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Politique ivoirienne

Jeudi 5 novembre 2009
                            La Commission électorale indépendante (CEI) mise sur pied pour gérer le processus électoral a du 26 août au 16 octobre 2009, reçu les dossiers de candidature des éventuelles personnalités désireux de briguer la magistrature suprême en Côte d’Ivoire. Avec bien entendu, une liste de documents bien définie que 20 candidats ont déposé en bonne et due forme, même si certains, selon les informations en notre possession, n’ont pu faire face aux 20 millions de FCFA de cautionnement. Parmi ces documents ne figurait pas « une attestation de régularité fiscale ou tout autre document permettant de s’acquitter de ses impôts ». Mais voilà que depuis quelques jours, le Conseil constitutionnel que préside depuis peu Paul Yao N’dré, un proche du chef de l’Etat ivoirien, demande ce dernier document à joindre au dossier déjà versé à la CEI et transmis au Conseil constitutionnel après réception. Après plusieurs tours et des « considérant que », dignes du monde juridique, le Conseil constitutionnel qui a entre ses mains les documents des candidats, a ajouté, à l’issue de sa rencontre du 28 octobre dernier, cette attestation de régularité fiscale au nombre des dossiers de candidature. Et de préciser que « les candidats sont invités à compléter leurs dossiers au plus tard le mardi 10 novembre 2009 à 16 heures ». Toute chose qui reste incompréhensible pour le commun des Ivoiriens, notamment pour ceux de l’opposition qui trouvent suspecte une telle décision…de dernière minute. Ils voient dans cette décision et cette précipitation de dernière minute, un complot pour écarter des candidats de poids. Et pour prouver que le combat mené par le Conseil constitutionnel est un faux combat, voici ce qu’en dit le Nouveau Réveil, le journal proche du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), l’ancien parti unique, au pouvoir de 1960 à 1999. « La CEI et la Direction générale des impôts avaient déjà abordé le sujet quant à la nécessité ou non de joindre une attestation […]
Par Denis-Zodo
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Mardi 3 novembre 2009
                    Le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté une résolution, la 1572, le 15 novembre 2004, « pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert direct ou indirect à destination de la Côte d’Ivoire, depuis leur territoire ou par leurs nationaux, ou au moyen d’aéronefs immatriculés sur leur territoire ou de navires battant leur pavillon, d’armes et de tout matériel connexe, notamment d’aéronefs militaires et autres matériels provenant ou non de leur territoire, ainsi que la fourniture de toute assistance, conseil ou formation se rapportant à des activités militaires ». En fait, le  4 novembre 2004, la partie gouvernementale avait violé le cessez-le-feu en vigueur, bombardant la zone sous contrôle de l’ex-rébellion, pour obliger celle-ci à désarmer et à libérer la moitié nord du pays qu’elle occupait depuis septembre 2002. Et dans ses ciblages, un sukhoï de l’armée ivoirienne dépose le 6 novembre 2004, ses tonnes de munitions sur le lycée Descartes de Bouaké, le fief de l’ex-rébellion, faisant 9 morts dans les rangs des soldats et une quarantaine de blessés, puis un civil américain qui y était allé se réfugier. Aussitôt fait, la France réagit, endommageant toute la flotte militaire ivoirienne. L’Union africaine s’auto saisit du dossier et demande à l’ONU de statuer sur le cas de la Côte d’Ivoire. Le Conseil de Sécurité s’exécute et la résolution 1572 est votée à l’unanimité de ses 15 membres. On pensait que le processus de paix suivait son cours et courrait à sa fin, lorsque l’information du réarmement des deux camps nous est parvenue le mardi 27 octobre dernier. « Les parties (le sud gouvernemental et le nord rebelle) se réarme ou se rééquipent en matériel militaire, malgré l’embargo », indiquait le rapport dressé par le groupe d’experts de l’ONU, chargé de surveiller l’application des sanctions imposées à la Côte d’Ivoire. Le groupe estime que « l’économie du nord du pays ressemble davantage à un système mis sur pied par des seigneurs de la […]
Par Denis-Zodo
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Dimanche 1 novembre 2009
      Longtemps, le chef de l’Etat ivoirien avait dit sa volonté d’aller le plus vite possible aux élections. Mais que de report après ces déclarations tonitruantes ! On avait tous cru que le 29 novembre 2009, proposé par la Commission électorale Indépendante (CEI) et accepté par le gouvernement ivoirien serait pour une fois respecté. Que non ! C’est  un secret de polichinelle, mais les autorités ivoiriennes ne feront rien pour respecter leurs engagements, à l’allure où vont les choses. Car, en un mois, tant de tâches ne peuvent être accomplies, surtout que la liste électorale provisoire fait actuellement l’objet de discorde entre le pouvoir et l’opposition, et attend d’être publiée. Puisqu’ils sont certains de ne pas pouvoir respecter leur parole, le président ivoirien et ses proches trouvent déjà des excuses. « On peut fixer une date pour faire quelque chose mais avec la réalité du terrain, on peut ne pas la respecter », a avoué Laurent Gbagbo jeudi, devant les médecins militaires en conclaves à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne. Et pourtant, quelques heures plus tôt, en conseil des ministres, il affirmait dans la même ville, que à la CEI de demander un report de l’élection, si celle-ci estimait que les délais étaient trop courts pour que le 29 novembre 2009 soit respecté. On le constate, l’on se montre motivé souvent à aller aux élections ; des fois, on demande aux peuples de se calmer parce qu’il faut éviter par précipitation, quand une autre fois, on se lance dans des calculs pour démontrer que l’élection ne pourra pas se tenir à la date indiquée, alors qu’on avait rejeté un moment plus tôt la responsabilité du report à la commission chargée d’organiser les élections. Un imbroglio qui laisse souvent comprendre que l’auteur de tout ces propos ne sait vraiment pas ce qu’il veut. Mais en réalité, l’homme sait bien ce qu’il veut et ce qu’il recherche. Il croit tout simplement tourner en bourriques ceux qui l’écoutent. Mais li y a des personnes […]
Par Denis-Zodo
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Jeudi 29 octobre 2009
Ses sorties ne surprennent pas. C’est un homme insaisissable. Qui n’aime pas être « emprisonné ». Il aime à être libre de ses propos. Et il les dit quand le besoin se fait sentir chez lui. Même quand ils déplaisent à son propre camp, celui du chef de l’Etat. Vice-président du Front populaire ivoirien (FPI), le parti au pouvoir, Mamadou Koulibaly, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas la langue dans la poche, devant ses camarades du pouvoir comme devant l’opposition. Si bien qu’un ministre de l’opposition, dans le gouvernement actuel, l’avait traité en 2003 de consommateur de barbiturique, cette drogue à forte dose, quand le président de l’Assemblée nationale s’était pris à l’opposition, principalement au RDR, qu’il accusait d’avoir engendré la guerre civile dans le pays.   A la vérité, Mamadou Koulibaly a souvent des sorties gênantes vis-à-vis de son camp. Mais il n’a pas le choix. C’est sa nature. Cela, même le président de la République Laurent Gbagbo le reconnaît. « Il dit ce qu’il pense et je crois qu’il faut le considérer comme ça », déclarait à peu près le N°1 ivoirien, lors d’une interview. Si ce n’est pas pour dénoncer la gabegie en cours au sommet de l’Etat, ce qu’il juge d’ailleurs incorrect pour des socialistes au pouvoir, c’est pour s’attaquer aux questions identitaires exacerbées sous le mandat de Laurent Gbagbo. Justement, c’est de cela qu’il s’est agit la semaine dernière à Abidjan, où, au cours d’un meeting des femmes du parti au pouvoir, il est monté sur ses grands chevaux pour demander à ceux qui gouvernent le pays, de permettre l’affichage de la liste électorale provisoire, en vue de permettre la tenue de l’élection présidentielle maintes fois reportée depuis 2005. « Je suis fatigué et je n’en peux plus de cette crise ivoirienne qui n’en finit pas depuis 2002 », a-t-il crié son exaspération devant l’acharnement du pouvoir à vouloir rayer de la liste électorale, plus de 2 750 000 électeurs jugés douteux. Pour Mamadou Koulibaly, il n’y a […]
Par Denis-Zodo
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Jeudi 22 octobre 2009
                                 On avait pensé à tout, sauf à des élections reportées une fois de plus en Côte d’Ivoire. Quand le jeudi 14 mai 2009, le gouvernement ivoirien, par le biais du premier ministre Guillaume Soro, annonçait pour le dimanche 29 novembre 2009, la date du premier tour de la présidentielle, personne ne pouvait penser à un autre rendez-vous manqué. Surtout que le chef du gouvernement ivoirien avait été très convainquant. Après avoir en effet lu le décret du chef de l’Etat adopté par le conseil des ministres, le chef de la Primature ivoirienne avait déclaré que cette fois serait la bonne. « A la différence des autres dates qui n’ont pas été respectées, cette date du 29 novembre 2009 proposée par la Commission électorale indépendante (CEI) est réaliste. (…). Puisqu’à ce jour, les opérations d’enrôlement ont permis à plus de six millions de citoyens de s’inscrire (sur les listes) dans les bureaux de vote et aujourd’hui d’être de potentiels électeurs. (...) Cela représente 70% des citoyens qui sont attendus», avait déclaré Guillaume Soro, non sans faire remarquer que « contrairement aux autres fois, nous pensons que nous avons plus de lisibilité, plus de visibilité sur le processus électoral ». Avec ces propos rassurants, venant de celui qui est chargé de la conduite de tout le processus de sortie de crise, pouvait-on douter d’un énième report ? Que non. Et pourtant, la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens ont de fortes chances, pour ne pas dire, de fortes malchances (c’est selon), de se trouver une fois de plus, en face d’élections reportées. Car, à 38 jours de la date fixée pour la tenue du premier tour de la présidentielle, rien de concret ne se profile à l’horizon. La liste électorale provisoire qui devrait être affichée depuis le mois d’août dernier, ne l’est pas encore. Faute de polémique sur 2. 752.181 personnes qui figurent sur cette liste, et dont on n’a aucune trace, selon les techniciens, sur les fichiers historiques ivoiriens, telle que […]
Par Denis-Zodo
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