Un an jour pour jour, l’anniversaire de « la flamme de la paix a été célébré hier, 30 juillet
2008 à Bouaké, la capitale du centre de la Côte d’Ivoire, aux mains des Forces nouvelles depuis le 19 septembre 2002. Comme l’année dernière, le 30 juillet 2007, les Ivoiriens ont donné hier
encore la preuve de leur attachement à la paix, en effectuant nombreux le déplacement du stade municipal de Bouaké. Avec à leurs côtés deux chefs d’Etats voisins de la Côte d’Ivoire, à savoir
Blaise Compaoré du Burkina Faso, facilitateur dans la crise ivoirienne, et Amadou Toumani Touré du Mali. Mais il fallait compter parmi eux, les leaders de partis politiques ivoiriens dont Henri
Konan Bédié du Pdci et Alassane Ouattara du Rdr, tous deux absents l’année dernière à la célébration de cette fête.
Si l’année dernière, la cérémonie était marquée par l’incinération de plus de 1500 armes de guerre
par le Président Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro, l’événement cette année était plutôt spirituelle. Ainsi, contrairement à ces deux membres de l’Exécutif qui étaient sous les
projecteurs l’année dernière, cette année, ce sont Cheick Boikary Fofana, le président du Conseil supérieur des Imams de Côte d’Ivoire et Monseigneur Siméon Ahouana qui étaient les centres
d’intérêt. Comprenez donc que l’heure était à la spiritualité. Ces deux leaders religieux ont prié pour la consolidation de la paix dans le pays. Le contexte était différent de celui de l’année écoulée. Puisque le pays sortait fraîchement de crise et les signes d’un retour de la paix étaient ostentatoires. D’où l’euphorie,
l’enthousiasme et le bruit qui ont eu cours lors de la cérémonie de 2007. Après quelques avancées connues depuis lors, l’euphorie a fait place à la raison et l’on a compris qu’il est temps
d’aborder spirituellement la question de la paix.
Malgré ces multiples symboles qu’on a connus, il est clair que les Ivoiriens doivent songer à [...]
Lors d’une intervention publique devant les populations de Vavoua- ville du centre ouest du pays-, venues le rencontrer, le chef de l’Etat
Laurent Gbagbo a manifesté son intention de remanier l’actuel gouvernement dirigé par le leader des Forces nouvelles Guillaume Soro avant les élections à venir. Face à cette intention
prétentieuse, obscure et dangereuse en cette période de sortie de crise, tous les Ivoiriens s’interrogent sur l’opportunité et le fondement d’une telle décision.
En quoi le gouvernement actuel constitue t-il un obstacle à la sortie de crise et à la tenue des élections ? Quel gouvernement faut-il pour
aller aux élections, et en vertu de quel pouvoir Gbagbo peut-il imposer un gouvernement homogène au mépris des accords politiques ?
L’actuel gouvernement en place dirigé par le leader des Forces nouvelles Guillaume Soro est issu de l’accord politique de Ouagadougou et des
accords antérieurs. Il résulte des arrangements politiques, donc d’un consensus des différentes parties représentées dans ce gouvernement. Il ne résulte donc pas de la seule volonté de Gbagbo de
mettre en cause ce gouvernement et de le dissoudre, afin de mettre en place un autre, correspondant à ses aspirations. Aussi, aucun moyen constitutionnel n’est suffisant pour lui permettre dans
de telles circonstances, de former un nouveau gouvernement dont la mise en place ressort exclusivement d’arrangements politiques. C’est donc au regard de cet obstacle majeur, qu’il s’est rendu à
Ouagadougou pour convaincre le facilitateur Blaise Compaoré afin de le rendre complice de cette volonté obscure et anti démocratique. Gbagbo a déjà eu l’onction du Premier ministre Soro et celle
des Forces nouvelles. Mais, voyant les obstacles juridiques et politiques, il désire avoir l’onction de Blaise. Ainsi, il pourra agir librement avec son Premier ministre qu’il a, semble t-il,
fini par inféoder.
Mais ce qu’il reproche au [...]
Longtemps contestée, combattue et reléguée au second plan, en raison de ses
techniques empiriques, la médecine traditionnelle connaît une croissance exponentielle ces dernières années. Selon l’OMS, la première réaction de 80% des personnes africaines quand elles tombent
malade est le recours à la médecine Traditionnelle. Cette médecine est moins coûteuse et plus accessible que la médecine moderne dans les traitements de certaines pathologies. Souvent, elle
connaît des succès là où la médecine moderne a montré ses limites. Cette capacité à traiter des maladies souvent incurables lui est reconnue par tous dans tous les pays africains, si bien qu’il
s’impose impérativement à tous les Etats son implication dans la prévention et le traitement des maladies courantes ou difficilement traitables par la médecine moderne. Fort de cet intérêt
majeur, Comment l’intégrer aux efforts de la lutte contre les maladies courantes ou intraitables ?
Avant tout, qu’est ce que la médecine
traditionnelle ?
La médecine traditionnelle se rapporte aux pratiques, méthodes, savoirs et
croyances en matière de santé, impliquant l’usage à des fins médicales de plantes, de parties d’animaux et de minéraux, de thérapies spirituelles, de techniques et d’exercices manuels, séparément
ou en association pour soigner, diagnostiquer et prévenir les maladies ou préserver la santé. De cette définition, il ressort que les appellations sont différentes quand on passe d’une région à
une autre. Ainsi, on parle de médecine « complémentaire » au Canada et de médecine « parallèle » dans certains pays.
Cette médecine, en raison de son efficacité dans le traitement des maladies face
auxquelles la médecine moderne connaît un échec, commence à reprendre surface pour plusieurs raisons. En effet, avec la croissance de certaines maladies dites «incurables » par la médecine
moderne, [...]
Dans une de nos récentes parutions, nous faisions une réflexion sur le mandat d’arrêt émis par le
procureur de la Cour pénale internationale contre le Président soudanais Omar El Béchir, sans considération des conséquences juridiques et des incidences sur le processus de paix, en cours dans
ce pays. C’était en effet, une réaction à chaud de notre part. Mais avec du recul, nous nous sommes intéressés aux aspects juridiques, économiques et aux conséquences politiques de l’acte de Luis
Mario Ocampo.
Dans une requête en effet, celui-ci a adressé au Soudan le lundi 14 juillet dernier, un mandat
d’arrêt contre Omar Hassan El Béchir pour génocide, crime contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour. Devant l’ampleur de la situation au Darfour et l’intérêt de tous de savoir la vérité,
on est en droit de s’interroger.
Que cache la personnalité de Omar El Béchir ?
Les relations diplomatiques et rapports juridiques ne constituent-ils pas des obstacles à cette
action ? La mise en œuvre d’une telle action est-elle opportune au moment où le processus de paix est en cours ?
Le passé historique du Président du Soudan est révélateur de ses ambitions. En effet, Omar El
Béchir est un militaire de carrière qui s’est propulsé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat soutenu par les Islamistes en 1989. En 1993, il s’autoproclame Président de la République et cumule
tous les pouvoirs avant de se faire élire pour la première fois en 1996. Les 19 ans passés à la tête du Soudan, le plus grand pays d’Afrique, ont été respectivement marqués par une guerre, puis
la paix avec le sud chrétien et animiste, mais par des relations tumultueuses avec l’Occident dont la France. Depuis 2003, il est dans un conflit
meurtrier sans précédent, celui du Darfour. Celui-ci est caractérisé par des violences graves dans lesquelles les civiles noires sont la cible des forces soudanaises et des [...]
Le bruit d’un remaniement ministériel avait couru, il y a de cela, environ trois (3) semaines. On avait cru qu’il s’agissait
encore une fois, d’œuvre de lanceurs de cauris ou d’autres charlatans assis au bord de la lagune ébrié, plutôt que d’informations émanant d’individus noyés dans le secret des dieux. Mais depuis
mardi dernier, le chef de l’Etat a crevé l’abcès. Recevant les populations de Vavoua,- ville située au centre ouest du pays-, venues lui dire merci après la visite qu’il y a effectuée le lundi 14
juillet dernier, le Président de la République, Laurent Gbagbo en a profité pour faire le grand déballage. Dès lors, la rumeur s’est muée presque en réalité. Puisque c’est bien lui-même qui dans
un lyrisme qui ne dit pas son nom, a mis au grand jour sa volonté de revoir la composition de l’actuel gouvernement d’union. « Je n’irai pas aux
élections avec ce gouvernement », a déclaré un Laurent Gbagbo des grands jours, prêt à tout dire et à tirer à bout portant sur ses opposants. Pour le n°1 ivoirien, ce gouvernement n’en
est pas un. Il est un groupement hétéroclite de membres des partis politiques du pays. Mais Gbagbo estime que c’est un gouvernement de crise qui devrait travailler à la sortie de crise. Et
pourtant, selon lui, ce n’est pas le cas. A l’en croire, pendant que certains travaillent à sortir le pays de la crise, d’autres le poussent vers le précipice. Le natif de Mama (son village), ne
fait pas allusion à autre chose qu’à la récente crise qui a paralysé le tout Abidjan la semaine dernière. Et l’ancien opposant est sûr et certain que des individus ont agit nuitamment pour tenter
de le déstabiliser à travers ces mouvements de grève. Mais on n’est pas dupe. C’est l’opposition qui est visée par ces propos. En clair donc, le Woody- comme on l’appelle ici en Côte d’Ivoire-,
c'est-à-dire le garçon, le dur à cuir en langue bété de chez lui, pense que l’opposition qui cherche [...]
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