Près d'un millier de journalistes et de militants ont manifesté lundi à Manille pour dénoncer le massacre de 57 civils dans le sud des Philippines, dont une trentaine de journalistes et leur équipe, dans l'attaque du convoi électoral.
Revêtus de chemise noire et transportant un faux cercueil noir, les manifestants brandissaient des pancartes appelant à cesser de tuer des journalistes. Ils réclamaient également l'arrestation de tous les suspects du massacre du 23 novembre dernier dans la province de Maguindanao.
L'attaque visait Ismael Mangudadatu, candidat à l'élection de mai 2010 pour le poste de gouverneur de la province de Maguindanao, aux mains d'une famille rivale, suspectée d'avoir commandité l'attaque du convoi électoral. Des dizaines d'hommes armés ont pris en otages et tué un groupe d'au moins une soixantaine de personnes, des journalistes et plusieurs membres de la famille d'Ismael Mangudadatu dont son épouse. L’information a été rapportée par AP.
Les manifestants se sont dirigés vers un pont situé à proximité du palais présidentiel. Le porte-parole de la présidente Gloria Macapagal, Cerge Remonde, un ancien journaliste radio, est allé à la rencontre des manifestants, dont le chemin était bloqué par des fils barbelés et la police, pour leur assurer que le gouvernement faisait tout pour rendre justice à toutes les victimes. Mais il a été hué, interpellé et a reçu des projectiles en papier
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