Les 29èmes jeux olympiques, c’était du 8 au 24 août 2008 à Pékin en Chine. Durant seize (16) jours, le monde entier a eu son attention focalisée
sur le pays de Hu Jintao, oubliant pour quelques jours, les graves violations des droits de l’homme dans ce pays, pourtant considéré comme un exemple de développement. Même la Communauté
internationale qui, pour condamner les actes de barbarie commis au Tibet, avaient brandi la menace du boycott, ont apporté leur soutien moral à la Chine et à son gouvernement. Puisque, de Georges
W. Bush des Etats-Unis à Omar Bongo Ondimba du Gabon et Abdel Aziz Boutéflika d’Algérie, en passant par Nicolas Sarkozy de France, Vladimir Poutine, le premier ministre russe, tous étaient
présents à l’ouverture des jeux. 80 chefs d’Etat et de gouvernement en tout. Une cérémonie d’ouverture extraordinaire, puis une clôture fabuleuse. Mais si elles l’ont été ainsi, c’est parce que
les moyens financiers ont précédé. Sept (7) ans durant, la Chine a préparé cet événement. Qu’elle voulait grandiose, attrayante, prestigieuse, pour sauvegarder son image de pays qui compte, et sa
réputation de pays travailleur et révolutionnaire, technologiquement s’entend. Ainsi, la Chine a permis au monde entier de la juger, à travers ses réalisations. Les infrastructures sanitaires,
hôtelières, routières, sportives… ont été réalisées avec tout le sérieux possible. Pour permettre le bon déroulement de ces jeux olympiques. On imagine donc que l’Etat chinois a sorti le grand
jeu, pour pouvoir satisfaire tous ces besoins. 44 milliards de dollars américains, soit environ 24 200 milliards de francs CFA (monnaie d’un certain
nombre de pays d’Afrique occidentale et centrale française). Une colossale somme pour des jeux ; alors que la santé, la sécurité alimentaire des peuples démunis, attendent encore des
solutions.
[...]
La guerre en Afghanistan n’est pas un fait actuel. Ce pays a une histoire faite de crises et de conflits. Il a connu de multiples
occupations durant les siècles qui se sont succédés. Mais son histoire, ces dernières années, est marquée par de nombreux coups d’Etat dans les années 1970, mais aussi par l’occupation soviétique
dans les années 1980, et surtout par une guerre civile qui a pris fin avec la prise du pouvoir des Talibans en 1996.
Situé entre l’Asie centrale et le sous continent indien, l’Afghanistan a été le théâtre d’âpres et fréquentes batailles entre les
puissants voisins, qui avaient pour intention, d’étendre leur zone d’influence. Entre la Russie et la Grande-Bretagne au 19ème siècle, mais aussi et surtout, entre l’URSS et les USA,
du temps de la guerre froide.
Partons plutôt de l’occupation russe. Plongé dans des crises à répétition, l’Afghanistan connaît le 28 décembre 1979, un autre
coup d’Etat, soutenu par l’URSS. Brejnev, le dirigeant soviétique à cette époque là, ordonna d’envahir le pays avec 80 000 soldats, prétextant de sauver la révolution communiste afghane, et
installe Babrack Karmal au pouvoir. Mais, c’est en janvier 1980 que les troupes soviétiques envahissent la majeure partie du pays, combattant ainsi la rébellion anti-communiste. Des musulmans de
nombreux pays, le Saoudien Oussama Ben Laden en premier, rejoignent l’Afghanistan pour une bataille contre l’URSS, aidés en cela par la CIA (services secrets américains), qui leur apporta un
soutien matériel et financier.
Non content des résultats de Karmal, l’URSS lui préféra le chef de la police secrète afghane, Dr Mohamed Najibullah. Et malgré les
accords de Genève du 15 avril 1988 entre le gouvernement de [...]
Né le 20 août 1942 à Covington, dans le Tennessee aux Etats-Unis, le multi dimensionnel artiste américain, IsaacHayes est décédé le
dimanche10 août 2008 à Memphis, toujours dans le Tennessee. Chanteur et auteur-compositeur de soul, le musicien américain a tiré sa révérence à 65 ans, après service rendu à son pays et au monde.
Isaac Hayes a été l’un des grands noms de la musique noire américaine, si bien que son titre phare « Theme From Shaft », avait été couronné aux Grammy Awards et aux Oscars. En fait, pour être multi
dimensionnel, Isaac Hayes l’était. En plus d’être chanteur et auteur-compositeur, il était acteur de cinéma, animateur d’émissions de radio à New York, de 1996 à 2002, puis à Memphis. Il a appris
le piano et le saxophone comme autodidacte. C’est justement en tant que pianiste qu’il a joué pour Otis Redding, un autre grand nom de la musique black américaine. Comme musicien et arrangeur,
Hayes a soutenu Alicia Keys sur son premier album. Avec son album « Black Moses », il va décrocher en 1972, un autre Grammy. Mais c’est son album « Hot Buttered Soul » qui lui donna en 1969 une
image de star. Pendant sa carrière d’artiste, l’homme a composé les musiques des films auxquels il a souvent participé comme acteur. Justement, il a joué dans une quarantaine de films, dont « Les
Durs » de Duccio Tessari en 1974. Un film qui traduisait bien sa personnalité. Puisque Isaac Hayes était effectivement « Un Dur », un dur à cuir même. Le crâne rasé, chaînes en or et lunettes
noires, Isaac Hayes était ce qu’on appelle ici chez nous en Côte d’Ivoire, « un bandit », au sens figuré du terme s’entend. En d’autres termes, il n’a peur de rien. Le crâne toujours rasé, sans
aucun cheveu sur la tête, ce vrai Négro donnait vraiment l’allure d’un crâne brûlé. Des informations concernant ce look particulier, laissaient entendre qu’il avait à son service 35 coiffeurs.
Celui là même qui a été élevé par ses grands parents après le décès de ses parents [...]
Le 30 novembre 2008 : illusion ou réalité ? Déjà reportée à deux reprises après la signature de l’accord de Ouagadougou le 4 mars
2007, la présidentielle ivoirienne, annoncée à grands renforts de publicité pour le 30 novembre 2008 aura-t-elle réellement lieu à la date indiquée ? Répondre par la négative ne serait pas
faire forcément fausse route. Au regard des retards accusés dans la mise en œuvre des différents programmes du processus global et spécifiquement du processus électoral. Voyons. Après la
signature de l’accord complémentaire de Ouagadougou le 28 novembre 2007, c’est le 30 juin 2008 qui avait été retenue pour la présidentielle en Côte d’Ivoire. Mais la volonté politique n’ayant pas
suivi, il va sans dire que cette date ne pouvait pas être tenue. Si bien que l’ayant compris, un conseil des ministres extraordinaire sur la question des élections, annonçait le 14 avril, le
report de cette présidentielle au 30 novembre 2008. Mais là aussi, nous voilà à trois mois de ces échéances. Or, de nombreuses conditions ne sont pas encore remplies pour la tenue de cette
élection. Le désarmement des ex-rebelles n’est pas encore terminé. Le démantèlement des milices pro-Gbagbo n’est pas à l’ordre du jour. Ces deux questions concernent l’aspect sécuritaire. Pour ce
qui est de l’aspect organisationnel de ces élections, rien de concret n’est fait sur le terrain. De quoi agrandir le pessimisme qui habitait chacun des Ivoiriens depuis le début de ces nombreux
reports. Et pourtant, l’accord de Ouagadougou avait donné beaucoup d’espoir, dans la mesure où les retrouvailles entre le camp présidentiel ivoirien et les ex-rebelles des Forces nouvelles, les
deux anciens belligérants, étaient considérés par nombre d’observateurs, comme la célébration de la paix des braves. Désormais, ceux qui s’étaient tirés là-dessus à coups de [...]
C’est un leurre. Les Etats-Unis entraînent leurs alliés occidentaux dans une crise qui n’en est pas une en réalité. Il semble que la lutte
contre le terrorisme n’est qu’un prétexte pour les Américains en vue de donner forme à leurs intentions inavouées. La guerre contre les talibans en Afghanistan –qui vient de faire 10 morts dans
les rangs des soldats français-, la traque aux militants de Al qaïda et à son chef Oussama Ben Laden sont en effet, des stratégies pour détourner Français, Britanniques, Canadiens…, de la
réalité. Celle qui consiste à tirer seul, profit de ce combat qui n’est autre que la volonté d’une mainmise américaine sur le pétrole du monde. Nous le disions récemment dans un de nos articles,
les Etats-Unis n’ont d’yeux que pour l’or noir du monde, où qu’il se trouve. Et ils entendent le conquérir par tous les moyens. Mais pour réussir leur coup, les Américains implantent des bases
militaires dans les régions convoitées pour maîtriser les flux pétroliers. Et comme il n’est souvent pas facile d’être acceptés dans des régions hostiles, les USA créent des problèmes et les
attise. Ils mettent alors tout en œuvre pour qu’ils ne soient pas résolus de sitôt. Ainsi fait, ils procèdent par des chantages sur
les pouvoirs en place, des pouvoirs sclérosants, pour avoir la mainmise sur le pétrole de la région. Ce fut le cas au Kosovo où les Américains, promettant un Kosovo multiethnique et pacifié, ont
plutôt armé l’UCK à qui ils ont confié la mission de déstabiliser la région. C’est d’ailleurs grâce à ce problème que les Etats-Unis parvinrent à installer leur plus grande base militaire créée à
l’étranger depuis la guerre du Vietnam. La réalité, c’est que Washington ne veut pas de solution à ces [...]
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