Bien qu’introduits par les textes de loi depuis 1994, les médicaments génériques connaissent un faible taux de
prescription par les médecins et prescripteurs. La part des génériques dans les prescriptions en Côte d’Ivoire est de 20 % à la Mugefci en 2008. En 1998, le pays était au même niveau que la
France a peu près autour de 16 %. Avec les derniers chiffres en 2008, la France est à 85 %. Aujourd’hui, avec la paupérisation grandissante, la mutuelle générale des fonctionnaires et agents de
l’Etat (Mugefci) a décidé de promouvoir ces médicaments dont les particularités sont d’être des copies conformes de l’original et 20 à 50 fois mois chers et accessible à tous. « Le
médicament générique est une copie conforme du médicament original. Cette copie est légale. Lorsqu’un laboratoire découvre un médicament pendant vingt ans, il va avoir le brevet qui lui donne
l’exclusivité de fabrication et de commercialisation du
médicament. Au bout de cette période légale d’exclusivité, le brevet tombe dans le domaine public. Tous ceux qui savent fabriquer le médicament peuvent prendre la formule et en fabriquer »,
explique le professeur Henri Die Kakou, conseil médical de la Mugefci. « Pour les prescripteurs, c’est un enjeu de connaissance des médicaments génériques. Puisque certains d’entre eux ne
connaissent pas tous les médicaments génériques. Le deuxième enjeux est pour les mutualistes, à qui il est permis d’avoir des médicaments aussi efficaces mais moins chers, comparativement à
ce qui leur est prescrit, aujourd’hui », indique le spécialiste.
La Mugefci, à cet effet, a mis à la disposition des pharmaciens et prescripteurs, un guide des médicaments génériques. Un document qui récapitule la liste d’un millier de médicaments dont les
prix sont à la portée des populations à faibles revenus. « Ce guide est un outil de gestion révolutionnaire, un document historique qui vient combler un vide. Avec le contexte de
paupérisation généralisée des populations, ce guide vient à point nommé », explique le Président du conseil d’administration de la Mugefci, Joseph Hollande N’da. Pour permettre une meilleure
accessibilité et connaissance, depuis des mois, des séances d’explication sont organisées après des pharmaciens et autres prescripteurs. Afin de dissiper toute inquiétude. Pour des pharmaciens,
l’avenir des pharmacies est menacé du fait de la paupérisation des populations qui préfèrent les « médicaments de rue ». D’où, la nécessité de s’engager dans la voie des médicaments moins
chers. Ainsi, avec les médicaments génériques qui ont des prix bas, les populations, pensent-ils, retourneront dans les pharmacies. Les médicaments génériques pour la plupart, sont fabriqués dans
les pays dit émergeants, Chine, Inde, et certains pays arabes etc., où les coûts de production sont plus faibles. A en croire les spécialistes, 80 % des médicaments autorisés chaque année en Côte
d’Ivoire sont des médicaments génériques. 90 % des médicaments dans les formations sanitaires, dans les CHR et hôpitaux publics, dans les pharmacies de santé publique (Psp) seraient aussi des
médicaments génériques. Le gouvernement de Côte d’Ivoire a pris la politique des médicaments génériques depuis 1994, après la dévaluation du Fcfa. Mais il n’a pas eu une véritable promotion parce
qu’il manquait ce document. La Mugefci n’a fait que combler un vide qui aurait dû être fait par le gouvernement. La mutuelle compte 288 000 adhérents cotisants, dont 60 000 retraités. Et plus de
600 000 bénéficiaires, c'est-à-dire les ayant droits.
| Juillet 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||