« Si devant les épreuves de la vie, vous parvenez à démontrer
votre courage, la mort vous prouvera que rien, même le courage, ne peut lui tenir tête, et qu’il a le dernier mot », dit
l’adage africain.
L’être humain, quel que soit sa couleur, son appartenance religieuse, son rang social, faiblit devant la mort.
Même quand celle-ci n’intervient pas directement, elle crée une situation de détresse dans l’entourage ou chez les proches de celui que l’ange Gabriel, l’ange de la mort a frappé. Et qui vous
soyez, vous en serez affectés. La douleur est si intense qu’elle n’a rien à avoir avec un marquage au feu, un violent coup qu’on vous administre, ou des maux de ventre ou de tête.
Elle pénètre l’être humain, et s’accompagne de larmes, généralement pour évacuer la douleur, si
forte.
On l’a constaté au mois de mars dernier, avec le président gabonais El Hadj Omar Bongo Ondimba, lorsqu’il a
perdu son épouse de 45 ans, Edith Lucie. Lui, à 73 ans, si courageux, si expérimenté par la force de la vie, était presqu’irrécupérable. Le tout puissant chef de l’Etat gabonais avait laissé
transparaître son état d’homme choqué et abattu par le décès de son épouse. D’aucuns estiment que c’est cette douleur qui l’aurait précipité le 8 juin dernier.
Même lui, qui a régné 41 ans à la tête du grand Gabon, avec la richesse, à profusion qu’il détenait, n’a pu
empêcher la mort de s’en aller avec sa bien-aimée. Autant qu’elle, l’argent n’a pu l’empêcher lui-même, d’emprunter la voie des cieux. Avant lui, l’Ivoirien Houphouët-Boigny, les Français De
Gaulle et Mitterrand, les Guinéens Sékou Touré et Lansana Conté, avaient fait de même. Même ceux qui, doublés de leurs fortunes et de leurs pouvoirs, se croyaient souvent indétrônables, sont
partis… Pitié. Le monde ici bas n’est vraiment rien. Ah ! La mort est vraiment la fin de tout. Vous avez beau courir, vous irez buter contre
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