Un avion spécial de la compagnie Air Algérie s'est envolé mercredi vers la capitale jordanienne d'Amman sur instruction du président Abdelaziz Bouteflika, pour rapatrier les 32 ressortissants algériens interpellés par les autorités israéliennes lors de l'interception de la "Flottille pour la paix" à destination de Gaza lundi, selon l'agence de presse officielle APS. Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a précisé que les intéressés, libérés vers 4h du matin, étaient arrivés "sains et saufs" en Jordanie. Il a souligné au passage "les efforts déployés par l'Algérie auprès des gouvernements de certains pays amis, dont les gouvernements jordanien, turc et égyptien". Les ressortissants algériens, qui sont "en bonne santé (mis à part un blessé léger dont le cas ne présente pas de gravité), ont été accueillis par l'ambassadeur d'Algérie en Jordanie au niveau du poste frontalier du pont du roi Hussein", selon un communiqué du ministère. "Les dispositions nécessaires sont prises en vue de leur rapatriement, le plus tôt possible, vers l'Algérie." Source : AP
Des affrontements entre l'armée somalienne et des miliciens islamistes Al Chabaab ont fait onze morts dans un quartier nord de Mogadiscio, apprend-on de source médicale. Les Chabaab (Jeunesses), proches d'Al Qaïda, cherchent à conserver le contrôle du nord de la capitale somalienne, ce qui leur permet de pilonner aisément le complexe du palais présidentiel, appelé Villa Somalia. Les forces gouvernementales ne contrôlent qu'une petite partie de la ville et doivent se battre pour tenter de gagner du terrain dans le nord de Mogadiscio. Selon cette source médicale, onze civils ont été tués et 48 autres blessés dans les combats de la matinée. La plupart des victimes vivent dans le quartier de Kaaran, théâtre de lourds échanges d'artillerie entre les deux camps. Les affrontements, toujours d'après cette source, se poursuivent à l'heure actuelle et devraient faire de nouvelles victimes. Selon la population, l'armée est appuyée par les soldats de la paix de l'Union africaine équipés de véhicules de transport blindés. En mai, les Chabaab avaient affirmé s'être emparés de la Villa Somalia. Source : Reuters
Trois mois après la visite de Nicolas Sarkozy à Kigali qui avait scellé la réconciliation franco-rwandaise, Paul Kagamé rend la politesse au président français par sa présence à Nice. C'est la première fois que le président rwandais, dont le régime autoritaire met en cause la responsabilité de la France dans le génocide des Tutsis de 1994, assiste à un sommet Afrique-France. Kigali avait rompu avec Paris en novembre 2006 pour répliquer aux accusations du juge Bruguière visant le président Kagamé dans l'attentat contre l'avion de son prédécesseur, Juvénal Habyarimana qui, le 6 avril 1994, a marqué le début du génocide. Jadis très hostile à la France, le président Kagamé est à Nice et tient à le faire savoir. Lundi 31 mai, avant même l'ouverture du sommet, il a répondu aux questions du Monde, du Figaro et de Libération. Alors qu'il a choisi, à l'automne dernier, de faire adhérer son pays au Commonwealth, il semble vouloir aujourd'hui se rapprocher de la France pour compenser le désamour dont il fait l'objet dans le monde anglo-saxon. Les Etats-Unis qui, ces dernières années, ne tarissaient pas d'éloge sur les réussites économiques du Rwanda et sur sa stabilité, ont changé de ton à l'approche de l'élection présidentielle prévue le 9 août. Plusieurs candidats ne parviennent pas à se faire enregistrer. La secrétaire d'Etat adjointe chargée de l'Afrique , Johnnie Carson, a récemment stigmatisé, à l'approche du scrutin 'une série d'actions inquiétantes prises par le gouvernement du Rwanda, qui constituent des tentatives de restreindre la liberté d'expression'. Comment répondez-vous à ces critiques des Etats-Unis ? Ces propos ont été grossis démesurément et font sans doute allusion à la question de l'enregistrement des candidatures. C'est un processus qui obéit à des lois rwandaises. A l'étranger, on peut avoir une interprétation différente que nous ne partageons pas. Les élections vont avoir lieu de façon libre, transparente et pacifique, même si certains veulent […]
Le président Nicolas Sarkozy a de nouveau plaidé pour une meilleure représentation de l'Afrique au sein des instances internationales lors de son discours de clôture du XXVe sommet Afrique-France, mardi à Nice. "Sur l'échec de l'Afrique se construira le désastre de l'Europe, et sur le succès de l'Afrique se construira la croissance, la paix et la stabilité de l'Europe, et pas simplement sur la question de l'immigration, sur toutes les autres questions", a déclaré le président français. Le chef de l'Etat a une nouvelle fois plaidé pour l'entrée de l'Afrique parmi les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (qui réunit actuellement la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie). "C'est une anomalie, c'est une injustice, c'est une source de déséquilibre", a-t-il martelé. "Ensemble, la France, l'Afrique et l'Europe, nous allons remédier à cet état de faits", a-t-il déclaré, applaudi par les chefs d'Etat et de gouvernement africains. Par ailleurs, à Nice, "nous avons parlé de toutes les questions difficiles de la sécurité", s'est-il félicité. "Nous avons décidé (...) que sur 2010-2012, nous allons consacrer 300 millions d'euros à former 12.000 soldats africains". M. Sarkozy a aussi évoqué la "question centrale" des "financements innovants", préconisant un système de "taxation des mouvements financiers". Source : AP
Le parquet de Paris a annoncé vendredi l'ouverture d'une information judiciaire sur un attentat commis le 8 janvier dernier en Angola contre l'équipe de football du Togo, qui a fait deux morts et treize blessés. Cette procédure ouverte pour "association de malfaiteurs, assassinats et tentative d'assassinats", le tout "en relation avec une entreprise terroriste" vise un mouvement d'opposition angolais, qui a revendiqué l'action, le Front de Libération de l'Etat du Cabinda-Position Militaire. Son secrétaire général, Rodriguez Mingas, qui réside à Paris, "serait de nationalité française et domicilié en France", ce qui fait que la justice française est compétente juridiquement pour engager des poursuites, dit le parquet. Il est susceptible d'être arrêté. Le procureur de Paris a agi à la suite d'une plainte de l'Angola déposée le 26 avril. Deux juges d'instruction du pôle antiterroriste sont désignés pour enquêter, Christophe Teissier et Edmond Brunaud. L'attaque était survenue à l'occasion de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), épreuve qui se tenait en Angola et où l'équipe du Togo se rendait en autocar. Des hommes avaient ouvert le feu sur l'autocar alors qu'il venait de pénétrer dans l'enclave de Cabinda, séparée géographiquement du reste de l'Angola, en provenance du Congo, où les Togolais s'étaient préparés. L'entraineur adjoint et l'attaché de presse avaient été tués par balles. L'équipe du Togo a renoncé ensuite à participer à l'épreuve. Source : Reuters
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