Présentation

Recherche

Texte Libre

Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 17:11

 

 

Bien qu’introduits par les textes de loi depuis 1994, les médicaments génériques connaissent un faible taux de prescription par les médecins et prescripteurs. La part des génériques dans les prescriptions en Côte d’Ivoire  est de 20 % à la Mugefci en 2008. En 1998, le pays était au même niveau que la France a peu près autour de 16 %. Avec les derniers chiffres en 2008, la France est à 85 %. Aujourd’hui, avec la paupérisation grandissante, la mutuelle générale des fonctionnaires et agents de l’Etat (Mugefci) a décidé de promouvoir ces médicaments dont les particularités sont d’être des copies conformes de l’original et 20 à 50 fois mois chers et accessible à tous.  « Le médicament générique est une copie conforme du médicament original. Cette copie est légale. Lorsqu’un laboratoire découvre un médicament pendant vingt ans, il va avoir le brevet qui lui donne l’exclusivité de fabrication et de commercialisation du
médicament. Au bout de cette période légale d’exclusivité, le brevet tombe dans le domaine public. Tous ceux qui savent fabriquer le médicament peuvent prendre la formule  et en fabriquer », explique le professeur Henri Die Kakou, conseil médical de la Mugefci. « Pour les prescripteurs, c’est un enjeu de connaissance des médicaments génériques. Puisque certains d’entre eux ne connaissent pas tous les médicaments génériques. Le deuxième enjeux est pour les mutualistes, à qui  il est permis d’avoir des médicaments aussi efficaces mais moins chers, comparativement à ce qui leur est prescrit, aujourd’hui », indique le spécialiste.
La Mugefci, à cet effet, a mis à la disposition des pharmaciens et prescripteurs, un guide des médicaments génériques. Un document qui récapitule la liste d’un millier de médicaments dont les prix sont à la portée des populations à faibles revenus.  « Ce guide est un outil de gestion révolutionnaire, un document historique qui vient combler un vide. Avec le contexte de paupérisation généralisée des populations, ce guide vient à point nommé », explique le Président du conseil d’administration de la Mugefci, Joseph Hollande N’da. Pour permettre une meilleure accessibilité et connaissance, depuis des mois, des séances d’explication sont organisées après des pharmaciens et autres prescripteurs. Afin de dissiper toute inquiétude. Pour des pharmaciens, l’avenir des pharmacies est menacé du fait de la paupérisation des populations qui  préfèrent les « médicaments de rue ». D’où, la nécessité de s’engager dans la voie des médicaments moins chers. Ainsi, avec les médicaments génériques qui ont des prix bas, les populations, pensent-ils, retourneront dans les pharmacies. Les médicaments génériques pour la plupart, sont fabriqués dans les pays dit émergeants, Chine, Inde, et certains pays arabes etc., où les coûts de production sont plus faibles. A en croire les spécialistes, 80 % des médicaments autorisés chaque année en Côte d’Ivoire sont des médicaments génériques. 90 % des médicaments dans les formations sanitaires, dans les CHR et hôpitaux publics, dans les pharmacies de santé publique (Psp) seraient aussi des médicaments génériques. Le gouvernement de Côte d’Ivoire a pris la politique des médicaments génériques depuis 1994, après la dévaluation du Fcfa. Mais il n’a pas eu une véritable promotion parce qu’il manquait ce document. La Mugefci n’a fait que combler un vide qui aurait dû être fait par le gouvernement. La mutuelle compte 288 000 adhérents cotisants, dont 60 000 retraités. Et plus de 600 000 bénéficiaires, c'est-à-dire les ayant droits. 
 

 


Les prix des médicaments évoluent de façons vertigineuses, en déphasage avec le niveau de vie des populations, contraintes de se rabattre sur les médicaments de rue. Au risque de leur vie. Toute chose à laquelle veut désormais remédier la Mutuelle générale des fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire (Mugefci) à travers la politique de promotion des médicaments génériques.
Par Denis-Zodo - Publié dans : culture - Communauté : BLOGS, en parler ...
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil

Commentaires

il faut tout remettre à plat , et creer une nouvelle structure.
Commentaire n°1 posté par ravio le 09/06/2009 à 21h02
MERCI DE VOTRE VISITE
Réponse de Denis-Zodo le 09/06/2009 à 22h33
que l'état prenne sa responsabilité , de permettre aux mutualistes de creer leur propre mutuelle.
Commentaire n°2 posté par zita zemblé le 09/06/2009 à 20h59
MERCI DEVOTRE VISITE
Réponse de Denis-Zodo le 09/06/2009 à 22h34
le drame de la mutuelle, elle a situation recurrente. depuis sa création, elle a toujours vécu , dans la crise de gestion.
Commentaire n°3 posté par benjamin kodou le 09/06/2009 à 20h55
ABSOLUMENT D'ACCORD AVEC VOUS? IL FAUT REVOIR LE SYSTèME DE LA MUTUELLE. MERCI
Réponse de Denis-Zodo le 09/06/2009 à 22h38
un peu plus de vigueur au niveau des fournisseurs , c'est à les pharmacies et les medecins, c'est entre ces deux qu'il y a di vol
Commentaire n°4 posté par nestor aby le 09/06/2009 à 19h53
MERCI
Réponse de Denis-Zodo le 09/06/2009 à 22h40
la mauvise gestion de la mutuelle des fonctionnaires, pose un problème réel de la gestion de cette structure. il faut mettre de l'ordre.
Commentaire n°5 posté par marcelle le 09/06/2009 à 19h42
UNE VRAIE GESTION DE CET OUTIL POUR LES TRAVILLEURS
Réponse de Denis-Zodo le 09/06/2009 à 22h42

Profil

Images Aléatoires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Calendrier

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés