Samedi dernier, les sérieux prétendants au fauteuil présidentiel en Côte d’Ivoire étaient sur le front politique. Le Parti démocratique de Côte
d’Ivoire (Pdci) de Henri Konan Bédié était à Bouaké où, après une tournée d’une semaine dans le centre-nord du pays, a tenu son meeting de clôture devant près de 30 000 supporters qui
avaient pris d’assaut le stade municipal de Bouaké. Dans la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro, le Front populaire ivoirien (Fpi), parti au pouvoir, tenait sa convention. A l’issue de
laquelle, cette formation politique a choisi le chef de l’Etat Laurent Gbagbo, comme son candidat à la prochaine présidentielle. Le Rassemblement des Républicains (Rdr), d’Alassane Dramane
Ouattara, même s’il n’a pas fait comme les autres, organisant une cérémonie grandiose, est depuis des mois sur le terrain. C’est justement dans un de ces périples que la Secrétaire générale de ce
parti, Henriette Dagri Diabaté, avait frôlé le pire il y a trois semaines, dans le pays akyé, non loin d’Abidjan. Dans le sud-ouest du pays, à environ 380 kilomètres d’Abidjan, la seconde ville
portuaire, San Pedro, accueillait l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (Udpci) qui tenait sa rentrée politique au stade Auguste Denise de la ville. Devant environ 25 000
personnes, le parti arc-en-ciel a travaillé à sa cohésion, mais aussi à la conquête du pouvoir, à l’approche de la présidentielle ivoirienne. Un scrutin, dont la tenue à la date du 30 novembre
2008 suscite encore des interrogations, voire des inquiétudes chez nombre d’Ivoiriens. Même si le président de la Commission électorale indépendante (Cei), Robert Beugré Mambé tente de défendre
l’indéfendable, en affirmant que la présidentielle aura bel et bien lieu le 30 novembre. Toujours est-il que ces élections, si elles n’ont pas lieu à la date indiquée, auront lieu un jour. Cela
est une conviction. Maintenant, les partis politiques, ne voulant pas [...]
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