Le premier tour de la présidentielle en Côte d’Ivoire, est fixée au 29 novembre 2009. Mais alors que le gouvernement ivoirien avait donné des signes du respect de cette date, l’on a l’impression que cette date du 29 novembre risque de ne pas être respectée.
En effet, les opérations d’identification et de recensement électoral qui ont débuté en septembre 2008, se sont poursuivies jusqu’au 30 juin 2009, c’est-à-dire mardi dernier, après plusieurs prolongations. Mais sur les 8 millions et plus de personnes à recenser, environ 6 millions et demi de personnes ont été enrôlées.
Le plus sûr, c’est que mardi, au dernier jour de ces opérations, du beau monde attendait devant les sites d’enrôlement. Ce qui fait dire à certains, notamment les partis proches de la mouvance présidentielle, que les opérations doivent se poursuivre. Parce que selon eux, des Ivoiriens ne doivent pas être exclus. « L’identification est un droit. Nul ne doit être exclu. Nul ne doit être frustré », entend-on. « Il ne faut laisser personne sur le bord de la route. Le dernier Ivoirien doit être pris en compte », insistait le chef de l’Etat ivoirien, après les premières interruptions.
L’opposition quant à elle, demande que la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de l’organisation des élections, prenne ses responsabilités, pour que le processus électoral suive son cours. Pour les opposants, il faut nécessairement mettre fin à ces opérations. Si non, la date du 29 novembre ne pourra pas être respectée. Car, en prolongeant encore une fois lesdites opérations d’identification et de recensement électoral, cette prolongation influera forcément sur la date de l’élection. Pour cette tendance, il faut faire avec ceux qui ont été recensés.
Des mauvaises langues racontent même que les proches du pouvoir auraient payé des personnes déjà recensées, pour les inciter à grossir les rangs des candidats à l’identification, afin de donner l’impression que beaucoup reste encore à faire. La CEI pourrait dès lors, changer d’avis, et proposer une autre prolongation des opérations. Car, selon l’opposition, Laurent Gbagbo, le chef de l’Etat et ses proches ne veulent pas aller aux élections. Ils ont à cœur de gagner du temps et de prolonger leur présence au pouvoir. Parce que selon cette opposition, le président ivoirien sait que si les élections ont lieu, lui et le parti dont il est issu, seront battus à plate couture par ses adversaires. Voici qui explique, selon les opposants, la volonté du parti au pouvoir et de ses alliés, de laisser les opérations d’identification et de recensement électoral, se poursuivre « indéfiniment ».
Et c’est ce qui fonde la crainte des uns et des autres, quant au respect de la date du 29 novembre. L’opposition ivoirienne n’est pas seule à s’inquiéter d’une possible prolongation de la date électorale. La Communauté internationale s’interroge également. Mais surtout, la France. En visite à Dakar au Sénégal, le ministre français des Affaires étrangères a déclaré que son pays est de plus en plus déçu de l’attitude des autorités ivoiriennes. « Nous espérons encore mais nous sommes de plus en plus déçus », a déclaré Bernard Kouchner. Qui ajoute que « j’espère que les élections qui doivent se tenir, qui devraient se tenir, en novembre, se tiendront effectivement à ce moment là. Je n’ai pas de voyage prévu en ce moment » à Abidjan, a souligné le chef de la diplomatie française. Voyez avec quelle ironie Kouchner parle de cette élection. Le mois dernier déjà, Sarkozy, le président français, n’avait pas été du tout tendre avec Laurent Gbagbo. Il avait conseillé aux Gabonais qui venaient de perdre leur président, de ne pas faire comme les Ivoiriens. En d’autres termes, il les exhortait à organiser des élections claires et transparentes, dans les délais prescrits par la Constitution gabonaise. Evoquant la Côte d’Ivoire comme un « repoussoir », il dénonçait les « promesses fallacieuses », pour ce qui concerne la tenue des élections dans le pays.
Au regard de la division sur la question de la poursuite ou non des opérations d’identification et de recensement électoral, il est à parier qu’un clash n’est pas loin de survenir entre les partisans d’une poursuite de ces opérations, et ceux qui estiment qu’il est temps de les arrêter et de passer à autre chose. Tel qu’on connaît le parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI), il ne faudrait pas s’étonner les jours suivants, de voir des personnes prendre les rues ou observer des sit-in devant le siège de la Commission électorale indépendante, pour demander qu’on prolonge la date des opérations, afin de leur permettre de se faire enrôler.
On n’est certes pas devin, mais depuis des années, le fonctionnement des uns et des autres est souvent connu d’avance.
| Juillet 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||
Mais le moment est venu pour les ivoiriens de prouver le contraire en respectant ce que nous meme avons decide.
bref la crise on en a marre et aller aux elections serait l'ideal.
Mais de facon realiste, la date du 29 est utopiue au vu des manupulations du pouvoir pour la differer SURTOUT avec le desarmement qui se fait si lent !!!!
c'est le souhait de tous les ivoiriens d'aller aux élections, c'est au peuple de faire son choix . merci de votre contribution.