Dimanche 10 mai 2009
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Il est de plus en plus question ces temps-ci, de plaintes contre trois Chefs d’Etat africains, à savoir le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le Congolais Denis Sassou Nguesso et l’Equato-guinéen Teodoro
Obiang Nguema. Il leur est reproché l’acquisition de biens immobiliers en France et donc d’avoir détourné de l’argent public de leurs pays respectifs pour mettre en œuvre ces réalisations. Des
plaintes qui ont certainement été déposées par des ressortissants de ces pays, à des fins pénales, auprès d’organisations non gouvernementales (ONG) basées en France.
Aux dernières nouvelles, la doyenne des juges d’instruction parisiens, Fabienne Desset, a jugé recevable la plainte déposée par Transparency international.
Mais à la vérité, l’attitude de ceux qui sont à la base de ces mouvements, ressemble fort bien à un acharnement presqu’inutile. Car, ce n’est pas maintenant que cette affaire de biens immobiliers
en France a débuté. C’était le Président gabonais qui était dans la ligne de mire des oppresseurs, seul. Mais depuis, on lui a adjoint son ex-beau père, le Président congolais Denis Sassou Nguesso,
et celui de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Pourquoi maintenant, alors que depuis des vingtaines d’années, les Chefs d’Etat africains font de grandes réalisations en Europe ?
Pourquoi ces trois Présidents ? Si ceux qui en ont l’initiative se sentent de vrais Africains prêts à lutter pour le bonheur de leurs frères Africains, pourquoi n’ont-ils pas fait autant au
temps de Houphouët-Boigny de Côte d’Ivoire, Mobutu Séssé Seko du Zaïre, Gnassingbé Eyadema du Togo, Lansana Conté de la Guinée Conakry, Henri Konan Bédié de Côte d’Ivoire, et même actuellement pour
Paul Biya du Cameroun, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire, Faure Gnassingbé du Togo, etc ?
En Afrique, on ne regarde pas dans la bouche des Présidents. Ils sont comme le dit le langage populaire, des grilleurs d’arachides. Et le grilleur d’arachides, on ne regarde pas dans sa bouche.
Car, forcément, il y jettera des grains. Si c’est le cas, pourquoi s’en prendre à trois Chefs d’Etat uniquement. Ils sont presque tous pareils, dit-on.
Pourquoi s’accrocher alors, au Gabonais, au Congolais et à l’Equato-guinéen ?
A dire vrai, c’est le pétrole gabonais et congolais qui rend jaloux certains, au point de vouloir mener la vie dure aux deux vieux Présidents. De plus les produits pétroliers et les mines
équato-guinéens, sont pour beaucoup dans ces attitudes rocambolesques de ces individus tapis dans l’ombre.
Qu’on nous dise réellement qui est à la base de telles plaintes. Sont-ce des Africains, originaires de ces pays, qui sont à la base de ces tentatives de procès, ou l’organisation Transparency
international qui prend sur elle l’initiative de traduire ces Chefs d’Etat devant les juridictions françaises ?
Si ce sont des Africains, ils doivent revoir leurs copies. Nous ne sommes pas pour la gabegie au sommet de l’Etat. Mais, ce n’est pas cette solution qui va arranger les choses dans nos pays
africains. Il faut nous-mêmes militer pour le changement au niveau de nos gouvernants, mais également au niveau des mentalités. C’est seulement le changement dont il est question là, qui
bouleversera la donne.
Si c’est Transparency international qui s’est auto-saisie dans cette affaire, il lui faut laisser pour une fois, les Africains retirer la gangrène de leur corps. Pourquoi c’est à eux de toujours
prendre ce genre d’initiative à notre place ? C’est pourtant l’Occident qui favorise une telle attitude de prédateurs chez nos gouvernants africains. L’Europe demande des avantages et en
contrepartie, accepte de protéger leur pouvoir d’un éventuel coup d’Etat militaire en interne. En Côte d’Ivoire, on vous dit, « cédez nous les contrats d’eau et d’électricité, et on se fera
fort d’empêcher la rébellion armée de vous arracher le pouvoir ». Au Tchad, on vous dit, « si vous êtes prêts à nous confier l’extraction des gisements de pétrole que vous venez de
découvrir, on vous éloigne la rébellion qui vous menace à partir du Soudan voisin ». Pour finir, quand on a tout cédé, on se croit libre de faire ce qu’on veut à la tête de son pays, sans
s’exposer à une quelconque critique de l’Extérieur. On peut dilapider les fonds de l’Etat comme on veut, on peut tuer des manifestants aux mains nues sans s’attirer d’ennuis. Et après, des ONG
viennent jouer les justiciers. Il y a plutôt à s’en prendre aux colons qui font le beau et le mauvais temps.
Et l’immunité présidentielle des Chefs d’Etat en exercice, qu’en font-ils ?
Le mal est à la racine. Il faut le combattre à la racine, en changeant les mentalités et les vieux pouvoirs corrompus. Le reste n’étant que de la comédie.
Je suis pas un pro de toutes ces questions, mais une seule question pour moi :
Pourquoi , ces président n'investissent pas leurs fortunes dans leurs pays mais à l'étranger, et dans ce cas là en France ?
Une bonne journée !!!