Le monde entier est confronté au spectre des grandes famines, alors même qu’il traverse une crise financière dangereuse : la crise
alimentaire. Elle constitue donc une sérieuse menace pour l’humanité toute entière, et pour les pays africains en particulier.
Tous les pays du monde, et particulièrement les pays pauvres subissent de plein fouet les conséquences de celle-ci. Selon le Fonds alimentaire
mondial (FAO), en 2007, la crise alimentaire a entraîné plus de 50 millions d’affamés de plus par rapport au nombre existant. Et l’Afrique, couvrant 10 à 13% de la population mondiale, possède
une proportion considérable dans ce taux exprimé. Cette crise alimentaire multiforme, a mis à mal plus de 30 pays, en raison des violentes manifestations liées à cette grimpée vertigineuse des
prix des denrées de base. Cette hausse des prix pénalise gravement non seulement les consommateurs pauvres, mais aussi les pays du Nord, puisqu’ils consacrent une part plus importante de leur
budget à l’alimentation de leur population qui s’accroît exponentiellement. La crise dans les pays pauvres, incite aux migrations massives vers les pays riches.
L’envolée des prix des denrées alimentaires a déjà provoqué des tensions sociales dans plusieurs pays en développement, et en ce sens, ont
conduit à l’éviction de certains gouvernements, en fragilisant des Etats, et en instaurant une situation d’instabilité permanente. Le Haïtien Jacques Eduard Alexis a connu son éviction dans les
troubles ayant entraîné plusieurs morts dans son pays. Et la carte des émeutes de la faim s’étend chaque jour. Cette crise menace non seulement la cohésion sociale interne, mais aussi celle de la
Communauté internationale. Sans mesures d’urgence et de fonds, le monde assistera à des émeutes de plus en plus violentes, à des mouvements migratoires de plus en plus meurtriers, et à une
instabilité politique croissante des Etats et des sociétés. Il est donc [...]
Derniers Commentaires