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Texte Libre

  • Un « Lula » honoré au devant d’un Brésil de plus en plus fort et développé (10/07/2009 publié dans : Politique internationale )
                C’est certes un honneur pour Luiz Ignacio Da Silva dit « Lula », mais c’est un honneur pour tout le Brésil. En effet, le président brésilien a reçu mardi dernier à Paris, le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, institué depuis 1989, et « sponsorisé » par l’UNESCO. Frederico Mayor Saragossa, alors Secrétaire de l’Institution, avait organisé un colloque autour de la paix à Yamoussoukro, capitale politique du pays, et ville natale du premier président ivoirien. Le jury du prix l’a honoré « pour son action en faveur de la recherche de la paix, du dialogue, de la démocratie, de la justice sociale et de l’égalité des droits, ainsi que pour sa haute contribution à l’éradication de la pauvreté et à la protection des droits des minorités ». Il lui a été reconnu la place de choix accordée au continent et au Groupe des ambassadeurs africains. C’est une reconnaissance par la Communauté internationale de tous ses efforts en faveur de la paix, de la justice sociale, de la démocratie, de l’Etat de droit et de la lutte contre la pauvreté. On sait que le président Lula, au pouvoir depuis six ans, s’est profondément engagé aux côtés de l’Afrique pour la défense de ses intérêts et pour le renforcement des relations entre le Brésil et le continent africain. Le prix Houphouët de l’UNESCO envisage de poursuivre son engagement au-delà  de l’exercice du pouvoir d’Etat, au terme de son mandat en  décembre 2010. Il a visité en 6 ans de sa présidence, plus de 20 pays africains et fait signer plus de 200 accords de coopération, notamment dans les domaines de l’agro-industrie et des bio-carburants. Mais il compte visiter une dizaine d’autres avant la fin de son mandat. « Quel que soit le président qui sera au pouvoir, le Brésil ne pourra plus regarder autrement l’Afrique, ce continent qui ...
  • Niger : Tandja persiste et signe…les décrets (09/07/2009 publié dans : Politique africaine )
                              Le président nigérien Mamadou Tandja, au pouvoir depuis 1999, suite à l’assassinat du Colonel Ibrahima Baré Maïnassara le 9 avril de la même année, veut s’éterniser au pouvoir. Elu en novembre 1999, puis réélu en décembre 2004, Tandja est au bout de ses deux mandats, comme le veut la Constitution du pays. Mais le chef de l’Etat nigérien ne veut pas se laisser faire. Il est décidé à tripatouiller la loi fondamentale pour se tailler une posture de chef d’Etat à vie. Ainsi, comme ce fut le cas dans de nombreux pays africains déjà, il veut passer en force, après avoir tenté de se donner bonne conscience. En effet, il avait sollicité en mai, l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle pour légitimer le référendum dont il veut se servir pour amender la Constitution. Ni l’un ni l’autre n’a mordu à l’hameçon. Ce qui a occasionné la dissolution du Parlement, et le limogeage des sept magistrats de la Cour constitutionnelle qui avaient rendu le 12 juin, un avis négatif. Finalement, le président Tandja a décidé d’agir unilatéralement. C’est-à-dire, de gouverner par des décrets. Et c’est un décret dont il s’est servi qui lui permet de confirmer le vendredi 3 juillet dernier, la tenue d’un référendum sur son projet de révision constitutionnelle à la date du 4 août prochain. « Au terme d’une décision du président de la République, le corps électoral est convoqué le mardi 4 août 2009 à l’effet de procéder par voie référendaire, à l’adoption du projet de Constitution de la sixième République », a annoncé le gouvernement dans un communiqué. Tandja, qui s’est arrogé les pleins pouvoirs le 26 juin dernier, justifie la réforme institutionnelle par la nécessité de répondre à l’appel de la population qui, selon lui, attend de lui, qu’il ...
  • Le proverbe du jeudi (09/07/2009 publié dans : Proverbe )
    « Ce sont deux mains qui se lavent. Une seule, plongée dans l’eau, ne réussira pas à laver la main, proprement, et dans sa totalité »   Quand on demande à une personne de se laver les mains, il est évident qu’il ne pourra pas se les laver proprement si on a affaire à un manchot. Car, sans vouloir se moquer de ces handicapés, il est difficile pour une seule main de se laver elle-même. Elle se contentera de se promener dans l’eau à laver les mains.  Ce sont bien évidemment deux mains qui se lavent, proprement. En d’autres termes, ce que peuvent réussir deux personnes, une seule ne peut le réussir. Obama l’aura compris qu’il se joint à la Russie pour l’aider à traiter les dossiers chauds comme le nucléaire, l’Afghanistan, le Pakistan, le Moyen-Orient, etc. Véritable acte d’humilité que de faire le pas vers Moscou. Pourra t-il convaincre Dimitri Medvedev, et surtout Vladimir Poutine ? Là, c’est une autre paire de manches.
  • Russie-Etats-Unis : un accord pour quels actes ? (08/07/2009 publié dans : Politique internationale )
     La visite du président américain Barack Obama en Russie a tourné autour de la coopération entre les deux pays. En effet, Obama, symbole du dynamisme démocratique des Etats-Unis, place sa visite en Russie, sous le signe du pragmatisme. Les USA ne veulent plus voir le pays de Vladimir Poutine et de Dimitri Medvedev, comme un pays majeur disposant d’une vraie capacité de nuisance et de blocage, mais susceptible, si on procède de la bonne manière, de contribuer à dénouer les dossiers brûlants comme l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan, le Moyen-Orient, la Corée du Nord… Cette approche de l’administration Obama, faut-il le remarquer, se veut en rupture avec celle de l’administration Bush, trop prompte, de l’avis de l’équipe Obama, à distribuer des bons ou mauvais points de démocratie. La volonté d’Obama, de travailler avec la Russie, se perçoit à travers les propos de Sarah Mendelssohn, spécialiste du monde russe au Centre d’études internationales et stratégiques (CSIS) de Washington. « L’idée est de ne plus voir la Russie comme un problème que l’Amérique devrait régler, mais comme un pays partenaire avec lequel on va s’efforcer d’aborder les sujets cruciaux », explique t-elle. Et Michael Mc Faul, l’expert es Russie de la Maison Blanche, de déclarer avant le voyage d’Obama en Russie, que « nous allons travailler à recréer une relation russo-américaine substantielle », tout en insistant sur le concept de « substance », par opposition au mot »bon » ou « mauvais ». Le nucléaire dans cette tournée, a pris une place importante, à tel point que les présidents Barack Obama et Dimitri Medvedev se sont entendus mardi, pour réduire leurs arsenaux nucléaires. Les deux chefs d’Etat ont signé un texte qui prendra le relais de l’historique traité « Start 1 de 1991. Les USA et la Russie ont convenu d’abaisser, dans une fourchette de 1 500 à 1 675, le ...
  • Elections en Côte d’Ivoire : la mouvance présidentielle désavouée (07/07/2009 publié dans : Politique ivoirienne )
    Conformément aux recommandations de la 5ème réunion du Cadre permanent de concertation (CPC) de l’accord de Ouagadougou, les opérations d’identification des populations et de recensement électoral, ont pris fin le 30 juin dernier sur toute l’étendue du territoire national et dans les 23 pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. Ces opérations, dit un communiqué de la Commission électorale indépendante (CEI) datée du 05 juillet dernier, ont permis « de prendre en compte en Côte d’Ivoire et dans ces pays, environ 6 500 000 personnes, nombre provisoire, en attendant les chiffres consolidés ». Mais les partis politiques, membres de la mouvance présidentielle, souhaitent la prolongation de ces opérations, après plusieurs prorogations. Pour ces derniers, y compris le chef de l’Etat Laurent Gbagbo, il fallait donner l’occasion à tous les Ivoiriens, de se faire recenser et de participer, comme c’est leur droit, aux élections générales à venir. Le premier tour de l’élection présidentielle lui, est prévu pour le 29 novembre 2009. Or, il est évident que si ces opérations se poursuivent, la date du premier tour de l’élection présidentielle sera inéluctablement repoussée. D’où, la fronde de l’opposition qui n’a pas caché son refus de poursuivre ces opérations d’enrôlement. La décision finale devant venir de la CEI, chargée du processus électoral, était attendue. Il n’en fallait pas plus pour que son président, Beugré Mambé Robert se rende à Ouagadougou samedi dernier, pour y rencontrer le facilitateur dans la crise ivoirienne, le président burkinabé Blaise Compaoré. Ne serait-ce que pour lui rendre compte du travail réalisé, mais surtout lui faire part des contraintes et des perspectives. Au sortir de l’audience que lui a accordée le président Compaoré, M.Mambé n’est pas passé par quatre chemins pour situer l’opinion sur la décision de la CEI. « Nous veillons au ...
  • Guerre en Afghanistan : ça repart (06/07/2009 publié dans : Politique internationale )
    Une victoire des Forces de l’OTAN est-elle possible en Afghanistan ? Difficile de le dire. Toujours est-il que depuis la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 juillet derniers, plus de 4000 soldats américains sont en Afghanistan, soutenus par 650 policiers et militaires afghans, sont en Afghanistan, pour prendre le contrôle de la province d’Helmand avant l’élection présidentielle du 20 août prochain. Il s’agit pour l’administration Obama, de sécuriser au cours de cette opération dite « Coup de poignard », la province avant cette élection, et de restaurer la confiance des habitants, à l’égard du gouvernement afghan. Baptisée « Khanjar » en dari ou pachtoune, les deux langues principales de l’Afghanistan, cette opération pourra t-elle réellement se solder par un succès de la coalition ? La première phase de l’offensive devrait durer 36 heures, selon des officiers de l’armée américaine. Les cibles principales étant les districts de Garmser et de Nawa, qui touchent les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, d’où les Talibans attaquent fréquemment depuis leurs bases arrière. Helmand est considérée comme un fief des talibans. On produit dans cette zone du sud, la plus grande partie de l’opium du pays, qui fournit 90% du marché mondial de l’héroïne. Les Forces de la coalition veulent aller très vite et très fort. En quelque sorte, il s’agit de prendre de vitesse les Talibans en ne leur laissant pas le temps nécessaire de réagir. Le général Larry Nicholson, commandant en chef du corps expéditionnaire des Marines en Afghanistan, l’a signifié un peu avant l’opération. Mais le mollah Hayat Khan, un commandant Taliban, a affirmé que « des milliers de moudjahidines Talibans sont prêts à combattre les troupes américaines engagées dans cette opération ». Et il n’a pas tort. Puisque sur le terrain, l’objectif visé par les troupes américaines est ...
  • Ghana : première visite d’Obama en Afrique noire (05/07/2009 publié dans : Politique africaine )
    Après Le Caire en Egypte, le 4 juin dernier, où le président américain Barack Obama a tendu la main au monde musulman dans un discours responsable et unificateur, le premier président afro-américain de l’histoire remet ça. En effet, il sera à Accra au Ghana, les 10 et 11 juillet prochain. Le président américain visitera Accra, la capitale du Ghana, où il sera accueilli par son homologue ghanéen, John Atta Mills, vainqueur des dernières élections présidentielles. Les sujets de coopération bilatérale et de géopolitique sous régionale africaine devront constituer l’essentiel des entretiens. Pourquoi le Ghana, et pas un autre pays anglophone ? S’interrogent certains. Le Ghana, on le sait, est un pays stable depuis un certain nombre d’années. Non seulement le pays compte parmi les exemples de démocratie en Afrique, mais aussi et surtout un exemple de développement socio-économique qui laisse à espérer. Les années indépendances avaient été particulièrement fastes pour le pays, grand producteur de café et surtout de cacao, mais également un sous-sol riche en minerais. Les années 70, contrairement aux précédentes, ont imposé la récession au pays, qui va connaître des problèmes politiques et économiques. Dans une instabilité politique et économique, le Ghana entrera dans les années 80 avec des coups d’Etat militaires, jusqu’à celui de Jerry Rawlings. Comparativement aux autres Etats en bonne santé financière, le Ghana était comme la dernière de la classe. « Il est tombé comme Ghana cacao », entendait-on dire. Pour dire que le Ghana qui faisait partie des premiers producteurs de cacao, avait vu sa production baisser considérablement, à cause de la crise. Mais Rawlings mettra les points sur les i. Il va contribuer à redresser le pays, jusqu’à rendre le tablier après des années de travaux intenses. Suite à des élections claires et transparentes, John Kufuor va prendre le pouvoir, l’exercer pendant deux mandats, avant de le céder, pour ...
  • Côte d’Ivoire : corruption à grande échelle (04/07/2009 publié dans : société )
     Ce qui arrive à ce pays est inquiétant. Très inquiétant même. Généralement, la corruption est à la base de la destruction des Etats où prospère cette gangrène. Depuis des années, c’était le Cameroun, un des pays africains, situé au centre du continent, qui, selon les analystes, détenait la palme d’or des pays les plus corrompus au monde. Mais avouons que le pays de Paul Biya (le président), n’est pas le seul à baigner dans cette eau sale. En effet, la Côte d’Ivoire devrait, à notre avis, compter dans le peloton de tête. Voici un pays qui avait donné beaucoup d’espoir dans sa gestion, au point d’attirer bon nombre d’étrangers, à la recherche d’un mieux être. Pourtant, depuis des années, la morale a foutu le camp dans ce beau et prometteur pays. Et il ne pouvait en être autrement. Puisque la corruption aidant, la Côte d’Ivoire est en train de basculer. Par la faute de ceux qui le dirigent. En fait, les dessous de table, le népotisme, le favoritisme, les droits de cuissage, et bien d’autres maux sont devenus le lot quotidien des Ivoiriens. Vous voulez passer un concours ? Alors, versez à une des nombreuses filières bien organisées une certaine somme, peut-être 200 mille francs CFA ou 300 mille (entre 300 et 400 Euros), et vous êtes admis. Ou si vous n’avez pas d’argent, ayez de bonnes relations avec de hauts responsables du pays. Et là, votre problème est réglé. Mais vous avez aussi un parent haut placé dans l’administration ? C’est l’idéal. Il suffira d’un coup de fil, pour débloquer la situation, et vous serez satisfaits. Si vous n’avez pas ni argent ni relations, vous avez au moins un corps, vous les femmes (excusez du peu !). Mais soyez belles surtout. Une proposition indécente, et le ticket d’entrée à l’Ecole nationale d’administration (ENA), à l’Ecole nationale de Police ou de Gendarmerie, à la Douane, à l’Ecole de formation des enseignants et des agents de santé est assurée. ...
  • Le proverbe du week-end (04/07/2009 publié dans : Proverbe )
     « Tant que la marche ne prend pas fin, les bras ne cessent pas de balancer », dit un adage du nord de la Côte d’Ivoire.   En d’autres termes, quand vous continuez de marcher, attendez à ce que vos deux bras soient en mouvement. Parce qu’on ne peut pas marcher sans que les membres supérieurs, si vous en avez bien sûr, ne suivent le rythme du mouvement du corps.   Pour dire que dans la vie ici bas que nous vivons, il ne faut pas abandonner par découragement, ce que l’on a débuté. Depuis des décennies, l’Afrique est appelée à faire preuve de démocratie, d’alternance et de bonne gouvernance. En somme, l’organisation d’élections justes et transparentes, et la bonne gestion, pour ne pas dire la gestion saine des ressources des pays du continent. Mais les dirigeants africains sont restés sourds à ces appels, sauf dans quelques rares pays. Ce qui fait dire à certains que c’est peine perdue que de demander aux Africains de faire violence sur eux-mêmes, et de changer du jour au lendemain, même si ces appels datent de bien longtemps. Houphouët-Boigny de Côte d’Ivoire, Gnassingbé Eyadema du Togo, Omar Bongo du Gabon, Sékou Touré, puis Lansana Conté de Guinée, sont morts au pouvoir, après au moins 20 ans ou 30 à 40 ans de règne. Mathieu Kérékou du Benin, lui, après des années au pouvoir, l’a perdu démocratiquement, avant de le reprendre, pour y partir définitivement, après ses deux mandats présidentiels. Idem au Mali, où Alpha Omar Konaré est parti après ses deux mandats. On peut donc dire que les mentalités sont en train de changer. Les intellectuels africains ne doivent pas baisser les bras. Il faut poursuivre les appels et les exhortations au changement. Tant qu’il y a la vie, l’espoir demeure.  
  • Elections en Côte d’Ivoire : crise à l’horizon (03/07/2009 publié dans : Politique ivoirienne )
                             Le premier tour de la présidentielle en Côte d’Ivoire, est fixée au 29 novembre 2009. Mais alors que le gouvernement ivoirien avait donné des signes du respect de cette date, l’on a l’impression que cette date du 29 novembre risque de ne pas être respectée.  En effet, les opérations d’identification et de recensement électoral qui ont débuté en septembre 2008, se sont poursuivies jusqu’au 30 juin 2009, c’est-à-dire mardi dernier, après plusieurs prolongations. Mais sur les 8 millions et plus de personnes à recenser, environ 6 millions et demi de personnes ont été enrôlées. Le plus sûr, c’est que mardi, au dernier jour de ces opérations, du beau monde attendait devant les sites d’enrôlement. Ce qui fait dire à certains, notamment les partis proches de la mouvance présidentielle, que les opérations doivent se poursuivre. Parce que selon eux, des Ivoiriens ne doivent pas être exclus. « L’identification est un droit. Nul ne doit être exclu. Nul ne doit être frustré », entend-on. « Il ne faut laisser personne sur le bord de la route. Le dernier Ivoirien doit être pris en compte », insistait le chef de l’Etat ivoirien, après les premières interruptions. L’opposition quant à elle, demande que la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de l’organisation des élections, prenne ses responsabilités, pour que le processus électoral suive son cours. Pour les opposants, il faut nécessairement mettre fin à ces opérations. Si non, la date du 29 novembre ne pourra pas être respectée. Car, en prolongeant encore une fois lesdites opérations d’identification et de recensement électoral, cette prolongation influera forcément sur la date de l’élection. Pour cette tendance, il faut faire avec ceux qui ont été recensés. ...
  • Le proverbe du jeudi (02/07/2009 publié dans : Proverbe )
      « Quand vous vous croyez le plus fort, capable de tout faire tomber sur votre route, une situation viendra vous prouver que vous n’êtes pas Dieu sur terre. Un plus petit que vous ignorez à la limite, viendra vous confondre sur le chemin, et vous serez plein de honte ».   On croyait que les Forces de la Coalition en Afghanistan allaient se résoudre à la négociation avec les Talibans. En Afghanistan comme au Pakistan voisin, les pouvoirs en place avaient décidé de négocier avec les Talibans. C’est ainsi que la Vallée de Swat avait été cédée aux Talibans, par les autorités pakistanaises. Tout comme Hamid Karzaï, le président afghan, qui s’apprêtait à des négociations avec les chefs Talibans. Mais les Forces françaises, canadiennes, britanniques, italiennes…, invitées par les Forces américaines, ont ces jours-ci, redoublé les attaques contre les Talibans en Afghanistan, et les combats font rage. Toutefois, si les Talibans fléchissent quelques fois, ils ne rompent pas. Quand les Américains et leurs alliés comprendront-ils qu’il est nécessaire de faire comme en Irak, où les Forces américaines ont libéré le pays ? A cette allure, il y a beaucoup de chances qu’un jour, ces différentes Forces et les pays qu’ils représentent, se convainquent qu’ils ont perdu assez de temps à mener une guerre stupide dans un pays qui n’est pas le leur. Parce que les Talibans sont prêts, bien que « petits », à aller jusqu’au bout dans cette guerre. S’ils perdent, ce qui n’est pas certain, ce sera logique. Mais si les Forces de la Coalition perdent, toute la honte sera pour cette congrégation de pays qui a voulu combattre un ennemi peut-être « petit », mais aussi coriace.
  • 13ème sommet de l’Union africaine : les grands absents (02/07/2009 publié dans : Politique africaine )
                               Le 13ème sommet de l’Union africaine (UA), s’est ouvert mercredi à Syrte, dans le centre de la Libye. C’est le guide libyen, Mouammar Kadhafi qui a ouvert les travaux de ce sommet, en sa qualité de président en exercice de l’UA. De grands noms étaient annoncés à l’ouverture de ce 13ème sommet. Le président réélu d’Iran, Mahmoud Ahmadinedjad, le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, le président égyptien Hosni Moubarak qui devrait s’exprimer en ouverture, et le président brésilien Lula Da Silva. Au final, c’est le président brésilien qui a répondu à l’appel des Africains. Celui d’Iran n’a pu effectuer le déplacement de Syrte qui est confronté à une contestation de son opposition, amenée par Mir Hossein Moussavi. Le président du Conseil italien prépare le sommet du G8 qui doit se tenir la semaine prochaine à L’Aquila, mais il a annulé sa participation à la suite du déraillement dans la nuit de lundi à mardi d’un train de marchandises et de l’explosion d’un wagon-citerne rempli de gaz de pétrole liquéfié (GPL) qui ont fait au moins 16 morts à Viareggio, en Toscane, dans le nord de l’Italie. Mais l’un des grands absents, c’est le président Moubarak, l’Africain. L’agence de presse officielle MENA qui avait rapporté l’information, n’a avancé aucune raison. Pour la participation du président iranien, des informations font état de ce que plusieurs délégués étaient agacés que le dirigeant libyen ait invité Ahmadinedjad sans consulter les instances dirigeantes de l’UA. Vrai ou faux ? Ce qui est certain, c’est que le N°1 iranien n’a pas quitté Téhéran. Peut-être qu’il était informé du courroux de ces Africains ; ce qui l’a dissuadé à venir à Syrte. Mais il semble que Kadhafi qui soutient Ahmadinedjad dans le bras de fer qui ...
  • Accidents d’avions : à qui la faute ? (01/07/2009 publié dans : société )
                                          A qui la faute des incessants accidents d’avions ? Aux avions ou aux compagnies aériennes qui les utilisent ? C’est la grande question qui se pose après le crash de l’Airbus A330 de la compagnie Air France le 1er juin dernier et celui de l’Airbus A310 de la compagnie Yemenia Airways dans la nuit de lundi à mardi dernier. Le premier avait à son bord 228 personnes, et assurait la ligne Paris-Rio de Janeiro au Brésil, quand le second avait 153 passagers et assurait la ligne Sanaa (capitale du Yémen)-Moroni (capitale des Comores), avec des passagers ayant embarqué peu avant, à Paris, Marseille, Sanaa et Djibouti, dans des vols intermédiaires. Si les 228 d’Air France ont tous perdu leur vie, un passager de 14 ans a miraculeusement été repêché vivant par les secours parmi les 153 de Yemenia Airways. Plus d’une cinquantaine de Français se trouvaient à bord de l’oiseau volant, mais aussi et surtout des Yéménites et des Comoriens. Mais déjà, les accusations sont portées par les familles des victimes et les autorités comoriennes, contre la France qui, selon elles, ne lui a pas transmis la liste des avions posant des problèmes de sécurité. Mais l’on accuse également la compagnie Yemenia Airways de légèreté. Et pour sûr, Airbus, le constructeur européen finira par être mis dans le sac. L’ancien pilote de ligne, le Français Gérard Feldzer, aujourd’hui directeur du Musée de l’air et de l’espace lui, s’empresse de jouer les avocats. « L’avion en question est un appareil de l’ancienne génération. Un appareil qui a été fiable durant sa carrière (…). Faire un raccourci avec l’accident du vol d’Air France serait osé », affirme t-il. Même s’il avoue que cette catastrophe est « un ...
  • Côte d’Ivoire : situation chaotique, sans élection le 29 novembre (30/06/2009 publié dans : Politique ivoirienne )
    Les ivoiriens attendent avec impatience la date du 29 novembre 2009, arrêtée par les autorités pour la tenue du premier tour de la présidentielle dans le pays. Alors que le chef de l’Etat Laurent Gbagbo a pris un décret fixant cette date, des personnes continuent de douter de la bonne foi des gouvernants à faire respecter ladite date. « Le 29 novembre 2009 sera comme les autres dates qui avaient été fixées sans être respectées », estiment certaines personnes. Pour eux, il faut éviter de pavoiser sans avoir vu ces élections se dérouler. Il faut désormais se comporter comme Saint Thomas qui ne croit pas sans voir. Mais dans les couloirs de l’Elysée, on parle de « promesses fallacieuses » de Gbagbo, tout en évoquant la Côte d’Ivoire comme un « repoussoir ». Il paraît que le président ivoirien avait en effet proposé au président français, un report de la date de l’élection, prévue pour le 29 novembre prochain. Et Nicolas Sarkozy a réagit vigoureusement en traitant les dirigeants ivoiriens de tous les noms. Il a surtout demandé aux Gabonais qui viennent de perdre leur président, d’éviter le scénario ivoirien qui n’aboutit jamais. Si c’est vraiment le cas pour le chef de l’Etat ivoirien qui souhaite encore une rallonge, on peut douter de la bonne foi de Laurent Gbagbo à vouloir que l’élection ait lieu le plus tôt possible ; et on peut également être d’accord avec ceux qui affirment que le camp présidentiel ivoirien a peur d’affronter ses adversaires politiques dans un combat loyal. Celui d’urnes « transparentes ». Au regard des avancées du processus de sortie de crise, rien ne devrait pouvoir empêcher la tenue de cette élection à la date prévue. Mais si celle-ci n’a pas lieu le 29 novembre, ce sera plus par la faute de calculs politiciens que par des retards techniques. Et là, « la situation sera intenable » pour le pays. Ce ...
  • Crise mauritanienne : Abdoulaye Wade comme un sauveur (29/06/2009 publié dans : Politique africaine )
                              Comme Blaise Compaoré du Burkina Faso pour la Côte d’Ivoire, le président sénégalais Abdoulaye Wade est intervenu en sauveur chez le voisin mauritanien. Alors que l’auteur du coup d’Etat militaire du 6 août 2008, le général Mohamed Ould Abdel Aziz entendait organiser les élections le 6 juin 2009, la violence et la contestation avaient gagné le pays. L’opposition et une majorité de députés s’étaient en effet élevés contre la décision du chef de l’Etat putschiste, d’organiser les élections à cette date, mais aussi contre sa décision (celle du général), de se présenter comme candidat à ce scrutin. Les manifestations publiques de l’opposition et les mouvements de soutien s’alternaient à Nouakchott, la capitale mauritanienne, paralysant toutes les activités. Entre pro-putschistes et anti-putschistes, la guerre des mots et des défis faisait rage. De plus, la police était mise à rude contribution, pour disperser les manifestations de l’opposition et mater de l’opposant. Les anti-putschistes, visiblement plus nombreux, reprochaient au général Ould Abdel Aziz, chef de la junte militaire, d’avoir assassiné la démocratie en évinçant du fauteuil présidentiel, le président démocratiquement élu en mars 2007, Sidi Ould Cheick Abdallahi, et de vouloir accaparer le pouvoir, imposant une dictature, comme l’avait fait jusqu’en 2005, l’ancien président Ould Taya. Pour nombre d’observateurs de la scène politique mauritanienne, le général Mohamed Ould Ely Vall qui a renversé Ould Taya en 2005, a été l’initiateur d’une vraie démocratie qui a permis l’élection du civil Sidi Ould Cheick Abdallahi. C’est pourquoi, quand Dakar a voulu jouer les médiateurs entre les parties opposées dans la crise mauritanienne, le président déchu d’août 2008, a refusé toute médiation le ...
  • Elections en Côte d’Ivoire : on joue le match avant le match (28/06/2009 publié dans : Politique ivoirienne )
                     La Côte d’Ivoire n’est plus loin des élections générales post-crises. Et certains se hasardent déjà à faire du charlatanisme. En effet, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Mamadou Koulibaly, un des membres influents du parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI), n’a pas dérogé à ce « jeu de hasard ». Il était l’invité du Barreau ivoirien qui commémorait son cinquantenaire en début de semaine dernière. Et le thème qu’il développait était « Contribution des partis politiques dans l’édification de l’Etat de droit, la promotion et la défense de la démocratie ». Le président des parlementaires ivoiriens a exhorté les partis politiques à former et à informer leurs militants sur la démocratie et l’Etat de droit. Pour lui, le financement des partis politiques ne peut se justifier que parce que la Constitution concède aux partis politiques de concourir à la formation du peuple et à l’expression du suffrage. Et Mamadou Koulibaly de relever qu’entre 2006 et 2008, les sept partis signataires de l’Accord de Marcoussis en France, en plus des privilèges liés au partage du pouvoir au sein du gouvernement de transition, ont reçu 6 milliards 358 millions de Francs CFA. « En principe, ces fonds alloués aux partis, auraient dû leur être d’une plus grande efficacité dans leur mission constitutionnelle. Mais au vu de leurs performances, l’on peut en douter », a regretté le conférencier. « Ces fonds devraient aider les partis à mieux participer à la vie démocratique et à faire connaître leurs droits et leurs obligations aux citoyens électeurs et aux populations en général », a-t-il laissé entendre, au vu selon lui, du poids de chaque parti après l’enrôlement des électeurs à la date du 30 mars 2009. A cette date, notons-le, sur 8 663 149 électeurs ...
  • Le proverbe du Week-end (27/06/2009 publié dans : Proverbe )
      « On ne peut pas arriver dans un village le matin, et en devenir aussitôt le soir venu, le chef ».   C’est pareil pour le ressortissant étranger qui, après être arrivé dans un pays, refuse de se conformer aux normes et aux lois du pays, parce qu’il a été adopté par les hôtes. Il se croit tout permis, et veut en imposer à ceux qui l’ont accueilli à bras ouverts. Mais ce n’est pas le cas pour les Forces de la Coalition (USA, France, Grande-Bretagne, Canada, Allemagne, Italie) qui sont arrivées en Afghanistan sur le pied de guerre, et qui voulaient en finir d’un trait avec les Talibans. Mais avouons que ce n’est pas facile. Les Talibans connaissent tellement leurs montagnes qu’aucun étranger ne peut y venir pour prétendre imposer sa suprématie. Et ce sont des cadavres de soldats de la coalition qui sont retirés des montagnes chaque jour et chaque semaine. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle devient, la situation dans cette partie du monde ? On n’en parle presque pas ces temps-ci. L’actualité est certainement ailleurs.
  • Michael Jackson, le record man s’en est allé (27/06/2009 publié dans : culture )
                                        Le roi de la pop music, l’afro-américain Michael Jackson est décédé le jeudi 25 juin dernier à Los Angeles, des suites d’un arrêt cardiaque, laissant derrière lui, trois enfants. Un peu avant 13 heures, heure locale, les pompiers ont reçu un appel annonçant qu’il venait de faire un arrêt cardiaque. Transporté d’urgence de sa maison de Los Angeles, quartier Bel-Air, vers l’hôpital Ronald Reagan UCLA Medical Center, où il est arrivé six minutes plus tard, le chanteur n’a pu être réanimé. Il a rendu complètement l’âme, à 14 h 26. Après l’autopsie du service d’enquête du département de Los Angeles des vols et homicides, la piste criminelle a été écartée. En attendant d’autres examens dans les jours qui suivent. Et pourtant, Michael Jackson s’apprêtait à relancer sa carrière. Le 5 mars 2009, il avait annoncé qu’il entamerait ses dernières représentations scéniques à Londres en Angleterre, puis une série de 50 concerts dans la même capitale. Il devait faire des concerts s’étalant sur 3 ans et lancer un nouvel album, dans le cadre de son grand retour. Si Michael fut un grand chanteur qui a battu les records de vente de disques dans le monde, il fut également le chanteur qui a battu le record des plaintes. En août 1993, il est accusé d’abus sexuel sur mineur par un enfant de treize ans prénommé Jordan Chandler. Lui et la famille Chandler s’étaient rencontrés en 1992 et étaient devenus très amis. Par manque de preuve, un non-lieu est prononcé, mais Michael paie 22 millions de dollars pour voir la plainte retirée. En 2003, un autre gamin de 14 ans, Garvin Arvizo l’accuse d’avoir abusé de lui et de son frère cadet. Le 13 juin 2005, le jury du tribunal rend son verdict et ...
  • Identification avant élection : les Ivoiriens dans la tourmente (26/06/2009 publié dans : Politique ivoirienne )
                        A quelque cinq mois du premier tour de la présidentielle ivoirienne, les Ivoiriens ne savent pas à quoi s’en tenir dans le cadre de l’identification des populations et du recensement des électeurs. En effet, la Commission électorale indépendante (CEI) avait à maintes reprises, sonner la fin desdites opérations à Abidjan, la capitale économique, comme à l’intérieur du pays. Mais beaucoup d’Ivoiriens estimaient avoir été exclus, pour n’avoir pas été recensés. Des rallonges pouvaient donc leur être concédées. Ce qui fut fait. Mais malgré tout, une masse de personnes n’avait pu être prise en compte. Fallait-il les laisser sur le bord de la route et continuer sans eux ? Un peu plus de Six millions de personnes avaient déjà été recensées.  Le président Laurent Gbagbo avait souhaité qu’aucun Ivoirien ne se sente pas exclu de ces opérations, et qu’il fallait recenser les personnes jusqu’au dernier Ivoirien. Ses détracteurs lui avaient prêté des intentions inavouées. A savoir qu’il voulait encore une fois gagner du temps pour continuer à exercer le pouvoir d’Etat. Peut-on attendre jusqu’au dernier Ivoirien recensé, avant de dresser la liste définitive des électeurs ? Pas du tout. Faut-il attendre ceux qui traînent les pas à dessein ? Non également. Alors, il fallait tout arrêter pour poursuivre la marche vers l’organisation pratique des élections. Ce fut donc le cas. Mais entre temps, la dernière réunion du Cadre permanent de concertation (CPC) de l’Accord politique de Ouagadougou a décidé que les opérations soient prolongées jusqu’au 30 juin, délai de rigueur.   Pendant que lesdites opérations de rattrapage se sont déroulées à l’extérieur du pays, les populations de la région d’Abidjan elles, sont invitées du 24 au 30 juin prochain à ...
  • Sarkozy : la valeur intrinsèque plutôt que l’appartenance à un parti politique? (25/06/2009 publié dans : Politique internationale )
            Le gouvernement II du premier ministre français François Fillon est en place depuis hier. Le remaniement ministériel intervenu ces derniers jours, n’a pas créé trop de chamboulements. Les changements les plus importants concernent Michelle Alliot Marie (MAM), Rachida Dati, Rama Yade, et Frédéric Mitterrand. Comme une inséparable, Michelle Alliot Marie est considérée comme une « indéboulonnable » dans les gouvernements successifs français. D’abord à la Défense sous Jacques Chirac, MAM a su s’imposer à la tête d’un département généralement considéré comme « la chose des hommes ». En témoignent ses différentes visites aux troupes françaises basées en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, et partout ailleurs dans le monde en janvier 2005. Sa fermeté dans les actes, a fait d’elle un personnage rigoureux. Avec Sarkozy à la tête de la France, le portefeuille de l’Intérieur va échoir à MAM en juin 2007. Le remaniement de ce début de semaine fait d’elle, le garde des sceaux, détentrice du ministère de la Justice. L’ancienne locataire de ce département qui n’est autre que Rachida Dati rejoint Bruxelles. L’Européenne garde certainement un bon souvenir de son passage au gouvernement, puisqu’elle a eu un enfant alors qu’elle y était. Une grossesse qui avait fait couler tant d’encre et de salive. Doit-on comprendre son départ comme une incapacité à être à la hauteur de la tâche, ou une stratégie pour faire d’elle un pion pour l’Europe ? Seul, Sarkozy pourrait répondre à cette question. L’autre « africaine » du groupe, celle-là, bien aimée de Sarkozy, mais très casse-pieds, a été reconduite au gouvernement, même si elle a quitté le secrétariat d’Etat aux droits de l’homme, pour se voir confier le secrétariat d’Etat aux Sports, en remplacement de Bernard Laporte, l’ancien sélectionneur du XV de France (l’équipe nationale ...
  • Le proverbe du jeudi (25/06/2009 publié dans : Proverbe )
    « Si vous vous sentez trop petit pour pouvoir changer quelque chose dans ce monde, essayez de dormir avec un moustique… »   Vous vous sous estimez ? Que direz-vous du moustique qui est à peine visible ? Les pays africains qui, pour la plupart, se retrouvent à tendre la main, par complexe, aux pays riches, doivent se raviser et prendre leur destin en main. Car, alors que les pays pauvres d’Afrique surtout, et d’ailleurs, pensent qu’il faut que les pays riches leur viennent en aide, ne se rendent pas compte qu’ils sont aussi importants que ces pays riches. L’Afrique devrait en effet être fière de ses ressources et de ses acquis, convoités par l’Occident. En fait, l’Afrique a des potentialités que l’Occident n’a pas. Pourquoi se morfondre et se laisser complexer par ceux qui vivent et se développent grâce à l’Afrique ? On pourrait même dire que contrairement à l’idée que se font certains, c’est l’Europe qui est petit. Car, sans l’Afrique, où l’Occident trouverait-elle le diamant, le manganèse, la bauxite, le fer, l’uranium, l’or…, pour fabriquer ceci ou cela ? Feu le président gabonais Omar Bongo l’avait dit. « L’Afrique sans la France est comme une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique est aussi comme une voiture sans carburant ». L’Occident et l’Afrique se complètent. Il faut que le continent noir cesse d’être complexé. Il n’est pas un petit à côté du grand Occident. Il est aussi grand que la France, la Grande Bretagne, les Etats-Unis d’Amérique…, s’il le veut. Si l’Afrique pense qu’elle est petite, qu’elle cesse d’une même voix, de brader ses ressources à l’Occident. Elle verra…qui est petit.      
  • Visite dans l’ouest ivoirien : la désillusion de Gbagbo (24/06/2009 publié dans : Politique ivoirienne )
                            Le chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo voulait visiter toutes les régions sous contrôle de l’ex-rébellion. Pour démontrer non seulement que le pays est réunifié, mais aussi et surtout qu’il est le seul maître à bord. Malgré les difficultés liées à cette visite dans la région des Montagnes, la tournée dans la grande partie ouest du pays a eu lieu. Finalement. Du 8 au 20 juin derniers, il a parcouru la région des Montagnes d’abord, la région du Bafing ensuite, et la région du Denguélé enfin. Il a exhorté ses compatriotes au travail, tout en demandant aux populations de la dernière région visitée, de se considérer comme des Ivoiriens à part entière, puisqu’ils ont souvent été traités par des individus, d’étrangers, parce qu’ils sont proches de la Guinée. La tournée du président ivoirien Laurent Gbagbo s’est bien déroulée dans l’ensemble, sauf que la première étape, celle de la région des montagnes, a été l’une des plus mouvementées et des plus sinistres. En effet, le peuple Dan de l’ouest était opposé à l’arrivée de Gbagbo à Man, chef-lieu de région. Et pour cause, il était accusé d’être à la base de l’assassinat aux premières heures de la crise ivoirienne le 19 septembre 2002, de leur fils, l’ancien chef de l’Etat ivoirien, le général Robert Guéï, chef de la transition militaire de décembre 1999 à octobre 2000. Le corps de ce dernier, dont les parents voulaient de l’inhumation dans son village de Kabacouma, a été contraint à un ensevelissement à Abidjan. Pour des raisons qui étaient propres aux hommes du pouvoir. Toujours est-il que le peuple Dan ne voulait pas accueillir Laurent Gbagbo sans le corps de leur illustre fils. Mais finalement, les négociations ont permis des acquis qui ont rendu possible cette visite. Mais c’est justement, ...
  • Port du voile: pourquoi tant de frénésies en France ? (23/06/2009 publié dans : Politique internationale )
                                Le port du voile intégral refait surface en France. Nicolas Sarkozy, le président français a dit son opposition face à cette attitude de ceux qui arborent ce voile. Car, en France, c’est selon des spécialistes de la question, une minorité de musulmans, les salafistes, estimés à environ un peu plus de cinq mille personnes, hommes et femmes confondus, qui portent le voile intégral. Ce mouvement, dit-on, est relativement récent en France, et ses fidèles plutôt jeunes, c’est-à-dire âgés de moins de 35 ans. « Je veux le dire solennellement, la burqa ne sera pas la bienvenue en France », a déclaré le président Sarkozy devant le Congrès lundi à Versailles. Les mêmes spécialistes soulignent que le mot burqa est inapproprié en France, car il désigne spécifiquement le vêtement porté par les Afghanes. Le voile intégral, apparu en France, est plutôt connu sous le nom de niqab, porté par des musulmans intégristes, salafistes pour la plupart. Pour le président Sarkozy, les Français ne peuvent pas accepter dans leur pays, des femmes prisonnières derrière un grillage, coupées de toute vie sociale, privées de toute identité. Ce n’est pas l’idée que nous faisons de la dignité de la femme », a insisté le N°1 français. Pour qui, il nécessite la tenue d’un débat, un débat parlementaire s’entend, pour que tous les points de vue s’expriment. Déjà, de nombreux points de vue s’opposent au port du voile pour les mêmes raisons que celles évoquées par Sarkozy. Parmi eux, celui du député du Rhône André Gérin, qui a demandé une commission d’enquête parlementaire sur le port du voile. Mais il n’y a pas que lui. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, tenant d’un Islam modéré, jugeant les propos du président cohérents avec ...
  • Attention ! Toutes les Institutions de la République brûlent en Côte d’Ivoire (22/06/2009 publié dans : Politique ivoirienne )
             Les mois derniers, une partie de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique a brûlé. Suivie des bureaux du président de l’Assemblée nationale et de son secrétariat. Plus tard, les bureaux annexes du ministère de la Défense n’ont pas eux aussi été à l’abri des flammes, puisque tous les dossiers importants relatifs aux objets militaires ont été calcinés. Il y a à peine deux mois, le feu a failli s’emparer des bureaux de la Primature ivoirienne. Heureusement que là aussi, les soldats du feu ont été prompts, car l’irréparable serait arrivé. Il semble, puisque l’information n’a pu être vérifiée, qu’entre temps, des bureaux de la Présidence de la République aient également été menacés par des flammes. Samedi dernier, c’était au tour des bureaux du président du Conseil économique et sociaux qui sont partis en flamme. Avec eux, d’autres bureaux de ses plus proches collaborateurs. Et selon les informations en notre possession, les dégâts matériels seraient plus nombreux, si les sapeurs pompiers n’étaient pas intervenus promptement. Selon les premières enquêtes faites par les unités de recherche, l’incendie serait criminel. En attendant bien sûr, la fin des investigations. Au regard de la situation, il y a de quoi s’inquiéter pour la suite. Faut-il penser d’avance que la Cour suprême, le Conseil constitutionnel, et d’autres Institutions et ministères attendent leurs tour d’incendie ? On peut le penser, dans la mesure où cette tendance à l’incendie des Institutions inquiète de plus en plus. Toute chose qui laisse imaginer que l’on a quelque chose ou beaucoup à cacher. A qui ? Certainement à d’éventuels contrôleurs. Qui, sur place, pourraient trouver des traces de faux. Si c’est le cas, on peut penser que ceux qui se font passer pour des victimes, n’en sont réellement pas, et qu’ils pourraient être eux-mêmes, à la base de ce ...
  • Gabon : la guerre de succession fait rage (21/06/2009 publié dans : Politique africaine )
             Le président gabonais, décédé officiellement le 8 juin dernier, a été inhumé le jeudi 18 juin dernier dans l’intimité familiale, à Lewaï, dans son village natal, rebaptisé Bongoville, après son décès. Mais avant, pendant, et après l’hommage qui lui a été rendu le mardi 16 juin à Libreville, par les Gabonais et les amis du Gabon, une « guerre » de succession s’est engagée dans le pays. Les enfants du président gabonais et des membres de la classe politique luttent déjà, comme ils le peuvent, pour remplacer celui qui a passé un peu plus de 40 ans (1967-2009) de sa vie, au service d’une nation qu’on pourrait tout de même qualifier de prospère, eu égard aux ressources naturelles dont elle dispose. Si on pouvait penser que des caciques du parti au pouvoir le Parti démocratique gabonais (PDG) se désintéressaient du pouvoir d’Etat, ce n’est pas le cas chez les enfants de celui qui, en 1967, était le plus jeune président au monde (32 ans). En effet, depuis des années, son fils Ali Ben Bongo, actuel ministre de la Défense, a été aux côtés de son père, comme la fille, Pascaline, directrice de cabinet. Mais le père Bongo n’a pas eu le courage de livrer le pays à un de ses enfants, car, c’aurait été trop flagrant. Il a donc laissé faire la Constitution, qui a désigné comme intérimaire, la présidente du Sénat, Mme Rose Francine Rogombé, qui n’est autre qu’un membre influent du parti au pouvoir. Celle-ci, selon la Constitution gabonaise, doit organiser les élections en 30 jours, et au plus tard, en 45 jours. Mais avec la précision de ne pas se présenter à ces élections. La présidente intérimaire a donc jusqu’au 25 juillet, pour organiser ce scrutin spécial. On peut donc dire que les éventuels candidats n’ont plus assez de temps et qu’il faut aller très vite. Chacun entend mettre les moyens à sa disposition pour occuper le fauteuil ...
  • Intempéries à Abidjan : l’Etat propose un recasement des sans-abris (20/06/2009 publié dans : société )
                Après les intempéries de début juin à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, faisant 21 morts selon les autorités, et près d’une centaine de sans-abris, le gouvernement ivoirien a décidé de recaser les victimes, étant entendu que la fin des grandes pluies n’est pas pour demain. Mais le déguerpissement de ces quartiers précaires et ces bidonvilles perchés sur des collines est souvent critiqué par des organismes des droits humains, comme une violation des droits du même nom. En effet, si les organisations des droits de l’homme dénoncent ce fait, c’est parce que les déguerpissements ne sont très souvent pas suivis d’aides aux populations. Or, c’est un droit pour des déguerpis, d’être dédommagés, même si l’Etat le fait pour leur propre sécurité. Car, les dispositions de l’article 11 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels que la Côte d’Ivoire a signé et ratifié, recommande aux Etats parties, « de prendre toutes les mesures appropriées pour garantir à toute personne vivant sur leur territoire, un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, un vêtement et un logement suffisants, ainsi qu’une amélioration constante de ses conditions d’existence ». Ainsi, le gouvernement ivoirien a depuis mardi dernier, déclenché un plan, permettant au préfet d’Abidjan, de réquisitionner tous les services et organismes publics et privés, susceptibles de prêter aide et assistance en cas de catastrophe. Loger les populations, et de façon décente, est une des missions de l’Etat. Si, pour ne l’avoir pas fait, il y a eu mort d’hommes, l’Etat doit assumer son rôle, même si les mêmes drames se sont produits à un degré moindre en 2007 et 2008 sans avoir fait prendre conscience aux autorités. Et l’Etat ne doit pas prétexter des problèmes de trésorerie. Pour rien, l’Etat ne doit en ...
  • Le proverbe du week-end (20/06/2009 publié dans : Proverbe )
    « Quand le mauvais voisinage, en dépit des interventions extérieures pour ramener la paix et l’entente, se perpétue, c’est le quartier, voire le village qui se détruit, et avec lui, les mauvais voisins ».   Le Proche-Orient est aujourd’hui en proie à d’énormes tensions. Par la faute de l’Etat d’Israël. Qui a pollué l’atmosphère dans la région. Avec la Palestine, le Liban, l’Iran, Netanyahu et ses hommes ont entretenu des relations difficiles. Par un souci malsain de domination des peuples. Et l’entêtement du premier ministre israélien qui ne veut entendre raison devant le Pape Benoît XVI et le président américain Barack Obama, va perdre la région. Et nous ne sommes pas sûrs qu’Israël soit à l’abri des dommages que ses propres actions auront entraîné. « Il faut laisser à la Palestine, son indépendance. Il faut que cesse l’installation des colonies juives dans la Palestine », ne cessent d’encourager les deux hommes. Mais Netanyahu reste sourd aux conseils de deux des personnalités les plus respectées au monde. Et s’il continue, certes, le Proche-Orient va en pâtir, mais lui et Israël, n’ont sortiront pas indemnes, non plus.  
  • Attentats à la pudeur : si les murs des bureaux d’Abidjan pouvaient parler (19/06/2009 publié dans : société )
             Sale, répugnant, nauséabond, dégoutant, choquant. Autant de mots qui ne sauraient traduire la bêtise humaine, perpétrée par un couple de collègues dans son bureau à Abidjan. Lui, s’appelle Rigobert Ossepé né le 5 janvier 1956 à Treichville, ce n’est pas un enfant, et est le chef du département marketing et communication de la Caisse nationale d’épargne (CNE) où dame Zogbé Marie Laurence travaille comme stagiaire. Un film circule sur le net les concernant. Et avouons que ce n’est pas fameux. Les deux tourtereaux, tous mariés à des conjoints différents, dans des vidéos, entrelacés, se faisant l’amour. Nous vous épargnons ces images qui choquent et qui rabaissent. Ces ébats sexuels, notons-le, ont été filmés par l’homme qui, a dû égarer son portable. Malheur à eux. Toujours est-il que les vidéos se sont retrouvées sur le net et la presse ivoirienne s’en est fait l’écho. Bien entendu, l’époux de la dame qui avait des enfants, en a été choqué et a divorcé sur le champ, à en croire le journal. De même que les parents de Marie Laurence également choqués, ont saisi le procureur de la République qui, selon toujours le journal, a fait arrêter par la police judiciaire, et M.Rigobert Ossepé serait écroué. Et dame Zogbé, de tenter de se donner la mort, une fois l’affaire ébruitée, avant de demander pardon aux Ivoiriens, dans un courrier sur le net, où elle tente également de vaine façon, d’expliquer sans convaincre, ce qui lui est arrivé. Bien sûr, elle reçoit le soutienpuisque c’est de cela qu’il s’agit-, de certains internautes, mais évidemment quelques récriminations. D’aucuns estiment qu’il faut éviter de tirer à boulets rouges sur la jeune dame parce que comme elle le dit elle-même, le diable est partout et peut et induire en erreur ceux sur qui il se manifeste. D’autres par contre, pensent que c’est sa vie privée et qu’il faut ...
  • Le proverbe du jeudi (18/06/2009 publié dans : Proverbe )
    « L’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant ». El Hadj Omar Bongo Ondimba, président du Gabon de novembre 1967 au 8 juin 2009.   Cette citation du défunt président gabonais est sans commentaires. Même s’il faut ajouter que Bongo, à travers cette idée vient d’expliquer la notion de « Françafrique ». A la vérité, la France n’est rien sans ses colonies d’Afrique et bien d’autres pays africains. Comme les pays africains dont il est question là, ont pour tutrice la France, qui les soutient, les défend lorsqu’ils sont dans des impasses. L’or, la bauxite, le diamant, le manganèse, le pétrole et le gaz, le café et le cacao du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Tchad, de Centrafrique, du Congo, de la RDC… appartiennent à la France. Autant, l’armée française, les biens manufacturés de la France, sa technologie, ses écoles de formations, sont la propriété ( ?) de l’Afrique. On pourrait dire que la France et l’Afrique se complètent. Mais est-ce réellement une complémentarité ou une domination mal perçue ? Simple question.    
  • Niger : la révision de la Constitution sur fond de pratiques mystiques ? (18/06/2009 publié dans : Politique africaine )
                     Le président nigérien Mamadou Tandja veut d’un troisième mandat présidentiel. Toute chose qui va contre la Constitution du pays. Mais Tandja est prêt à aller jusqu’au bout, en faisant réprimer les manifestations de l’opposition, contre la reforme constitutionnelle qu’il entend opérer. Il a même fait dissoudre le parlement qui refusait de s’aligner. Il semble que la Cour constitutionnelle ne soit pas à l’abri d’une dissolution comme l’Assemblée nationale. Mais plus, il semble qu’il veuille aller au-delà.   En effet, au cours d’un rassemblement de l’opposition dimanche à Niamey, la capitale nigérienne, l’opposant et ancien compagnon de Mamadou Tandja, le colonel d’armée Moumouni Adamou Djermakoye, ex-président de la Haute Cour de Justice nigérienne a été balayé par la mort. On le sait, l’opposition politique et la plupart des Nigériens sont opposés à cette réforme constitutionnelle proposée par le président sortant. Et depuis un mois, les opposants au régime de Tandja font tout pour ne pas que ce référendum pour un changement constitutionnel aboutisse. Djermakoye était donc à ce rassemblement du Front de défense de la démocratie (FDD) pour soutenir ses compagnons et pour dénoncer la tenue du référendum. Et c’est là que Djermakoye est décédé. Les armes à la main, disent certains, au combat, disent d’autres. On le sait, celui qui a rendu l’âme, était un homme qui comptait au Niger. Militaire de formation, il a fait et défait des chefs d’Etat au Niger. Après maintes mésententes puis des réconciliations, il a fini par se brouiller avec Tandja au sujet de cette réforme de la Constitution dont il est à présent question.   Vu comme un adversaire politique de poids, le pouvoir, sans le faire au grand jour, est certainement en train de se frotter les mains. Une ...
  • Les relations entre Bongo et la Côte d’Ivoire (17/06/2009 publié dans : Politique africaine )
                                    Le chef de l’Etat gabonais El Hadj Omar Bongo Ondimba a quitté depuis le 8 juin dernier, la terre des hommes. Mardi dernier, les Gabonais et les amis du Gabon lui ont rendu hommage au cours d’une grande cérémonie à Libreville, la capitale du pays. Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique et d’Europe sont venus faire leurs adieux, à celui qui a travaillé étroitement avec eux, durant de longues années. Paul Biya du Cameroun, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Denis Sassou Nguesso du Congo dont il avait épousé la fille Edith Lucie, elle-même décédée récemment, mais aussi et surtout les dirigeants français que sont le président français Nicolas Sarkozy et son prédécesseur Jacques Chirac. Mais il a manqué à l’appel, le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire, qui s’est fait représenté par son premier ministre, Guillaume Soro et la première dame, Simone Ehivet Gbagbo. Le chef de l’Etat ivoirien est en tournée dans le pays profond. Une tournée programmée depuis des mois, reportée à plusieurs reprises, puis en cours à présent. On peut le comprendre. Même si d’aucuns estiment que Gbagbo devait être présent à Libreville. Mais là où on peut lui en vouloir, c’est quand il donne l’impression d’avoir été en de bons termes avec le défunt président. A maintes reprises, au cours de sa tournée, il est revenu sur les relations entre lui et Bongo. Il a expliqué par exemple, que l’ex N°1 gabonais lui avait été un soutien incommensurable lorsqu’il était dans l’opposition. Parce qu’au-delà de toute considération, Bongo aimait bien la Côte d’Ivoire. Il considérait Houphouët-Boigny, le père fondateur de la Côte d’Ivoire nouvelle, comme un père. Il a soutenu également Henri Konan Bédié, quand ce dernier a pris les rênes ...
  • Elections iraniennes : Ahmadinedjad remporte, l’Occident pas content (16/06/2009 publié dans : Politique internationale )
                 Le vendredi 12 juin dernier, les électeurs iraniens se sont massivement rendus aux urnes pour élire leur président. Plus de 80% de taux de participation, dit-on. Le sortant Mahmoud Ahmadinedjad était face à l’ancien premier ministre Mir Hossein Moussavi. Mais au final, l’opposant a pris une raclée. Selon les résultats officiels, le président sortant a été réélu avec 62,6%, contre 33,7% pour son rival, qui a demandé l’annulation du scrutin. Et depuis l’annonce des résultats, l’Iran, et Téhéran en particulier, est sous tension. Le pays connaît des violences qu’il n’avait vécues depuis dix ans. Les manifestations de l’opposition se multiplient dans la capitale, pour réclamer l’annulation du scrutin jugé frauduleux par les adversaires et leurs partisans, soutenus par les pays occidentaux. Le réformateur Moussavi crie à la fraude quand l’ultra conservateur Ahmadinedjad reste serein. Entre temps, la police disperse jour après jour les rassemblements de l’opposition. Il semble d’ailleurs que le Conseil des gardiens, composé de 12 religieux et experts de la loi coranique s’est dit prêt à un recomptage partiel des bulletins de vote. Des morts se suivent jour après jour, suite à ces vagues de violences entre forces de l’ordre et pro Moussavi. Mais des informations feraient état de ce que l’opposant a demandé à ses partisans de cesser les manifestations de violence, pour éviter des confrontations planifiées. Voici ce qui concerne la crise post-électorale en interne. En externe, les pays occidentaux, amenés par les Etats-Unis d’Amérique, froncent le visage. Les USA, la France, la Grande-Bretagne…ne sont pas du tout heureux de la victoire du conservateur Ahmadinedjad. Eux qui jugent, comme les opposants au pouvoir en place, frauduleux, le scrutin du 12 juin. C’est vrai, le président Obama a beau dire que ses efforts pour ...
  • L’Afrique célèbre sa diversité culturelle en Algérie (15/06/2009 publié dans : culture )
                            La première fois, le festival culturel panafricain (PANAF) s’était déroulé en Algérie en 1969, à l’initiative de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). Cette fois également, le festival culturel panafricain se tient encore à Alger, toujours à l’initiative de l’Union Africaine (UA) qui a pris la décision de confier à l’Algérie, l’organisation de ce deuxième festival, lors de la conférence des ministres africains de la culture à Nairobi en 2005, décision confirmée par le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Khartoum au Soudan en 2006. Ainsi, 40 ans après le premier, le second festival culturel panafricain aura lieu du 5 au 20 juillet 2009 à Alger.   L’annonce a été faite à Abidjan en Côte d’Ivoire pour informer les Ivoiriens et leurs autorités. Au cours d’une conférence de presse animée le jeudi 4 juin dernier à la résidence de Son Excellence Monsieur Sayeh Kadri, par une délégation algérienne, composée de Khelladi Tewfik, directeur général de la Radio algérienne et Mme Yahi Zéhira, chef de cabinet de Mme la ministre algérienne de la culture, ces deux personnalités ont donné des détails sur ce que sera le PANAF 2009. Selon la délégation, le premier festival était placé sous le signe de la libération d’une Afrique encore sous les souvenirs de la colonisation. Ce second festival quant à lui, est placé sous le signe de la renaissance de l’Afrique. Près de 8 000 artistes, intellectuels, créateurs, délégués, invités officiels et journalistes sont attendus à cette rencontre internationale du cinéma, de la littérature, du livre et des bandes dessinées, de l’art visuel, de la chanson et de la musique, etc. Mais ce qu’il y a lieu de faire remarquer, c’est que l’Algérie va accueillir au moins une ...
  • Cinéma : David Carradine, l’adieu du monde entier à un acteur multi dimensionnel (14/06/2009 publié dans : culture )
            L’acteur américain de cinéma, David Carradine s’en est allé le jeudi 4 juin dernier. Son corps sans vie a été retrouvé dans un hôtel de Bangkok, la capitale thaïlandaise, où il tournait « Strech », un film du réalisateur français Charles de Meaux. Son décès, dit-on, est survenu trois jours avant la fin du tournage. Carradine, 72 ans, est une star mondiale du cinéma qui a tourné plus d’une dizaine de films, dont le plus célèbre est Kung Fu. Un film dont il tenait le rôle principal et qui l’a révélé au monde entier. Dans ledit film, David Carradine s’appelait « Kwai Chang Ken ». Très serein, docile et pacifique dans cette série télévisée, il n’était pas moins doué dans l’art du combat et du Kung Fu. Non agressif, « Ken » était un protecteur, un défenseur des plus faibles et des plus vulnérables. Il n’attaquait jamais que quand il était attaqué. Sur les écrans des télévisions nationales, « Kung Fu » était l’attraction des adolescents et des jeunes qui tentaient, à travers les villes et villages, de l’imiter. Natif de Hollywood, il a débuté le cinéma à 28 ans dans le western intitulé « cinq mille dollars mort ou vif ». Mais c’est avec « Kung Fu » qu’il s’est fait une renommée au cinéma. Mariée cinq fois, David Carradine a été divorcée quatre fois, et vivait en Californie avec une certaine Annie Bierman, sa dernière compagne qu’il a épousée à Malibu en 2004. Dès l’annonce de sa mort, les premières informations qui ont couru sur les circonstances de sa disparition ont fait cas d’un suicide, puisque son corps sans vie a été retrouvé avec une corde autour du cou. « Une corde était attachée autour de son cou et une autre à son organe sexuel, et les deux étaient reliées ensemble, et pendues à la penderie », a déclaré le général Worapong Siewpreecha de la police métropolitaine de Bangkok. Mais par la suite, il a été révélé ...
  • Inondation : Encore 19 morts au moins en Côte d’Ivoire (13/06/2009 publié dans : société )
                                     Après les 19 morts de fin mars 2009 au stade Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, suite au premier tour des éliminatoires combinées de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en Angola et la Coupe du monde de football en Afrique du Sud, voici des inondations qui viennent endeuiller à nouveau la Côte d’Ivoire.   En effet, dans la nuit de jeudi à vendredi derniers, une grande pluie s’est abattue sur la capitale économique ivoirienne, faisant 19 morts. Toutes les communes d’Abidjan ont été touchées par ces torrents. Mais Yopougon, Abobo, Attecoubé, Cocody ont été les communes les plus touchées. A Yopougon, la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) a été inondée, avec ses milliers de prisonniers. Toujours à Yopougon, au quartier Banco I, des glissements de terrain ont fait selon les autorités, 12 morts, parmi les 19. A Cocody, aux quartiers Danga, Gobelet et à Attoban, il y a également eu des dégâts matériels et humains. L’eau a atteint un certain niveau, emportant des objets des habitations, à tel point que les populations se déplaçaient à bord de pirogues de fortune et de bouées de sauvetage.   Le ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro, a sillonné tous les lieux qui ont subit des dégâts. La MACA, au Banco II, à Attecoubé, à Abobo, et ailleurs, ont reçu le réconfort du gouvernement, avec la présence du ministre de l’Intérieur.   Mais, il est vrai que ce qui devait arriver est arrivé, mais il faut reconnaître que chacun a sa part de responsabilité dans ce qui arrive à la nation. Les habitations précaires grossissent dans l’anarchie, sous l’œil approbateur des autorités. Perchées sur des collines, ces habitations s’écroulent dès que les ...
  • Le proverbe du week-end (13/06/2009 publié dans : Proverbe )
    « Si devant les épreuves de la vie, vous parvenez à démontrer votre courage, la mort vous prouvera que rien, même le courage, ne peut lui tenir tête, et qu’il a le dernier mot », dit l’adage africain.   L’être humain, quel que soit sa couleur, son appartenance religieuse, son rang social, faiblit devant la mort. Même quand celle-ci n’intervient pas directement, elle crée une situation de détresse dans l’entourage ou chez les proches de celui que l’ange Gabriel, l’ange de la mort a frappé. Et qui vous soyez, vous en serez affectés. La douleur est si intense qu’elle n’a rien à avoir avec un marquage au feu, un violent coup qu’on vous administre, ou des maux de ventre ou de tête. Elle pénètre l’être humain, et s’accompagne de larmes, généralement pour évacuer la douleur, si forte. On l’a constaté au mois de mars dernier, avec le président gabonais El Hadj Omar Bongo Ondimba, lorsqu’il a perdu son épouse de 45 ans, Edith Lucie. Lui, à 73 ans, si courageux, si expérimenté par la force de la vie, était presqu’irrécupérable. Le tout puissant chef de l’Etat gabonais avait laissé transparaître son état d’homme choqué et abattu par le décès de son épouse. D’aucuns estiment que c’est cette douleur qui l’aurait précipité le 8 juin dernier. Même lui, qui a régné 41 ans à la tête du grand Gabon, avec la richesse, à profusion qu’il détenait, n’a pu empêcher la mort de s’en aller avec sa bien-aimée. Autant qu’elle, l’argent n’a pu l’empêcher lui-même, d’emprunter la voie des cieux. Avant lui, l’Ivoirien Houphouët-Boigny, les Français De Gaulle et Mitterrand, les Guinéens Sékou Touré et Lansana Conté, avaient fait de même. Même ceux qui, doublés de leurs fortunes et de leurs pouvoirs, se croyaient souvent indétrônables, sont partis… Pitié. Le monde ici bas n’est vraiment rien. Ah ! La mort est vraiment la fin de tout. Vous avez beau courir, vous irez buter contre ...
  • Le Gabon: que réserve l’après Bongo ? (12/06/2009 publié dans : Politique africaine )
          Le 23 décembre 2008, c’était le président guinéen Lansana Conté qui décédait après 24 ans de pouvoir. Le 2 mars 2009, le président bissau-guinéen, Joao Bernado Vieira, est assassiné. Le dimanche 7 juin dernier, de façon officieuse, le président gabonais Omar Bongo Ondimba a tiré sa révérence. La presse étrangère s’en était fait l’écho, avant que les autorités gabonaises ne viennent démentir l’information. Mais par la suite, elles devraient finalement annoncé le décès du second président du Gabon, El hadj Omar Bongo Ondimba, intervenu selon un communiqué officiel, le lundi 8 juin, c’est-à-dire le lendemain, à 14h30. D’une façon ou d’une autre, c’est qu’Omar Bongo est décédé, suite à son hospitalisation dans une clinique de Barcelone en Espagne, le mois dernier. Officiellement, il y était allé pour subir un bilan de santé. Mais des informations faisaient état d’un cancer que Bongo traînait depuis. D’aucuns affirment que le décès de son épouse Edith Lucie, le 14 mars dernier a précipité sa fin. La disparition de la fille du président congolais, Denis Sassou N’guesso qu’il avait épousée au début des années 1990, après son divorce d’avec la première, la chanteuse gabonaise, plus connue sous le nom de « Patience Dabany », l’a visiblement affecté. Si bien que celui qu’on appelait le doyen des chefs d’Etat africains, après le décès de l’Ivoirien Houphouët-Boigny, n’a pu supporter le choc de la perte de celle sur qui portait tout son espoir. En Afrique, on dit généralement qu’il a accompagné son épouse, ou que l’épouse a appelé son homme. Omar Bongo, faut-il le rappeler, est resté à la tête du Gabon durant 41 ans. Après avoir succédé au premier président Léon M’ba, décédé en novembre 1967, Albert-Bernard, devenu plus tard Omar, parce que musulman, a régné sans partage sur le Gabon. Après 73 ans de vie sur la terre des hommes, ...
  • Visite d’Etat endeuillée du président ivoirien à l’ouest du pays (11/06/2009 publié dans : Politique ivoirienne )
                                 Dans l’optique du retour de la paix et de la réconciliation dans le pays, le président ivoirien Laurent Gbagbo, après plusieurs tournées politiques dans les régions en zone sous contrôle de l’ex-rébellion, a entamé lundi une visite d’Etat dans la région des Montagnes, à l’ouest du pays. Visite qu’il poursuivra dans deux autres régions, à savoir, la région du Bafing avec comme chef-lieu, Touba, et celle du Denguélé, représentée par Odienné.   Mais que de désolations au cours de la première étape qui a pris fin le jeudi 11 juin 2009 à Man, chef-lieu de la région des Montagnes ! En effet, elle a été marquée par la mort subite, surprenante et mystérieuse, à 73 ans, de Denis Bra Kanon mercredi dernier à Man, à la résidence du président de la Cour suprême, originaire de la ville. Le défunt a succombé dit-on, d’un infarctus. Il avait été de la délégation qui a été le médiateur entre le chef de l’Etat et les parents du général Guéï qui fut chef de l’Etat entre le 24 décembre 1999, et le 24 octobre 2000. Il avait été assassiné aux premières heures de la crise ivoirienne le 19 septembre 2002, sous prétexte qu’il était à la base de l’attaque menée par des hommes en armes, contre les Institutions de la République. Depuis lors, ses parents pointent du doigt, le pouvoir du président Gbagbo, et refusaient de le recevoir dans leur région, si le corps de leur fils ne leur était pas rendu. Gbagbo qui tenait vaille que vaille à effectuer le déplacement de l’ouest montagneux, pour prouver que la paix est revenue et qu’il demeure l’unique président, et l’homme fort de la situation, a dû recourir à Séry Gnoléba et Denis Bras Kanon, tous deux anciens barons de l’ancien parti unique, le parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Pour ...
  • Le proverbe du jeudi (11/06/2009 publié dans : Proverbe )
      « Le bâton qui frappe un seul individu est plus ressenti sur un seul dos que si la rage des coups s’éparpille sur plusieurs dos »   Des militants de l’opposition réunie au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), réclament une candidature unique au sein des quatre partis politiques, pour affronter le candidat sortant, Laurent Gbagbo. Comme ça, selon eux, le parti au pouvoir sera étrillé au premier tour de la présidentielle prévue pour le 29 novembre 2009. Mais le risque serait grand, pour « la refondation », le parti au pouvoir, de dire avec les candidatures multiples, qu’elle a gagné au premier tour. Elle sera seule contre tous, et pas seule contre un. Et puis, gagner au premier tour serait trop prétentieux de la part du parti au pouvoir. Personne n’y croirait. Mais seule contre un candidat unique de l’opposition, la refondation peut dès 16 heures, s’autoproclamer vainqueur de l’élection, aidée par l’armée et ses jeunes dits « patriotes ». Ce qui lui sera difficile avec plusieurs candidats. Car, après le premier tour, il pourrait se surprendre à être troisième de la classe, alors, hors-course pour le second tour. Mais dans une confrontation directe, il fera tout pour arracher d’un coup, avec la force, la victoire à l’opposition.
  • Ces habillements qui dérangent… (10/06/2009 publié dans : société )
    Jupe ultra courte, pantalon taille basse, ras de fesse, décolletés rageurs, string… Collants, tissus moulants, Jupes ultra courtes, body, décolletés rageurs, chandails qui ne couvrent pas le ventre, strings, les ventres et fesses dehors avec des tatouages partout'… L’habillement des jeunes filles se dégrade de jours en jours. Elles exposent sans sourciller leur corps et se plaisent à attirer les regards avec des tenues plus osées et des vêtements qui frôlent la provocation. « Demoiselle s’il vous plaît, votre slip est dehors » chuchote une dame à l’oreille d’une jeune demoiselle dans un grand magasin du Plateau Abidjan. Son string débordait son pantalon jean. Toute chose qui suscitait des commentaires à son passage. « La tantie laisse ça. C’est la mode », rétorque la jeune fille avec un brin de fierté. Autre scène. Ce samedi de mai à la mairie d’Abobo. Soudain  des sifflements au milieu des gbakas  deviennent perçants. Le passage d’une jeune fille, la vingtaine révolue,  en jean noir avec le string bien en vue, sous un body qui laisse voir les poils de son pubis et les tatouages sur les raies de fesse, suscite des commentaires de jeunes apprentis de gbaka. Toute  chose qui ne semblait outre mesure déranger la jeune fille visiblement fière des réactions. Collants, tissus moulants jupes ultra courtes, body , décolletés, chandails qui ne couvrent pas le ventre, strings, le ventres et fesses dehors avec des tatouages partout L’habillement des jeunes filles se dégrade.  

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