Le
président nigérien Mamadou Tandja, au pouvoir depuis 1999, suite à l’assassinat du Colonel Ibrahima Baré Maïnassara le 9 avril de la même année, veut s’éterniser au pouvoir. Elu en novembre 1999,
puis réélu en décembre 2004, Tandja est au bout de ses deux mandats, comme le veut la Constitution du pays. Mais le chef de l’Etat nigérien ne veut pas se laisser faire. Il est décidé à
tripatouiller la loi fondamentale pour se tailler une posture de chef d’Etat à vie. Ainsi, comme ce fut le cas dans de nombreux pays africains déjà, il veut passer en force, après avoir tenté de
se donner bonne conscience. En effet, il avait sollicité en mai, l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle pour légitimer le référendum dont il veut se servir pour amender la
Constitution. Ni l’un ni l’autre n’a mordu à l’hameçon. Ce qui a occasionné la dissolution du Parlement, et le limogeage des sept magistrats de la Cour constitutionnelle qui avaient rendu le 12
juin, un avis négatif.
Finalement, le président Tandja a décidé d’agir unilatéralement. C’est-à-dire, de gouverner par des
décrets. Et c’est un décret dont il s’est servi qui lui permet de confirmer le vendredi 3 juillet dernier, la tenue d’un référendum sur son projet de révision constitutionnelle à la date du 4
août prochain.
« Au terme d’une décision du président de la République, le
corps électoral est convoqué le mardi 4 août 2009 à l’effet de procéder par voie référendaire, à l’adoption du projet de Constitution de la sixième République », a annoncé le gouvernement dans un communiqué.
Tandja, qui s’est arrogé les pleins pouvoirs le 26 juin dernier, justifie la réforme institutionnelle par
la nécessité de répondre à l’appel de la population qui, selon lui, attend de lui, qu’il [...]
Après Le Caire en Egypte, le 4 juin dernier, où le président américain Barack Obama a tendu la main au monde
musulman dans un discours responsable et unificateur, le premier président afro-américain de l’histoire remet ça. En effet, il sera à Accra au Ghana, les 10 et 11 juillet prochain. Le président
américain visitera Accra, la capitale du Ghana, où il sera accueilli par son homologue ghanéen, John Atta Mills, vainqueur des dernières élections présidentielles. Les sujets de coopération
bilatérale et de géopolitique sous régionale africaine devront constituer l’essentiel des entretiens. Pourquoi le Ghana, et pas un autre pays anglophone ? S’interrogent certains. Le Ghana, on
le sait, est un pays stable depuis un certain nombre d’années. Non seulement le pays compte parmi les exemples de démocratie en Afrique, mais aussi et surtout un exemple de développement
socio-économique qui laisse à espérer. Les années indépendances avaient été particulièrement fastes pour le pays, grand producteur de café et surtout de cacao, mais également un sous-sol riche en
minerais. Les années 70, contrairement aux précédentes, ont imposé la récession au pays, qui va connaître des problèmes politiques et économiques. Dans une instabilité politique et économique, le
Ghana entrera dans les années 80 avec des coups d’Etat militaires, jusqu’à celui de Jerry Rawlings. Comparativement aux autres Etats en bonne santé financière, le Ghana était comme la dernière de
la classe. « Il est tombé comme Ghana cacao », entendait-on dire. Pour dire que le Ghana qui faisait partie des premiers producteurs de cacao, avait vu sa production baisser
considérablement, à cause de la crise. Mais Rawlings mettra les points sur les i. Il va contribuer à redresser le pays, jusqu’à rendre le tablier après des années de travaux intenses. Suite à des
élections claires et transparentes, John Kufuor va prendre le pouvoir, l’exercer pendant deux mandats, avant de le céder, pour [...]
Le 13ème sommet de l’Union africaine (UA), s’est ouvert mercredi à Syrte, dans le centre de la
Libye. C’est le guide libyen, Mouammar Kadhafi qui a ouvert les travaux de ce sommet, en sa qualité de président en exercice de l’UA. De grands noms étaient annoncés à l’ouverture de ce
13ème sommet. Le président réélu d’Iran, Mahmoud Ahmadinedjad, le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, le président égyptien Hosni Moubarak qui devrait s’exprimer en
ouverture, et le président brésilien Lula Da Silva.
Au final, c’est le président brésilien qui a répondu à l’appel des Africains. Celui d’Iran n’a pu
effectuer le déplacement de Syrte qui est confronté à une contestation de son opposition, amenée par Mir Hossein Moussavi. Le président du Conseil italien prépare le sommet du G8 qui doit se
tenir la semaine prochaine à L’Aquila, mais il a annulé sa participation à la suite du déraillement dans la nuit de lundi à mardi d’un train de marchandises et de l’explosion d’un wagon-citerne
rempli de gaz de pétrole liquéfié (GPL) qui ont fait au moins 16 morts à Viareggio, en Toscane, dans le nord de l’Italie. Mais l’un des grands absents, c’est le président Moubarak, l’Africain.
L’agence de presse officielle MENA qui avait rapporté l’information, n’a avancé aucune raison.
Pour la participation du président iranien, des informations font état de ce que plusieurs délégués
étaient agacés que le dirigeant libyen ait invité Ahmadinedjad sans consulter les instances dirigeantes de l’UA. Vrai ou faux ? Ce qui est certain, c’est que le N°1 iranien n’a pas quitté
Téhéran. Peut-être qu’il était informé du courroux de ces Africains ; ce qui l’a dissuadé à venir à Syrte. Mais il semble que Kadhafi qui soutient Ahmadinedjad dans le bras de fer qui [...]
Comme Blaise Compaoré du Burkina Faso pour la Côte d’Ivoire, le président sénégalais Abdoulaye Wade est
intervenu en sauveur chez le voisin mauritanien.
Alors que l’auteur du coup d’Etat militaire du 6 août 2008, le général Mohamed Ould Abdel Aziz entendait
organiser les élections le 6 juin 2009, la violence et la contestation avaient gagné le pays. L’opposition et une majorité de députés s’étaient en effet élevés contre la décision du chef de
l’Etat putschiste, d’organiser les élections à cette date, mais aussi contre sa décision (celle du général), de se présenter comme candidat à ce scrutin. Les manifestations publiques de
l’opposition et les mouvements de soutien s’alternaient à Nouakchott, la capitale mauritanienne, paralysant toutes les activités. Entre pro-putschistes et anti-putschistes, la guerre des mots et
des défis faisait rage. De plus, la police était mise à rude contribution, pour disperser les manifestations de l’opposition et mater de l’opposant.
Les anti-putschistes, visiblement plus nombreux, reprochaient au général Ould Abdel Aziz, chef de la junte
militaire, d’avoir assassiné la démocratie en évinçant du fauteuil présidentiel, le président démocratiquement élu en mars 2007, Sidi Ould Cheick Abdallahi, et de vouloir accaparer le pouvoir,
imposant une dictature, comme l’avait fait jusqu’en 2005, l’ancien président Ould Taya. Pour nombre d’observateurs de la scène politique mauritanienne, le général Mohamed Ould Ely Vall qui a
renversé Ould Taya en 2005, a été l’initiateur d’une vraie démocratie qui a permis l’élection du civil Sidi Ould Cheick Abdallahi. C’est pourquoi, quand Dakar a voulu jouer les médiateurs entre
les parties opposées dans la crise mauritanienne, le président déchu d’août 2008, a refusé toute médiation le [...]
Le
président gabonais, décédé officiellement le 8 juin dernier, a été inhumé le jeudi 18 juin dernier dans l’intimité familiale, à Lewaï, dans son village natal, rebaptisé Bongoville, après son
décès.
Mais avant, pendant, et après l’hommage qui lui a été rendu le mardi 16 juin à Libreville, par les
Gabonais et les amis du Gabon, une « guerre » de succession s’est engagée dans le pays. Les enfants du président gabonais et des membres de la classe politique luttent déjà, comme ils
le peuvent, pour remplacer celui qui a passé un peu plus de 40 ans (1967-2009) de sa vie, au service d’une nation qu’on pourrait tout de même qualifier de prospère, eu égard aux ressources
naturelles dont elle dispose.
Si on pouvait penser que des caciques du parti au pouvoir le Parti démocratique gabonais (PDG) se
désintéressaient du pouvoir d’Etat, ce n’est pas le cas chez les enfants de celui qui, en 1967, était le plus jeune président au monde (32 ans). En effet, depuis des années, son fils Ali Ben
Bongo, actuel ministre de la Défense, a été aux côtés de son père, comme la fille, Pascaline, directrice de cabinet. Mais le père Bongo n’a pas eu le courage de livrer le pays à un de ses
enfants, car, c’aurait été trop flagrant. Il a donc laissé faire la Constitution, qui a désigné comme intérimaire, la présidente du Sénat, Mme Rose Francine Rogombé, qui n’est autre qu’un membre
influent du parti au pouvoir.
Celle-ci, selon la Constitution gabonaise, doit organiser les élections en 30 jours, et au plus tard, en
45 jours. Mais avec la précision de ne pas se présenter à ces élections.
La présidente intérimaire a donc jusqu’au 25 juillet, pour organiser ce scrutin spécial. On peut donc dire
que les éventuels candidats n’ont plus assez de temps et qu’il faut aller très vite. Chacun entend mettre les moyens à sa disposition pour occuper le [...]
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