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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 06:37

 

Le président américain Barack Obama a l'intention de se rendre au Capitole vendredi pour rencontrer des démocrates de la Chambre des représentants et défendre une dernière fois sa réforme du système de santé, qui doit être soumise au vote ce week-end, a-t-on appris de sources parlementaires.

La Maison Blanche a refusé de confirmer cette information dans l'immédiat, note Associated Press (AP).

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Peplos a présenté le 29 octobre une nouvelle version du projet de réforme, fruit de plusieurs mois de négociations et qui prévoit d'étendre la couverture santé à 96% des Américains.

Le texte élargirait la couverture-santé à 36 millions d'Américains supplémentaires et interdirait aux compagnies d'assurance de refuser une couverture sur la base des antécédents de santé d'un client. Le texte prévoit la mise en compétition de l'Etat et du secteur privé pour la vente de polices d'assurance et oblige également les employeurs à proposer une couverture-santé à leurs salariés. Aujourd'hui, quelques 50 millions d'Américains ne possèdent pas d'assurance-maladie.

Pourquoi tant de contestations autour de cette réforme du système de santé ? Pourtant, l’idée d’Obama est plus que géniale. En 2001, les gouvernants en Côte d’Ivoire avaient fait beaucoup de publicité autour de l’Assurance-maladie. Mais rien au final. Les Américains ont là une chance qu’ils refusent de saisir.

À mi-quinquennat, Nicolas Sarkozy fait son mea culpa

Nicolas Sarkozy ne fêtera pas, vendredi, son mi-quinquennat. Le pays, en crise, n'est pas d'humeur à la fête. Zizanie dans la majorité, mauvais sondages, cap perdu. C'est une mauvaise passe. Le Président se rassure en se comparant à Barack Obama, qui vient de perdre trois élections.

Il prend soin aussi de se distinguer graves difficultés, commente LeMonde.fr. Pour prouver qu'il conserve ses capacités d'action, il évoque devant ses proches les réformes qu'il a menées depuis septembre : taxe carbone, taxe professionnelle, réforme de La Poste, réforme du fret Sncf, réforme des collectivités territoriales, le tout sans conflit social majeur.

Il n'en reconnaît pas moins des erreurs depuis deux ans et demi : la réforme des lycées, qu'il a dû retirer sous la pression de la rue avant de la retravailler, sa croisière sur le yacht de Bolloré, juste après son élection, que l'Élysée qualifie aujourd'hui de « faute de goût », le choix de Patrick Devedjian comme secrétaire général de l'Élysée en 2007 mais aussi la candidature de son fils à la tête de l'Epad. Nicolas Sarkozy reconnaît n'avoir rien vu venir mais il admet qu'à partir du moment où il y a eu polémique il y a eu faute.

Une faute reconnue est à moitié pardonnée, dit-on. A moins que les Français lui en veuillent gravement. Maintenant, on peut le juger si on veut. Mais il y a lieu de reconnaître son humilité pour une fois. Ce n’était pas évident.

 

Par Denis-Zodo - Publié dans : Politique internationale
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