Véritable pacte d’amour que celui établi entre la Chine et l’Afrique. Ils n’ont pas menti, ceux qui estiment que la Chine est en train d’occuper petit-petit, la place des pays colonisateurs (la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne et le Portugal…) auprès des Etats colonisés d’Afrique. En témoignent les réalisations pharaoniques de la Chine en Afrique. Routes, ponts, infrastructures sportives, …, tout y passe. Et presque gratuitement. Ce qui a fait dire au Premier ministre chinois à l’ouverture de ce Forum de Charm-El-Cheikh, que « ceux qui pensent que la Chine est présente en Afrique pour des intérêts, se trompent ». « Nous ne visons que le développement de l’Afrique », a indiqué Wen Jiabao.
Le Forum Chine-Afrique, auquel participent une cinquantaine de pays, s'est ouvert dimanche, pour deux jours à Charm
el-Cheikh (Egypte), avec l'ambition de renforcer une coopération économique en plein essor
entre le géant asiatique et le continent africain.
Le président égyptien Hosni Moubarak a inauguré cette quatrième conférence ministérielle du Forum sur la coopération
sino-africaine en présence de plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement, dont le Premier ministre chinois Wen Jiabao, les présidents soudanais Omar el-Béchir et zimbabwéen, Robert Mugabe.
Dans son allocution, M. Moubarak a qualifié de « nouvelle étape » et d' « important pas
en avant » cette réunion visant à renforcer « la paix, la sécurité et la croissance » et à « approfondir la coopération entre la Chine et l'Afrique ».
Mais « le chemin reste long » avant la réalisation des objectifs africains, a tenu à souligner M. Moubarak.
Cette manifestation triennale, dont la première édition s'est tenue en 2000 à Pékin, traduit les ambitions et appétits économiques de la Chine, première des puissances émergentes, avide en métaux
et pétrole dont l’Afrique regorge.
Selon les statistiques officielles chinoises, les investissements directs chinois sur le continent africain sont passés
de 491 millions de dollars en 2003 à 7,8 milliards fin 2008.
Les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont quant à eux décuplé depuis le début de la décennie: ils ont atteint 106,8 mds USD en 2008, une hausse de 45,1% sur un an.
Et pour l’année à venir, l’on évoque un investissement de plus de 10 milliards de dollars en Afrique.
Mais peut-on prendre comme un acte philanthropique les importants financements opérés par la Chine en Afrique ? Aucun pays n’est philanthrope. Même si selon Wen Jiabao, son pays n’attend rien de l’Afrique en termes d’exigence de la démocratie et de la bonne gouvernance, il est certain que le géant asiatique mise beaucoup sur les matières premières des pays africains, à savoir les ressources du sous-sol. Dans ce cas, le Premier ministre chinois ne peut pas dire que son pays n’attend rien de l’Afrique en retour. C’est bien du « donnant donnant » comme on le qualifie ici en Côte d’Ivoire.
Mais ce qu’il y a d’intéressant dans les relations sino-africaines, c’est qu’effectivement, la Chine ne tient pas compte de l’aspect politique interne des Etats africains, qui puisse faire transparaître une quelconque ingérence dans les affaires intérieures des nations. D’ailleurs, il ne peut en être autrement pour la Chine, puisque ce pays est connu comme étant une nation qui bafoue elle aussi, les droits humains. Il n’empêche que ce géant a su se faire un nom, grâce à la solidarité et au courage de tous ses fils. Deux choses qui manquent aux pays africains, notamment ceux au sud du Sahara.
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