agence MENA. Cet homme de 64 ans, qui a fait des études en France, a brièvement occupé la fonction de grand mufti de l'Egypte, avant de démissionner en 2003 pour diriger l'université Al-Azhar du Caire. C'est un spécialiste de la philosophie religieuse et des questions de foi. Il est l'auteur d'ouvrages sur la science, le marxisme, la philosophie islamique et la culture islamique. Considéré comme un musulman modéré ayant encouragé le dialogue avec les pays occidentaux, Ahmed al-Tayeb a suscité la colère d'islamistes radicaux pour avoir notamment déclaré lors d'une conférence islamique que "la logique des choses est le changement". Grandement respecté dans le monde musulman, l'imam d'Al-Azhar conseille notamment l'Etat égyptien sur les affaires religieuses, et supervse un réseau d'écoles islamiques, une université et des instituts religieux. Source : AP
Aujourd'hui jeudi 18 mars, Simone Veil fait son entrée à l'Académie française. Femme préférée des Français, elle est la sixième femme "immortelle" de l'Histoire à recevoir cette nomination. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy devraient assister à la cérémonie organisée en son honneur. Simone Veil est une de ces femmes au parcours exceptionnel. Jeune déportée juive lors de la Seconde Guerre mondiale, elle deviendra ensuite ministre de la Santé et présidente du Parlement européen. C'est elle qui est entre autre à l'origine de la loi autorisant et légalisant l'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), et tout au long de sa vie, elle a travaillé à améliorer la condition et l'image de la femme. Aujourd'hui, elle est la sixième femme à entrer à l'Académie française après Marguerite Yourcenar (en 1980), Jacqueline de Romilly (en 1988)), Hélène Carrère d'Encausse (1990), Florence Delay (2000) et Assia Djebar (2005). Et la principale intéressée de confier à l'AFP que sa nomination est "un très grand honneur qui m'étonne encore aujourd'hui, parce que je ne vois pas les raisons pour lesquelles je me trouve dans cette situation".Lors de la cérémonie qui devrait avoir lieu ce jour vers 15 heures, Simone Veil portera une tenue spéciale, appelée "habit des immortels", spécialement conçue pour elle par Karl Lagerfeld et elle présentera son épée d'académicienne, sur laquelle il a été fait graver son numéro de déporté au camp d'Auschwitz-Birkenau. Source : zigonet.com
Deux chirurgiens poursuivis pour des infections nosocomiales ayant touché plusieurs dizaines de personnes opérées à la Clinique du sport à Paris entre 1988 et 1993 ont été condamnés à des peines de prison ferme. Pierre Sagnet, ancien directeur de cet établissement, est frappé par le tribunal correctionnel de quatre ans de prison, dont 18 mois fermes, et 50.000 euros d'amende. Il est reconnu coupable de "blessures involontaires et tromperie sur les qualités de prestations de service". Didier Bornert est sanctionné par une peine de deux ans, dont six mois fermes, et Patrick Béraud, dernier chirurgien poursuivi, a écopé de huit mois de prison avec sursis. Un appel suspensif est possible pour les trois prévenus, qui nient les charges. Il n'y aura donc très probablement pas d'emprisonnement dans l'immédiat. Une douzaine de victimes se sont constituées parties civiles. L'instruction qui a duré plus de dix ans a conclu que les infections dont elles ont été affectées ont été causées par une bactérie dite de "Xenopi" qui se trouvait dans le réseau d'eau de l'établissement, et y a prospéré en raison de ce que l'accusation considère comme des négligences. La stérilisation des équipements, les cadences d'opération qui n'auraient, selon l'accusation, pas permis de travailler dans des conditions d'hygiène satisfaisantes et la qualification du personnel paramédical ont été mises en cause. Il était notamment reproché aux prévenus d'avoir négligé de prévenir les patients lorsque le problème a été identifié, afin de ne pas troubler les affaires de cet établissement privé, qui a depuis changé de nom et de propriétaires. Source : Reuters
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