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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 01:19

Le Danemark annonce la venue de 65 chefs d'Etat et de gouvernement à la conférence de Copenhague sur le climat du 7 au 18 décembre, qui devait à l'origine être une réunion de ministres de l'Environnement, et espère ainsi forcer la conclusion d'un accord pour lutter contre le réchauffement

Le gouvernement danois a adressé récemment des invitations formelles aux dirigeants des 191 pays membres de l'Onu pour qu'ils assistent aux deux derniers jours de la conférence.

 

Les autorités danoises n'ont pas fourni une liste exhaustive des 65 dirigeants ayant accepté l'invitation, tout en notant que les chefs d'Etat ou de gouvernement d'Allemagne, du Brésil, de France, d'Indonésie, du Japon ou du Royaume-Uni avaient annoncé leur intention de se rendre à Copenhague.

 

Un responsable danois a déclaré que son pays laisserait aux dirigeants concernés le soin d'annoncer leur venue.

 

Il ajoute dans un bref courriel que le gouvernement danois juge positif que tant de dirigeants aient accepté l'invitation tandis que d'autres n'ont pas exclu de venir.

 

Les Nations unies avaient déclaré ce mois-ci qu'une quarantaine de dirigeants avaient fait part de leur intention d'assister à la conférence, avant même d'avoir reçu les invitations officielles. Outre l'Allemagne et la Grande-Bretagne, la plupart provenaient de pays en développement.

 

RISQUE CALCULÉ

 

Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a annoncé qu'il viendrait et le président Barack Obama s'est dit prêt à faire de même si cela peut donner une impulsion à un accord.

 

Les discussions internationales qui se poursuivent depuis la conférence de Bali en 2007 n'ont pas réussi à surmonter les divergences entre pays développés et en développement, portant notamment sur l'ampleur de la réduction d'ici 2020 des émissions des gaz à effet de serre par les pays industrialisés, ou sur des fonds destinés à aider les pays pauvres.

 

La décision du Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, d'inviter les dirigeants mondiaux est un risque calculé, estiment des observateurs.

 

Leur présence peut accroître les chances de parvenir à un accord, mais la nécessité d'un sommet revient à admettre que les négociations sont en difficulté après la dernière série de discussions, ce mois-ci à Barcelone.

 

Avant de prendre des mesures pour réduire leurs niveaux de pollution, de nombreux pays en développement veulent que d'ici 2020 les pays riches réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% par rapport aux niveaux de 1990.

 

Jusqu'ici, les pays riches ont pris des engagements bien inférieurs, compris entre 11 et 15%. Et les pays développés n'ont toujours pas honoré leur promesse d'accorder une aide supplémentaire aux pays en développement.

 

L'Union européenne a promis de réduire unilatéralement ses émissions de 20% par rapport aux niveaux de 1990 et de 30% si d'autres suivent son exemple. Un projet de loi soumis au Sénat américain propose de réduire d'ici 2020 les émissions de sept pour cent environ par rapport aux niveaux de 1990.

Par Denis-Zodo - Publié dans : Environnement - Communauté : commentaires sur actualité
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