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Jeudi 26 juin 2008

Proprement battu lors du premier tour de la présidentielle zimbabwéenne du 29 mars dernier, le Président sortant Robert Mugabe, au pouvoir depuis vingt huit ans, refuse de partir. Après avoir tenté vainement de retourner les résultats des urnes en sa faveur, le vieux chef d’Etat se résout finalement à se cramponner au pouvoir. En effet, pour un scrutin tenu le 29 mars 2008, c’est seulement le vendredi 02 mai, soit un mois après, que les résultats définitifs de ce premier tour ont été publiés. Officiellement. Bien qu’à l’avantage de l’opposition, le leader du M.D.C, Morgan Tsvangiraï et son camp dénonceront les 47,9% de suffrages que la Commission électorale leur attribuait, contre 43,2% pour la Zanu PF au pouvoir. Le leader de l’opposition lui, affirmait à qui voulait l’entendre, qu’il restait vainqueur de ce scrutin, avec plus de 50% des voix. Mais, à force de négociations, la Communauté internationale parvient à convaincre Robert Mugabe, et surtout Morgan Tsvangiraï de participer à un second tour, prévu pour le27 juin 2008. Le Président sortant n’attendra pas longtemps pour commencer à s’affirmer ; et de quelle façon ? Celui que tout le monde s’accorde à qualifier de dictateur, va entreprendre la persécution  des opposants. Pour espérer créer la psychose dans les rangs de l’opposition. Des partisans de Tsvangiraï vont être violemment battus et emprisonnés. Les moins chanceux trouveront la mort. Mais le chef de l’Etat zimbabwéen n’en restera pas là. Il met la pression sur l’opposition en interdisant les rassemblements dans le pays. Le chef de file de cette opposition, rentré d’Afrique du sud, sera interpellé puis relâché. Le n°2 de l’opposition, lui est encore détenu et risque la peine de mort. Pis encore, le « vieux dictateur » annonce qu’il est investi d’un pouvoir divin et qu’il ne le quittera pas ; jusqu’à sa mort, même s’il n’a pas le courage de faire cette précision. Devenu [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique africaine - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 24 juin 2008

Dans les crises qui surviennent en Afrique, c’est la France, bien souvent, qui est accusée de mettre le feu. Mais, ces anciennes colonies françaises ne disent rien au hasard. Elles connaissent bien le fonctionnement de la métropole d’antan. Si elles accusent, c’est qu’il y a aussi une part de vérité. Car, Paris, reconnaissons-le, a par le passé, joué flou dans ses relations avec les Africains. Rien qu’à observer la crise post électorale de 1991 en Algérie, l’inertie de la France au Rwanda en 1994, la situation inter ivoirienne en 2002 et le problème tchadien, on se rend à l’évidence, que le pays de Charles de Gaulle n’est pas resté étranger aux réalités vécues par ces Etats. En 1991, alors que le Front islamique du salut (Fis), dirigé par Abassi Madani et Ali Bel Hadj, est bien parti pour gagner les élections, la France de Mitterrand prend peur, et avec lui, les lobbies juifs et chrétiens. Tous craignent la montée fulgurante du Fis, signe d’un islam qui gagne en notoriété. Le pouvoir en place en Algérie bloque les résultats et un cafouillage s’en suit. La main de Paris serait passée par là. Ce beau pays ne se retrouvera plus jusqu’à la fin des années 1990, défiguré par une guerre civile qui a engendré de nombreux morts. Si au Rwanda, la France n’est pas directement liée à la survenue de la crise de 1994, il lui est reproché d’avoir regardé des Rwandais tuer d’autres Rwandais, alors que ses forces militaires présentes sur les lieux, pouvaient éviter ces désagréments aux populations. En Côte d’Ivoire, cette même France a été accusée en septembre 2002 par le pouvoir, de soutenir la rébellion. Parce que selon les autorités ivoiriennes, Paris devait, eu égard aux accords militaires en vigueur entre les deux pays, empêcher la rébellion d’avoir une assise. Mais dans ce lapse de temps, freinée à Tiébissou dans son avancée sur Abidjan, la rébellion qui s’était basée à Bouaké, va de son côté, accuser [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique africaine - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Lundi 23 juin 2008

Les bidonvilles sont des ‘ghetto’ bâtis pêle-mêle sur un terrain accidenté de plusieurs hectares dans des conditions anarchiques. Il tire son origine de la misère des peuples aux catastrophes naturelles et aux guerres. Le mot bidonville qui veut dire ville ‘bidon’ a connu une évolution. C’est une zone urbaine très densément peuplée, caractérisée par un habitat inférieur aux normes et misérable. Par la suite, cette définition a été reprise en insistant sur les conditions de logement sordide, de surpeuplement, de maladie, de pauvreté et de vice. Récemment, elle a mis en place une définition opérationnelle prenant en compte le manque de service de base, l’habitat, le surpeuplement, les conditions de vie malsaines et / ou dangereuses, la précarité des logement, la pauvreté et l’exclusion sociale et la taille normale. Aujourd’hui, le phénomène des bidonvilles prend de plus en plus de l’ampleur. Ainsi, il apparaît légitime de s’interroger sur leur origine, analyser ce qu’on leur reproche, et proposer des solutions en vue de l’atténuer.   L’ampleur du phénomène,    L’autre face de la croissance des villes et l’accroissement de leur population sont la prolifération d’une immense tragédie d’appauvrissement. Si la préservation de l’architecture est relativement importante, l’accès à un logement décent est plus que fondamental. Cependant, une ruée vers les bidonvilles s’impose à certains individus. Les bidonvilles sont des quartiers précaires ou des quartiers ‘pauvres’ dont le taux démographique augmente de façon géométrique, et les chiffres sont impressionnants. Dans presque toutes les grandes villes du monde, il existe un quartier précaire dit « bidonville ». Ces quartiers pauvres qui prolifèrent aux proximités des villes renferment une part importante des statistiques démographiques des zones urbaines. En Ethiopie, au Tchad et en Afghanistan, plus de 95% de la [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : société - Communauté : Les blogs républicains
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Samedi 21 juin 2008

Après la signature de l’accord de Ouagadougou, ils sont nombreux, les Ivoiriens qui avaient juré que la collaboration ou si vous voulez, l’entente retrouvée entre le camp présidentiel et les ex-rebelles des Forces nouvelles n’était pas sincère. Pour la plupart des Ivoiriens, la nomination de Guillaume Soro, chef des insurgés de Bouaké, au poste de Premier ministre, répondait à une seule volonté. Celle qui consistait pour Laurent Gbagbo, à rapprocher auprès de lui, le secrétaire général des Forces nouvelles, pour mieux le « cueillir », comme une mangue mûre. Mais très vite, des voix s’étaient élevées tant du côté du pouvoir en place que chez l’aile molle des Forces nouvelles- avide de pouvoir-, pour dénoncer les ennemis de la paix. Survint alors l’attentat manqué contre l’avion du Premier ministre à l’aéroport de Bouaké le 29 juin 2007. Chacun des Ivoiriens a eu le droit de spéculer sur ceux qui pouvaient en être les auteurs. Mais presque un an après cette sombre parenthèse, ni l’enquête diligentée par les autorités ivoiriennes, ni la commission d’enquête internationale n’a donné le moindre résultat sur la mission à elles confiée. Seulement, dès la survenue de cet attentat, c’est Guillaume Soro, comme choqué par ce malheureux événement, qui avait crié en ces termes : « je sais ceux qui sont derrière ce coup », avait déclaré le Premier ministre devant les responsables des partis politiques, allés lui apporter leur soutien à Bouaké. Laissant les mains libres aux enquêteurs de faire leur travail. Chemin faisant, des propos, provenant de part et d’autre des deux belligérants ont souvent laissé comprendre que l’amour n’était pas profond entre ces vrais faux  tourtereaux. C’est d’abord le président du Fpi, le parti au pouvoir et la première dame, elle-même présidente du groupe parlementaire de ce parti qui ont, les premiers, assené des coups de massue à leurs partenaires des [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique ivoirienne - Communauté : Libre expression
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Jeudi 19 juin 2008

  La stratégie électoraliste de Gbagbo  Ils ne sont pas des Saints. Or, c’est ce qu’ils veulent faire croire. Après huit (8) ans passés à la tête de l’Etat, à créer le lit, voire à instituer la corruption, le chef de l’Etat Laurent Gbagbo et ses affidés jouent les rigoureux à un moment crucial. Celui de l’approche des élections. En effet, la date du 30 novembre 2008, a été décidée pour le premier tour de la présidentielle en Côte d’Ivoire. Conscients que la tâche ne sera pas facile, le Président de la République et les siens multiplient les opérations de charme. Ce que le Front populaire ivoirien (Fpi) n’a pu faire pour les populations en huit ans de pouvoir, Gbagbo le leur promet désormais. En fait, il ne s’agit ni plus ni moins, que d’un tape à l’œil. Car, croyez moi, si le chef de l’Etat devait être réélu, la Côte d’Ivoire retomberait dans les mêmes travers. Ainsi, une fois achevées les campagnes et les promesses mirobolantes, le racket, les achats de diplômes, les primes d’admission aux concours feront de nouveau surface. La preuve, de 1990 à 2000, Gbagbo et son parti avaient promis monts et merveilles aux Ivoiriens s’il était élu. Mais que ne fut leur déception dès l’avènement de la brumeuse refondation à la magistrature suprême. S’en suivent alors le népotisme, la gabegie au sommet de l’Etat, les détournements dans la filière café cacao et des hydrocarbures. Mais plus ; la falsification de diplômes, l’admission aux concours pour les plus offrants. Consacrant ainsi la médiocrité à l’Ecole et dans tous les corps de métiers. Le plus grand forfait est intervenu en août 2006 où des responsables Ivoiriens et pour la plupart, des caciques du Fpi, n’ont pas hésité à acheter la mort pour leurs compatriotes. C’est ce qu’on a appelé le  « Scandale des déchets toxiques ». Des tonnes de produits ont en effet, été déversées en divers points à Abidjan, la capitale économique [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique ivoirienne - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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