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Mardi 30 septembre 2008

Les mutilations génitales féminines (MGF) ou excision clitoridienne consistent en l’ablation de la partie externe prépondérante du clitoris et son capuchon ; elle peut être parfois accompagnée de l’ablation des petites lèvres et de la suture des grandes lèvres. Ce phénomène a une grande étendue géographique. On le rencontre dans de nombreux pays du monde, mais elle est plus courante en Afrique sub-saharienne, au Proche Orient et en Asie du Sud-Est. Dans ces pays, la proportion de femmes concernées par les MGF est variable et comprise entre 1,4% et 96% de la population féminine en 2000. En Afrique, on estime entre 100 et 150 millions de femmes excisées jusqu’aujourd’hui. Chaque année, selon une enquête de l’IND, 2 millions de fillettes sont en attente d’excision. En France, le nombre de femmes excisées est estimé à 50 000. En Côte d’Ivoire, plus de 45% des femmes ont subi l’excision, selon une source d’organisations féminines. On le voit, malgré l’existence des lois de suppression, l’excision demeure et évolue dans des proportions alarmantes. Fort de ce constat, l’on est en droit de s’interroger sur l’origine et la motivation de cette pratique absurde et criminelle. L’excision est une pratique animiste ou pharaonique, c’est-à-dire avant l’arrivée des grandes religions monothéistes dans les contrées. Elle tire son origine de la tradition des peuples. En effet, elle est un rite de passage d’une situation à une autre, et de renaissance de la petite fille dans la société ou la communauté. Les raisons qui prévalent à son maintien et à sa préservation sont nombreuses mais délicates. Elles comprennent des arguments tangibles et des préjugés. D’abord, selon la conception des conservateurs de cette pratique, le clitoris est considéré comme une imperfection de la création divine. L’homme ou l’être humain doit avoir qu’un seul sexe : le sexe masculin ou le sexe féminin. Or le clitoris qui apparente au [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : société - Communauté : Libre expression
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Lundi 29 septembre 2008

De plus en plus, des acteurs politiques et non des moindres, semblent trouver refuge dans les casernes de Dieu. Au-delà des locataires habituels, les casernes s’apprêtent désormais à abriter les « dieux politiques » de la terre, des humains, à ne pas confondre avec « l’être suprême, créateur du ciel et de la terre, de toutes choses et sauveur du monde ». En effet, Dieu, au-delà de son ascension religieuse, est devenu, pour certains adeptes avides de sensations fortes ou de popularité, l’incarnation, voire la source d’inspiration politique. De façon prosaïque, on utilise le nom de Dieu pour exercer une domination sur les peuples. Au nom de quel Dieu ? Cela ne renferme-t-il pas des conséquences ? Qu’est-ce qui pousse nos chefs d’Etats africains à s’arroger des pouvoirs ou des missions divines ? Certains acteurs politiques s’arrogent un pouvoir  « divin » aux fins de maquiller leurs incompétences et forfaits, toutes choses qui visent à tromper le peuple et faire souffrir davantage dans une patience interminable. L’accaparement des hommes politiques africains à travers la vague de mouvements pentecôtistes et islamiques qui déferlent sur  le continent, constitue une préoccupation majeure dans la recherche de l’instabilité des Etats africains. Alors que la constitution, la loi fondamentale des pays africains consacrent la laïcité comme un caractère intangible de l’Etat, une telle pratique augure non seulement de la situation peu reluisante des droits de l’homme, de la démocratie et du développement en Afrique, mais illustre comment les chefs d’Etat transforment les Etats en religions. La Côte d’Ivoire, pays pauvre à l’instar de nombreux pays africains, est devenue depuis l’avènement du multipartisme, une terre promise et fertile à l’expression des religions. Pour la plupart des adeptes de ces mouvements, Dieu aime la Côte d’Ivoire, il aime les Ivoiriens ; raison [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : société - Communauté : Libre expression
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Samedi 27 septembre 2008

    Il s’était empressé le vendredi 12 septembre dernier, d’annoncer la présidentielle pour le 30 novembre 2008, comme initialement prévu, ou pour le 15 décembre 2008 si de petites difficultés se dressaient sur le chemin de l’organisation de l’élection. Il, c’est Laurent Gbagbo, ci devant président de la Côte d’Ivoire. Poursuivant ce jour là, le chef de l’Etat ivoirien avait souhaité devant les cadres de l’ouest montagneux, que 2009 ne trouve pas son pays, sans un président élu. Mais paradoxe des paradoxes. Le mercredi 24 septembre dernier, recevant encore une fois des populations du pays profond, Gbagbo a tenu un discours qui a donné le tournis à ceux qui l’ont écouté parler. Lui, si prompt depuis des mois à appeler les candidats des différents partis en particulier, et les Ivoiriens en général, à aller aux élections, le n°1 ivoirien a adopté mercredi dernier, une attitude suspecte, lorsqu’il a banalisé les élections en des termes très clairs. « … Si on les fait aujourd’hui, si on les fait demain ou après demain, ça fait quoi ? S’il n’y a pas d’élection le 30 novembre, ça fait quoi ? », a interrogé le premier des Ivoiriens. Pour lui, la Côte d’Ivoire est comme ce malade qui a recouvré la santé et dont les parents, au lieu de se préoccuper de cette guérison, se disputent sur le jour de sa sortie de l’hôpital. Invitant les Ivoiriens à ne pas faire de fixation autour du 30 novembre 2008, l’époux de Simone (c’est son épouse) demande à ses compatriotes d’écouter la Commission électorale indépendante (CEI), qu’il avait pourtant ignorée le vendredi 12 septembre dernier, lorsqu’il fixait de lui-même, la date du 30 novembre et celle du 15 décembre 2008. A bien comprendre Laurent Gbagbo, oui, il faut aller aux élections, certes ; mais ce n’est pas le plus important à ses yeux. « Réjouissons-nous de la guérison collective de la Côte d’Ivoire, et rendons grâce à Dieu. [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique ivoirienne - Communauté : Libre expression
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Vendredi 26 septembre 2008

      La mort, au-delà de la fatalité est une occasion de manifestations multiformes en Afrique. Dans plusieurs régions africaines, la mort est le quotidien des populations, en raison de la pauvreté, de l’inaccessibilité des centres de soins et des médicaments, de conflits et surtout du développement de la sorcellerie. Devant l’accroissement alarmant du taux de mortalité, l’africain s’est trouvé un réconfort psychologique en créant une relation de familiarité avec la mort. Les Africains associent la vie à la mort et définissent plusieurs activités autour du mort. Pour eux, il existe une vie après la mort, c’est-à-dire dans l’au-delà. Ainsi, ils se préoccupent de la façon permanente des funérailles, et des différents échanges post funérailles entre les survivants et les morts ; la mort est plus importante que la maladie, c’est-à-dire la cause de la mort. De cette évidence, la mort ne constitue-t-elle pas un poids psychologique, social et économique des familles éprouvées en raison de l’organisation des funérailles et des différents rites afférents ? Quelles sont les incidences sur les proches et sur la société toute entière ? Au-delà, n’est-ce pas le lieu privilégié des rituels et pratiques funéraires qui sont souvent des occasions pour les familles ou groupes, d’exprimer des comportements souvent répréhensibles ? Dans la plupart des sociétés africaines, on valorise le mort. Alors qu’on a été absent lors de sa maladie, les funérailles constituent l’occasion pour la famille éprouvée de préparer un voyage digne dans l’autre monde à leur fils ou fille. Cela mobilise beaucoup de moyens à la fois économique et financiers, matériels et humains excèdent la prise en charge de la maladie. Les dépenses occasionnées sont excessives. Elles sont à la charge de la famille éprouvée, mais il existe un mécanisme de prise en charge communautaire des funérailles, [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : société - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 25 septembre 2008

Le Front populaire ivoirien (FPI) et le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), respectivement au pouvoir en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, ont jugé nécessaire de conclure un accord de coopération, le mercredi 17 septembre dernier à Ouagadougou, capitale du Faso. Selon le texte de l’accord signé au siège du CDP par son président Roch Marc Christian Kaboré et Pascal Affi N’guessan, son homologue du Fpi, les deux partis entendent procéder à « des concertations et entreprendre des échanges d’information, d’expériences et de formations sur des sujets d’ordre national ou international en vue d’harmoniser régulièrement leurs positions ». Il est vrai que la coopération ou une quelconque collaboration entre deux entités est toujours la bienvenue. A fortiori entre deux partis au pouvoir dans deux pays voisins, plus que ça, deux pays frères- liés par l’histoire, la géographie, la sociologie et l’économie- qui se sont regardés pendant près de sept ans en chiens de faïence.  Pourtant, l’amitié entre ces deux pays était à l’image de celle entre le président Blaise Compaoré et l’opposant ivoirien Laurent Gbagbo. Mais une fois l’Ivoirien arrivé au pouvoir en octobre 2000, que les relations se détériorent entre les deux hommes et entre leurs deux pays. Gbagbo, accusant Compaoré de vouloir déstabiliser son pouvoir, quand celui-ci reprochait au n°1 ivoirien de maltraiter les ressortissants de son pays et d’organiser une chasse aux sorcières contre ces mêmes ressortissants burkinabé. Pour Laurent, le Faso était le repaire des opposants à son régime. Mais pour Blaise, en Côte d’Ivoire, le Fpi au pouvoir avait fait du Burkinabé, un paria qu’il fallait brimer et chasser de sa belle Côte d’Ivoire, trop enviée, et donc assaillie de toute part par les voisins, et surtout par ceux de l’ancienne Haute-Volta. Se défendant, Blaise estimait que son pays était ouvert à tous ceux qui avaient des problèmes avec [...]
Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique ivoirienne - Communauté : Libre expression
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