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Jeudi 29 mai 2008

Accusé à tort ou à raison et vilipendé par des chefs d’Etats et des populations, Charles Taylor, ancien président de la République du Libéria attend d’être jugé pour crime de guerre, par le tribunal spécial pour Sierra Leone, après son arrestation, alors qu’il était en exil au Nigeria. Sa foi et son charisme, lui confère une notoriété à nulle autre pareil. Qui est donc réellement cet homme dont l’évocation du nom trouble la quiétude de certains hommes politiques et certaines Nations. Charles Taylor est né en 1948. De père Américain et d’une mère Américano-libérienne, il aurait également des origines en Côte d’Ivoire. Ancien président du Libéria de 1997 à 2003, suite à son arrestation, son intérim sera assuré par son vice président Moses Blah. Né au Libéria et après avoir fait des études de base dans ce pays, Taylor va quitter le Libéria à 24 ans pour étudier et travailler aux USA. En 1977, alors diplômé en économie du Bertley collège dans le Massachusetts, il va afficher un intérêt pour la politique. Dès lors, il décide de rejoindre l’Union of Libérian Associations (ULA), dont il en sera plus tard le président national. Cette association reconnue pour son hostilité à William Tolbert alors sans pouvoir, va avoir l’amitié des opposants, parmi eux, un certain Samuel Doe. Lorsque ce dernier arrive par un coup de force au pouvoir, il le nomme conseiller, et homme de main, chargé des services généraux du gouvernement. Très ambitieux, Charles Taylor, préparait et entretenait des groupes armés tapis dans des maquis. Après avoir détourné 900000$, il va fuir aux USA. Là-bas, il sera arrêté et emprisonné. De sa prison, il va prendre contact avec certains grands trafiquants de cocaïne. Avec l’aide de ces derniers, il réussira à s’évader. Mais connaîtra une très mauvaise aventure. Recherché par les narcotrafiquants pour mauvaise gestion d’affaires bancaire, il ne trouvera refuge qu’en Afrique. Une fois sur le [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique africaine - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 27 mai 2008

La Côte d’Ivoire est un pays dont l’économie est basée sur l’agriculture. Du moins, c’est ce que le premier Président de la République avait laissé entendre. En tout cas, le citoyen lambda ivoirien partageait cet avis de Feu Félix Houphouët-Boigny. L’agriculture ivoirienne, dont la locomotive était le  binôme café cacao a connu son apogée, avant de connaître au milieu des années 80, une décadence, avec la baisse des prix, de ces deux produits au plan international. C’est justement cette situation, qui a encouragé les Ivoiriens à privilégier l’hévéaculture à la culture du café et du cacao. Le caoutchouc naturel, dit-on serait plus rentable. Son prix, n’étant pas soumis à des fluctuations comme celui du café et du cacao. A coté de l’agriculture, les ports  d’Abidjan et de San Pedro, au Sud-est du pays apportent beaucoup à l’économie. Ils ont constitué à eux seuls, selon les autorités actuelles du pays, les véritables pourvoyeurs de fonds de l’économie, dès le début de la crise militaro-politique en septembre2002. Mais ce que les chantres de la refondation n’ont pas voulu ressasser les Ivoiriens, ce sont les profits tirés de l’exploration et de l’exploitation du pétrole et du gaz naturel en Cote d’Ivoire. Silence, on mange… ! A l’instar de la nébuleuse qui a été sciemment entretenue autour de la gestion du café et du cacao, celle de l’or noir n’est guère clarifiée aux Ivoiriens. Qui pourtant, ont le droit de savoir que leur pays est un pays pétrolier qui s’ignore ou qui veut se faire ignorer. Ou du moins, que la refondation veut leur cacher. En effet, aucune communication officielle, médiatisée n’est faite sur les recettes tirées de l’exploitation pétrolière et gazière. La vérité, c’est qu’à ce jour, la Cote d’Ivoire produit plus de 100000 barils par jour. Selon Michel Yobouet, coordinateur national de la coalition « publiez ce que vous payez, PCQVP » « à la fin de l’année 2007, on pourra [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Economie - Communauté : Libre expression
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Lundi 26 mai 2008

"Affaire Koné Zakaria" tel pourrait être intitulé le nouveau feuilleton offert aux Ivoiriens depuis quelques jours par nombre de tabloïds locaux et médias nationaux et supra nationaux. Pour comprendre cette autre crise au sein des Forces –Nouvelles (FN) ex-rébellion armé ivoirienne, une analyse rétrospective de la crise qui dure depuis 6ans s’impose. C’est pourquoi, il nous sied d’en dégager les causes, les conséquences et pourquoi pas des exquises de solutions pour garantir le succès du processus de sortie de crise.   Débutée le 19 septembre 2002, la crise militaro politique qui durant plus de 6ans a défiguré la Côté d’Ivoire, contrairement à tout ce qui a été avancé par certains observateurs n’a pas fini de livrer ses secrets. Ne dit-on pas que pour soigner efficacement une maladie, un bon diagnostic est indispensable ? Fort de cette assertion, l’on peut avancer que les différentes convulsions qui ont meublé les multiples tentatives de résolution de la crise, sont le fait d’un mauvais diagnostic. Pour mémoire, au départ de la rébellion, que ce soit le mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) le Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire, le Mouvement Pour la Libération du Grand Ouest ( MPIGO) ou le MJP Mouvement pour la Justice et la paix, l’objectif ou du moins les raisons évoquées étaient convergentes . Rétablir une démocratie vraie. Cela, évidemment passe par chasser du pouvoir Laurent Gbagbo et ses affidés. Six ans après, que constate t-on ? Loin d’être un simple soulèvement de soldats mécontents, les raisons profondes se trouvaient dans un malaise politique profond. Cela a été démontré à travers les multiples accords. De Marcoussis à, Ouaga, en passant par Pretoria, Accra I, Accra II, les discussions ont été menées par les politiques. En occurrence, la branche politique du MPCI, conduite par son Secrétaire Général Guillaume Soro  Kigbafory , le PDCI –RDA, le RDR, le FPI, parti au pouvoir [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique ivoirienne - Communauté : Les blogs républicains
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Jeudi 22 mai 2008

Cité dans les conflits sous-régionaux comme fauteur de troubles, le Libéria est aujourd’hui, un exemple de pays ayant réussi son processus de paix. Comment en  est-on arrivé là ? Quelle est l’origine des crises libériennes ? Pourquoi la guerre civile au Libéria ? Le Libéria, Etat de l’Afrique de l’ouest, à régime autoritaire et composé de plusieurs ethnies, notamment les Gios et les Krhans a connu une histoire contre versée, caractérisée par des crises multiformes. Aujourd’hui, il apparaît comme un pays stable, grâce à l’intervention de la communauté internationale. En effet, devenue une République indépendante en 1847, le Libéria,  grâce au suffrage censitaire a permis aux Américano-libériens de conserver le pouvoir durant des siècles. De fait, comment l’Etat libérien a-t-il été créé ? L’Américan Colonization Society du révérend Robert Finley suggère en 1816 de créer une colonie de Noirs libres en Afrique. C’est ainsi qu’après la tentative d’installation au large de l’actuelle Guinée-Bissau, ladite association va louer une terre au cap Mesurado (actuel Libéria) contre un loyer de 300$. La première année, 33 immigrants se sont installés. 70 ans après, ils sont plus de 22120. En Août 1917, c’est ce nouvel Etat, le Libéria qui a déclaré la guerre à l’Allemagne. En 1931, le Libéria dirigé par les Américao-Libériens imposait le travail forcé aux autochtones pour le compte des multinationales. Sous la pression des Nations Unies, le Libéria va mettre fin au travail forcé en 1936. Pour autant, les citoyens autochtones restent toujours privés de droit de vote. En 1945, avec l’arrivée de Williams Tubman au pouvoir, tous les Libériens vont être libérés. En 1971, Williams Tolbert, vice président du Libéria depuis 1951 prend le pouvoir après la mort de Tubman. La nouvelle politique économique menée par celui-ci, va provoquer une vive opposition entre les Americano-libériens et les autochtones [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique africaine - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 20 mai 2008

L’environnement et le cadre de vie constituent des éléments incontournables du mieux-être. Malheureusement, la pauvreté accrue, le chômage et les crises récurrentes privent certaines populations de ces acquis pour les inscrire  dans une situation d’éternelle souffrance. En Côte d’Ivoire, on peut rencontrer dans toutes les communes et villes des quartiers précaires ou "bidonvilles". A Yopougon, on les appelle les "SICOBOIS" car la plupart des habitations sont en bois. C’est dans ces quartiers que vivent le plus grand nombre de déplacés de guerre et autres personnes en situation d’indigence criarde. Ces habitations coûtent moins chères, donc répondent généralement à la bourse de ces indigents. Cependant, ceux qui y habitent sont en proie à des maladies courantes, en raison de l’insalubrité permanente qui y règne. C’est le lieu de développement des moustiques et toute sorte d’agent vecteur de maladies. Les statiques selon la police, démontrent que ces lieux sont réputés criminogènes, c’est-à-dire, favorable à l’éclosion de la criminalité. Enfin, ces populations sont victimes de déguerpissements ignobles et de façon récurrente sous de fallacieux prétextes. Par exemple, à Abidjan plusieurs habitats précaires ont été détruits sous prétexte qu’ils sont des endroits considérés comme des cache-d’armes. Le problème ici, est de savoir, où habiteront ceux dont les maisons sont détruites, et avec quels moyens ? Au terme de la loi constitutionnelle, la Côte d’Ivoire est un Etat social. Cela implique la conception et la mise en œuvre d’une politique sociale hardie et effective de nature à protéger toutes les couches sociales sans discrimination, surtout en cette période, où les populations sont affaiblies par leurs conditions de pauvreté et de minorité. Le renforcement du développement social et la lutte contre la pauvreté tels que préconisés par la plupart des partis politiques doivent nécessairement [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique africaine - Communauté : Libre expression
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