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Vendredi 28 mars 2008

Comment des forces irrégulières peuvent-elles s’imposer à tout un peuple ? Telle est la question qui mérite d’être posée quant à l’existence des FARC. Prétextant agir en faveur du peuple, les FARC-EP représentent la principale force rebelle engagée dans le conflit armé colombien. Les dites forces sont reconnues depuis 1964 en tant que branche armée du parti communiste d’obédience Marxiste-Léninisme. Réputées quant aux actions terroristes, les FARC continuent de tendre leur influence en Colombie malgré la présence des forces régulières. De fait, qui sont-elles ? Comment opèrent-elles ? Comment sont-elles constituées et d’où tirent-elles leurs moyens ? A toutes fins utiles, il est important de savoir que les FARC contrôlent 40 à 50% du territoire colombien et sont fortes de plus de 15 000 combattants. Ces derniers opèrent librement à travers les grands espaces ruraux. Au demeurant, elles semblent avoir l’appui technique d’armées républicaines étrangères. Spécialisées dans le commerce de la drogue et le trafic d’armes, elles utilisent les véhicules piégés, les explosions de bombes et de gaz, les meurtres, les enlèvements, les détournements, les attaques aux cibles économiques et tout ce qu’elles considèrent comme menace pour leur mouvement comme moyen de lutte. Non sans porter de graves atteintes au droit de l’homme. La tactique récurrente des FARC est l’usage des missiles improvisés à base d’explosifs lancés contre des villes et sites d’objectifs militaires. D’où tirent-elles donc leurs moyens de financement ? Les enlèvements, les rançons, le vol de bétail, l’extorsion de fond et la ‘protection’ accordée au commerce de la drogue représentent leur source de financement. Outre cela, les frais d’actes de barbaries et de pillages alimentent leur caisse. Les combattants quant à eux y adhèrent au mouvement pour échapper à la pauvreté et au chômage. Malgré de nombreuses contestations de la part des [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique internationale - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Samedi 22 mars 2008

Sorcier par-ci, sorcier par-là, quelles sont ces personnes qui troublent le sommeil des juges, des cadres et des religieux ? Sur quelle base faut-il inculper ses criminels ? L’argumentaire juridique suffit-il pour inculper objectivement un sorcier ? La sorcellerie existe à tous les niveaux de la vie. Selon les cultures, la sorcellerie est considérée à des degrés variables de soupçon, voire d’hostilité, car parfois, une ambivalence n’est intrinsèquement ni bonne ni mauvaise pour les hommes. Pour certaines formes religieuses, toute forme de magie est sorcellerie et est immédiatement proscrite et reléguée au rang de la superstition. Ces religions opposent le caractère sacré de leurs propres rituels aux pratiques de la sorcellerie. La sorcellerie employée de façon péjorative, en référence à la pratique de la magie, est alors l’accusation portée à l’encontre de ceux qui utilisent les moyens surnaturels pour un usage reprouvé par une majorité de la société. Ces praticiens détiennent les forces et des énergies de l’invisible. Ils sont respectés et craints, ce qui fait qu’ils sont placés souvent dans des positions socialement dominantes. Pour les religions monothéistes occidentales, telles que le judaïsme, le christianisme et l’islam, la sorcellerie est condamnée et considérée comme une hérésie. C’est l’expression du diable, du démon ou en un mot ‘’Satan’’, selon le christianisme. La sorcellerie a le pouvoir d’influencer le corps et l’esprit d’autrui. Sa présence dans le système de santé et la vie politique est incontournable. Elle est le socle de la médecine traditionnelle, du succès ou des soins de certaines maladies. Elle constitue de ce fait, un patrimoine culturel qu’il faut préserver. Cela paraît plus préoccupant, surtout qu’elle nous permet d’être en contact permanent avec nos ancêtres. Cette magie folklorique bénigne et socialement plus acceptable peut alors être utilisée pour remédier [...]
Par Denis-Zodo - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Jeudi 13 mars 2008

L’accord politique de Ouagadougou signé le 04 mars 2007 et sanctionné par un dialogue direct, entre Soro Guillaume, le secrétaire général des forces nouvelles (FN) et SEM, Laurent Gbagbo, le chef de l’Etat ivoirien a propulsé le premier cité à la primature. Il y a environ un an que cet accord, dans un élan de balbutiement semble montrer ses faiblesses évidentes, alors qu’il était perçu comme la panacée à la crise ivoirienne. Pour éviter d’être versé dans le débat contradictoire, une analyse s’impose. Le but final étant de proposer des correctifs et ajustements en vue de le redynamiser. D’abord, il est important de signaler que cet accord politique scrupuleusement imposé aux parties signataires a fait l’objet de viol successif par celles-ci. C’est pourquoi, nombre d’Ivoiriens y voient plutôt un arrangement politique qui s’imposerait exclusivement aux autres. Mais, pour s’en convaincre, on citera le piétinement du processus occasionné par les partisans de Gbagbo, le chef de l’Etat et celui des Forces Nouvelles dans leurs zones. Toute chose qui fait croire que cet accord est un arrangement entre deux parties pour entretenir la crise dans une situation de ni paix ni guerre jusqu’en 2010. De fait, à la pratique, les faiblesses réelles de cet accord sont notables. En effet, les avancées  constatées ne peuvent pas pour autant occulter les défaillances. En dehors des symboles de pacification et la relance des audiences foraines et l’affectation de quelques représentants préfectoraux et municipaux en zone centre nord et ouest, les efforts restent à faire. Les acquis sont  moindres par rapport aux objectifs qu’ils se sont fixés et au temps imparti. Les audiences foraines sont conduites lentement. Le processus de Désarmement Démobilisation et Réinsertion ne trouve pas l’application de son mode opératoire en raison de la co-existence des milices progouvernementales dont le démantèlement s’est mué en une conversion [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique ivoirienne
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Lundi 10 mars 2008

Le Cuba, Etat indépendant, est une île longue et étroite, en forme d’un caïman d’environ 1200 km de long. Objet de plusieurs critiques, il reste toutefois un modèle et une référence. Pour s’en convaincre, la survie de cette révolution face à l’impérialisme américain et occidental qui relève du miracle, s’apparente à la victoire mythique de David et de Goliath. On est donc curieux de savoir comment Castro a-t-il procédé pour réussir les causes réelles de cette révolution et d’où tire t-elle sa légitimité ? On pourra enfin, donner les secrets du blocus économique et le devenir de Cuba après Castro. ‘’El Lider Maximo’’ est un homme politique du régime révolutionnaire de Cuba. Fidel Castro, homme politique charismatique a fait de Cuba un modèle alternatif et une référence de développement économique et sociale indiscutable. En effet, durant les différentes phases de la révolution, Castro n’a connu qu’une évolution linéaire qui a fait de lui, le leader de la ruse politique, caractérisé par sa constance et sa rigueur. Après la révolution de 1959, les Etats-Unis, partenaire commercial de Cuba coupèrent tous les liens économiques, non sans retirer tous leurs biens. Tous leurs partenaires ont été sommés de suspendre leurs relations avec le Cuba. Coupé du reste du monde, il sera dans une misère qui lui imposera la ruse pour déjouer le plan impérialiste des américains, visant à fragiliser et démanteler le gouvernement révolutionnaire de Castro. Isolé par le blocus économique impérialiste, la révolution cubaine a orienté son économie vers le bloc soviétique, mais celle-ci a dû plier devant les exigences de Kremlin, en raison des conditions trop démocratiques que celui-ci lui imposait. Devant cette contrainte et face à une crise qui frappait tous les secteurs, Cuba a été contraint de réorganiser toute son économie en tenant compte de la pénurie de ressources et d’un besoin urgent de nouveaux partenaires commerciaux. D’où, [...]
Par Denis Zodo - Publié dans : Politique internationale
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Lundi 10 mars 2008

Le Kossovo, une République de l’Europe est en proie à des turbulences et des crises. Malgré son indépendance proclamée le 17 février 2008, celle-ci n’est pas unanimement reconnue. Et pourtant, cela lui est légitime. Quelle est la réalité du problème du Kossovo ? Que faut-il faire pour y instaurer une paix définitive et durable ? Le Kossovo est un territoire à majorité albanaise, rattaché à la Serbie qui a été placé sous administration de l’ONU, en vertu de la résolution 1244 du conseil de sécurité des Nations Unies en 1990.  Depuis les accords de paix de Kumanovo, en date du même jour, une force de l’OTAN,la KFOR assure la paix et l’ordre dans cette région anciennement placée sous l’autorité de la Serbie. Plusieurs négociations menées sur le statut du Kossovo entre les autorités serbes et kossovares sont restées infructueuses. Justement, parce que pendant que les Serbes exigent l’autonomie du Kossovo au sein de la Serbie, les kossovares réclament à cor et cri leur indépendance. C’est dans cet esprit que le 17 février dernier (2008), le parlement du Kossovo a unilatéralement proclamé l’indépendance du territoire (de la province du sud de la Serbie à majorité albanaise). Toute chose qui est contestée par plusieurs Etats au nombre de 30. Mais, en réalité les vraies raisons sont à rechercher ailleurs. A l’analyse, ce conflit semble être le cas typique de la guerre pour assurer des rapports de domination Nord-Sud. Comme le soutiennent certains observateurs avertis, il s’agit de faire basculer certaines régions des balkans dans la catégorie des pays néo colonisés. Certains indices sont révélateurs. La paix tant promise n’a été que du leurre. Occupé par l’OTAN, le Kossovo a été soumis à un véritable nettoyage ethnique pendant cinq (5) ans avec pour conséquences, l’expulsion de plus de 30 milles non albanais et la prolifération de ‘’mafieux’’ de tous genres qui jouissaient parfois de la protection des [...]
Par Denis Zodo - Publié dans : Politique internationale
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