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Lundi 28 avril 2008

La gouvernance en Côte d’Ivoire s’impose à tous comme un sujet de réflexion en vue de la sortie de crise d’une part et de l’accession au développement d’autre part.  Ainsi, elle interpelle aussi bien les autorités politiques et administratives, que l’ensemble des autorités économiques et sociales de notre pays, soucieux de son développement harmonieux et durable. Cela veut dire que les gouvernants et les gouvernés ont en partage une lourde responsabilité politique et morale, qui impose la bonne gestion des affaires de l’Etat. D’ailleurs, cet outil efficace de gestion des affaires fonde les injonctions du FMI à l’égard des pays en voie de développement pour tout concours financier extérieur qui conditionne l’engagement dans la voie de la démocratie ; et de la mise en œuvre des reformes économiques pour le dialogue politique. Ainsi, les partenaires au développement décident de lier l’aide au développement, à la bonne gouvernance, après analyse des indicateurs de développement humain durable. Cela parce que, ce concept leur permet de : - définir la politique ; - spécifier les programmes d’assistance ; - Mesurer les moyens. Que contient donc ce concept ? Est-il une réalité en Côte d’Ivoire ? On peut l’affirmer sans risque de se tromper que non. Parce que sous le pouvoir de la  refondation, la majorité des ministres issus du gouvernement, ne sont que des professeurs de lycées, collèges et d’université. Et cela a nécessairement changé les donnes. Après seulement 8 ans de pouvoir, ils ont vite oublié leur appartenance du néo-socialisme : AMANI N’GUESSAN MICHEL, ABOU DRAHAMANE SANGARE, DANO DJEDJE SEBASTIEN, SERY BAILLY, KONE DRAMANE, OULAYE HUBERT, MAMADOU KOULIBALY, pour ne citer que ceux-là, tordent le coup à la bonne gouvernance. Avant tout, que contient la notion de gouvernance ? La  gouvernance, c’est la gestion effective, impartiale et [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique ivoirienne - Communauté : Libre expression
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Jeudi 24 avril 2008

Les partis signataires de l’accord politique de Ouagadougou se sont engagés à réaliser en temps utile l’opération d’identification et l’organisation des élections présidentielles ouvertes à tous, démocratiques et transparentes. La commission électorale indépendante (CEI), dans le cadre des activités préparatoires est en train de tout mettre en œuvre pour s’établir sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Elle procède aussi à la formation de ses membres et projette les reformes des textes régissant les élections afin de conférer à celles-ci un caractère de justice et de célérité. Tout porte à croire que la CEI veut respecter la date du 30 novembre 2008 choisie pour  ces opérations qui est  acceptée par toutes les parties. Mais, l’analyse des réalités du terrain semble nous en faire douter. Les  acteurs politiques d’ordinaire versatiles seraient-ils sincères cette fois-ci ? Auraient-ils résolu les problèmes existentiels, consubstantiels aux élections ? Les propositions de reforme du code électoral faites par la CEI auraient-elles rencontré, en l’état, l’assentiment des gouvernants ? Selon M. Mambé Robert, Président de cette structure (dans la perspective de l’élection présidentielle du 30 novembre 2008), le jugement supplétif ou l’acte de naissance suffira aux Ivoiriens pour s’inscrire sur les prochaines listes électorales. Il est allé plus loin pour dire que l’inscription sur la liste électorale sera accordée à tout Ivoirien dont le nom ne figure pas sur l’ancienne liste d’inscription de 2000, objet de contestation par les parties. A l’analyse, les élections qui s’annoncent n’auront aucun caractère d’exclusion dans la mesure où le document élémentaire d’identification suffit pour être enregistré sur la liste. Mais, pour que cela soit possible, il faut effectivement achever l’audience foraine et la reconstitution des registres d’Etat civile au moment où l’enrôlement n’est pas achevé. Ainsi, tous [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique ivoirienne - Communauté : Libre expression
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Lundi 21 avril 2008

Une bonne gouvernance interpelle au premier chef non seulement les autorités politiques de l’Etat et les responsables de l’Administration mais aussi l’ensemble des acteurs économiques et sociaux, soucieux, de faire avancer la société Ivoirienne dans la perspective d’une démocratie participative, équilibrée et renforcée. De sorte à faire partager la justice, la liberté et l’épanouissement par les sociétés à travers l’espace et le temps. Il est nécessaire de créer un cadre de référence qui puisse servir à l’ensemble de la Nation Ivoirienne dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un véritable programme conduisant à ériger une vraie politique de bonne gouvernance en norme sociale. Le développement harmonieux et durable de ce pays repose sur une prise de conscience effective et une mise en pratique des prescriptions de la bonne gouvernance : - améliorer la capacité de gestion du développement au niveau du secteur public. - promouvoir et renforcer la confiance entre gouvernants et gouvernés. - favoriser la participation des citoyens à tous les niveaux d’activités. -    promouvoir une culture démocratique et un Etat de droit. Cela aura l’avantage à terme, de préserver prioritairement un climat de dialogue, d’Union et de paix pour permettre à notre pays de se consacrer aux tâches essentielles de développement. La gouvernance vise entre autres : - la promotion de l’Etat de droit - la lutte contre la corruption - la recherche de la performance en matière de gestion, ainsi que l’impératif de rendre compte. La « seule gouvernance » opposée à la bonne gouvernance est un phénomène universel qui interpelle tous les Ivoiriens. L’exigence d’une bonne gouvernance apparaît dès lors comme une condition indispensable pour faire face aux défis du futur. En effet, celle-ci prend en compte le renforcement des capacités institutionnelles, dans tous les [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique africaine - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 21 avril 2008

Depuis l’annonce de la fin de la guerre, les remous sociaux sont devenus récurrents dans notre pays. Le mardi 18 décembre dernier, les soldats de la compagnie Guépard du commandant Chérif Ousmane, fort de 625 éléments se sont révoltés en mettant toute la ville de Bouaké en branle, au motif de non paiement de primes. Quelques jours après, précisément le 24 décembre, après satisfaction du premier groupe, ce fut le tour des Dozos  FAFN de se mutiner pendant plusieurs jours pour exprimer leur mécontentement quant à leur non prise en compte dans le programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).Des signes qui constituent une menace pour la paix sociale. A l’analyse et à l’évidence, ces agitateurs dont le poids est non négligeable chez les FAFN sont pour la plupart des Dozos, communauté guerrière du Nord. Pour s’en convaincre de la pertinence du problème, il convient de savoir ce qu’est un Dozo et le poids de la confrérie à laquelle il appartient. De fait qui est Dozo ? En réalité, n’est pas Dozo qui veut, car le Dozo suit un parcourt pendant des années. Il est encadré par un maître Dozo, qui le prend généralement depuis son jeune âge et l’initie progressivement à la discipline et à la connaissance de la société sécrète. Il y fait une étude de la faune et de la flore et l’art de la chasse ainsi que le savoir ésotérique. ‘Le Donso Dê’ ? C’est-à-dire l’apprenti Dozo devient ‘Donso’ (dozo) avant d’être en ‘Donso Karamoko’ ou maître Dozo. Durant ce parcourt, il peut se spécialiser dans divers domaines, notamment la chasse, la protection de la société ou la médecine traditionnelle après la formation générale de base. C’est donc une confrérie bien organisée et hiérarchisée qui reste essentielle à la société africaine. Elle est immense, très puissante, soudée et largement représentée dans la sous région africaine. Chasseurs, les Dozos ont été à l’origine de la création de plusieurs [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique ivoirienne - Communauté : Les blogs républicains
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Jeudi 17 avril 2008

Le 17 avril 2008, auront  lieu à New York (USA) les assises du Conseil de sécurité de l’ONU. 30 chefs d’Etat et 15 chefs de gouvernement des 15 pays membres du Conseil de paix et de sécurité (PSC) de l’Union Africaine sont conviés à la rencontre. Ces assises, visent principalement la collaboration entre l’ONU et l’Union Africaine (UA), c’est-à-dire une coopération adéquate entre les deux organismes dans la résolution des problèmes des pays en crise. L’Afrique du sud, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU a déjà fait des consultations à cet effet. De ces consultations découle la problématique suivante : comment résoudre ou prévenir les conflits en Afrique ? La réponse évidente à cette interrogation est l’intervention de l’UA en synergie et en bonne intelligence avec le Conseil de sécurité de l’ONU et les organisations régionales. A cet effet, M. Thabo M’beki a déjà rencontré plusieurs présidents dont Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire. Mais, au-delà de toutes ces réflexions, le renforcement des relations entre l’ONU et les organisations régionales, en particulier l’Union Africaine, est plus qu’opportun. Il faut organiser une réunion conjointe annuelle entre le Conseil de sécurité de l’ONU et le PSC de l’UA tel que prévu par la décision d’Ethiopie en vue de mettre en œuvre cette volonté urgente. Car, de façon séparée, ni l’ONU ni l’UA ne parviendront à être efficaces sur le terrain, puisque chaque structure y présente des faiblesses réelles. L’Union Africaine qui n’a pas encore achevé sa structuration rencontre aussi bien des problèmes structurels que financiers. La vision de l’UA étant celle d’une Afrique intégrée, prospère et en paix tirée par ses citoyens, doit représenter une force dynamique sur la scène mondiale. Aussi, la Commission Africaine, qui doit être le moteur de l’union et du processus d’intégration ne possède pas encore les capacités nécessaires pour atteindre ses [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique ivoirienne - Communauté : Les blogs républicains
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