Véritable pacte d’amour que celui établi entre la Chine et l’Afrique. Ils n’ont pas menti, ceux qui estiment que la Chine est en train d’occuper petit-petit, la place des pays colonisateurs (la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne et le Portugal…) auprès des Etats colonisés d’Afrique. En témoignent les réalisations pharaoniques de la Chine en Afrique. Routes, ponts, infrastructures sportives, …, tout y passe. Et presque gratuitement. Ce qui a fait dire au Premier ministre chinois à l’ouverture de ce Forum de Charm-El-Cheikh, que « ceux qui pensent que la Chine est présente en Afrique pour des intérêts, se trompent ». « Nous ne visons que le développement de l’Afrique », a indiqué Wen Jiabao. Le Forum Chine-Afrique, auquel participent une cinquantaine de pays, s'est ouvert dimanche, pour deux jours à Charm el-Cheikh (Egypte), avec l'ambition de renforcer une coopération économique en plein essor entre le géant asiatique et le continent africain. Le président égyptien Hosni Moubarak a inauguré cette quatrième conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine en présence de plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement, dont le Premier ministre chinois Wen Jiabao, les présidents soudanais Omar el-Béchir et zimbabwéen, Robert Mugabe. Dans son allocution, M. Moubarak a qualifié de « nouvelle étape » et d' « important pas en avant » cette réunion visant à renforcer « la paix, la sécurité et la croissance » et à « approfondir la coopération entre la Chine et l'Afrique ». Mais « le chemin reste long » avant la réalisation des objectifs africains, a tenu à souligner M. Moubarak. Cette manifestation triennale, dont la première édition s'est tenue en 2000 à Pékin, traduit les ambitions et appétits économiques de la Chine, première des puissances émergentes, avide en métaux et pétrole dont l’Afrique regorge. Selon les statistiques officielles chinoises, les investissements directs chinois sur le continent africain sont passés de 491 millions de
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Par Denis-Zodo
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L’opposition guinéenne a remis ses propositions au médiateur de la crise, le chef d’Etat burkinabé Blaise Compaoré, mercredi dernier à Ouagadougou. Les forces vives suggèrent, notamment, la mise en place d’une autorité de transition pour une durée de six mois. Cependant, elles souhaitent toujours le départ du chef de la junte, le capitaine Dadis Camara, et la dissolution du Conseil national pour la démocratie et le développement. Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise guinéenne, a reçu des forces vives un document de huit pages comportant des propositions de sortie de crise mercredi dernier à Ouagadougou. L’opposition réclame, selon afric.com, sans surprise, le départ de Moussa Dadis Camara et la dissolution de la junte militaire au pouvoir, mais contre toute attente, entend entamer des négociations directes avec le chef d’Etat guinéen et le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD). « A travers la médiation du président Blaise Compaoré, nous avons accepté de dialoguer avec la junte, dans le but de sortir de la situation d’aujourd’hui », a déclaré le porte-parole des Forces vives, Jean-Marie Doré, à l’issue de la rencontre avec le médiateur. Après les tueries du 28 septembre dernier, les opposants avaient rejeté toute discussion avec le CNDD. Mais la médiation de Compaoré a permis de changer la donne. L’opposition réclame, pour l’essentiel, dans le document remis au facilitateur, la mise en place d’une autorité de transition pour une période de six mois, avec un chronogramme électoral et le règlement de la question de l’éligibilité. « On a proposé un calendrier. On pense que la transition pourrait durer six mois, à partir de la mise en place de la nouvelle autorité de la transition », a indiqué l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo. « Je pense que ce sont des propositions à la fois constructives et intéressantes pour la suite de ma mission », s’est réjouit le président Blaise Compaoré. En
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Par Denis-Zodo
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Maputo, la capitale mozambicaine n’avait pas réussi à mettre d’accord en août dernier, les quatre leaders politiques de Madagascar. Mais à Addis-Abeba, la sagesse a habité les protagonistes de la crise malgache, au bout de quatre jours de négociation intense. Cette fois, c’est Marc Ravalomanana, le prédécesseur de l’actuel chef de l’Etat qui faisait blocage. Il ne voulait pas voir son jeune successeur diriger le pays qu’il lui a arraché de force en le chassant du pouvoir. Mais Rajoelina qui avait entre temps mis de l’eau dans son vin, retournant à la table de négociation et faisant des concessions, ne voulait pas lui non plus lâcher prise. La haute autorité de transition ne devait pas lui échapper, car estimait-il, elle lui revenait de droit. « Ce n’est pas négociable », déclarait-il au sortir des premiers jours des discussions d’Addis-Abeba. Mais Ravalomanana finit par l’admettre. Les dirigeants politiques de ce pays parviennent ainsi, finalement, -ce n’est pas tôt- à un accord sur le partage de pouvoir. Andry Rajoelina demeure chef de l’État, mais encadré par deux co-présidents au sein d’un Conseil présidentiel. Cette information a été livrée au quatrième jour des discussions par Rajoel lui-même, aux journalistes. Les dirigeants politiques malgaches ont pu surmonter l’obstacle de la représentativité des différentes mouvances à la tête de la Haute autorité de Transition, estime lexpress.mu d’Antananarivo. Andry Rajoelina garde son poste de chef de l’Etat. Il présidera un conseil présidentiel au sein duquel il sera encadré par Fetison Andrianirina, un proche du président de Marc Ravolomanana et Emmanuel Rakotovahiny, un proche de l’ancien président d’Albert Zafy. C’est vers 22 heures, le vendredi 6 novembre que la nouvelle a été annoncée à l’issue de la quatrième journée de négociations à Addis-Abeba. Les représentants des mouvances politiques malgaches y étaient en discussions sous l’égide du Groupe International de Contact (GIC), mené
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Par Denis-Zodo
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Trente-six personnes au moins ont été tuées et des dizaines d'autres blessées en trois jours de combats dans des villes du sud et du centre de la Somalie, rapporte un groupe local de défense des droits de l'homme, cité par l’agence de presse Reuters. Des combats ont opposé les forces gouvernementales à un groupe rebelle à Baladweyne (centre), les deux principaux mouvements insurrectionnels se sont affrontés dans le Sud et un accrochage a éclaté entre la police de la région semi-autonome du Puntland et des soldats. Dans l'enclave sécessionniste du Somaliland (nord), l'explosion d'une bombe a causé la mort d'un officier de l'armée et blessé un de ses gardes du corps dimanche, a-t-on déclaré de source gouvernementale. A Mogadiscio, la capitale, la police a rapporté que les gardes du corps du président s'étaient enfuis avec un véhicule qu'ils ont ensuite vendu sur le principal marché aux armes, qui est contrôlé par des insurgés. "Au moins 36 personnes sont mortes et 175 autres ont été blessées à Mogadiscio, à Galkayo et dans la région de Bakool au cours des trois derniers jours", a déclaré Ali Yasin Gedi, vice-président du groupe de défense des droits de l'homme Elman. La Somalie est enfoncée dans le chaos depuis près de deux décennies et peu de signes laissent espérer que la dernière tentative en date pour y établir un gouvernement central soit plus fructueuse que les quatorze qui l'ont précédée depuis 1991. Les pays occidentaux redoutent que plus l'anarchie se prolonge dans ce pays, plus les rebelles accusés de liens avec Al Qaïda ne s'enracinent dans la région et au-delà. Selon des représentants du gouvernement et des habitants, huit personnes ont été tuées et 16 autres blessées vendredi lors de combats qui ont vu l'armée gouvernementale évincer des insurgés du groupe Hizbul al Islam de la ville de Baladweyne. Vendredi également, des combats entre le Hizbull al Islam et al Chabaab - mouvement lié à Qaïda selon Washington - se sont soldés par trois
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La communauté internationale accentue les pressions pour que le président autoproclamé de Guinée abandonne le pouvoir après le massacre de Conakry le 28 septembre. Dégage. Voilà en résumé le message unanime envoyé, dans des termes certes plus diplomatiques, par la communauté internationale au chef de la junte au pouvoir en Guinée, Moussa Dadis Camara. Même la Chine, qui prévoirait, selon le Financial Times, de financer pour sept milliards de dollars de projets miniers, pétroliers et d'infrastructures dans le pays au cours des prochaines années, n'a pas fait entendre de discordances. «Nous avons dit clairement dans les discussions, tant à Washington qu'à Conakry, que la junte actuelle conduite par le capitaine Dadis Camara doit quitter le pouvoir et ouvrir la porte à des élections légitimes afin que puisse se former un gouvernement légitime, dûment élu par le peuple de Guinée», a indiqué mercredi Philip Crowley, un des porte-parole du département d'Etat américain. Washington réclame également «une enquête internationale sur les récents événements ayant abouti à la mort de plus de 150 personnes», a-t-il poursuivi en allusion au massacre du stade de Conakry le 28 septembre. «Crime contre l'humanité» Le même jour, l'Union Européenne, par la voix du Commissaire européen en charge du développement et de l'aide humanitaire, Karel de Gucht, a explicitement qualifié de «crime contre l'humanité» la répression de la manifestation de l'opposition. S'exprimant en marge d'une réunion sur les question de paix et de sécurité en Afrique entre l'UE et l'Union Africaine à Addis-Abeba, l'ancien ministre belge des Affaires Etrangères a insisté sur la nécessité de justice : «il y a une idée de principe qui est que, partout, quand il se passe un crime contre l'humanité, ces crimes soient jugés (...) La justice internationale doit être universelle, sinon elle perd sa crédibilité». Dans un communiqué commun, l'UE et l'UA ont exprimé
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Par Denis-Zodo
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