C’est certes un honneur pour Luiz
Ignacio Da Silva dit « Lula », mais c’est un honneur pour tout le Brésil. En effet, le président brésilien a reçu mardi dernier à Paris, le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche
de la paix, institué depuis 1989, et « sponsorisé » par l’UNESCO. Frederico Mayor Saragossa, alors Secrétaire de l’Institution, avait organisé un colloque autour de la paix à
Yamoussoukro, capitale politique du pays, et ville natale du premier président ivoirien.
Le jury du prix l’a honoré « pour son action en faveur de la recherche de la paix, du dialogue, de la démocratie, de la justice
sociale et de l’égalité des droits, ainsi que pour sa haute contribution à l’éradication de la pauvreté et à la protection des droits des minorités ». Il lui a été reconnu la place de choix
accordée au continent et au Groupe des ambassadeurs africains. C’est une reconnaissance par la Communauté internationale de tous ses efforts en faveur de la paix, de la justice sociale, de la
démocratie, de l’Etat de droit et de la lutte contre la pauvreté. On sait que le président Lula, au pouvoir depuis six ans, s’est profondément engagé aux côtés de l’Afrique pour la défense de ses
intérêts et pour le renforcement des relations entre le Brésil et le continent africain. Le prix Houphouët de l’UNESCO envisage de poursuivre son engagement au-delà de
l’exercice du pouvoir d’Etat, au terme de son mandat en décembre 2010. Il a visité en 6 ans de sa présidence, plus de 20 pays africains et fait signer plus de 200 accords de
coopération, notamment dans les domaines de l’agro-industrie et des bio-carburants. Mais il compte visiter une dizaine d’autres avant la fin de son mandat. « Quel que soit le président
qui sera au pouvoir, le Brésil ne pourra plus regarder autrement l’Afrique, ce continent qui [...]
La visite du président américain Barack Obama en
Russie a tourné autour de la coopération entre les deux pays. En effet, Obama, symbole du dynamisme démocratique des Etats-Unis, place sa visite en Russie, sous le signe du pragmatisme. Les USA
ne veulent plus voir le pays de Vladimir Poutine et de Dimitri Medvedev, comme un pays majeur disposant d’une vraie capacité de nuisance et de blocage, mais susceptible, si on procède de la bonne
manière, de contribuer à dénouer les dossiers brûlants comme l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan, le Moyen-Orient, la Corée du Nord… Cette approche de l’administration Obama, faut-il le remarquer,
se veut en rupture avec celle de l’administration Bush, trop prompte, de l’avis de l’équipe Obama, à distribuer des bons ou mauvais points de démocratie.
La volonté d’Obama, de travailler avec la Russie, se perçoit à travers les propos de Sarah Mendelssohn,
spécialiste du monde russe au Centre d’études internationales et stratégiques (CSIS) de Washington. « L’idée est de ne plus voir la Russie comme un
problème que l’Amérique devrait régler, mais comme un pays partenaire avec lequel on va s’efforcer d’aborder les sujets cruciaux », explique t-elle. Et Michael Mc Faul, l’expert es
Russie de la Maison Blanche, de déclarer avant le voyage d’Obama en Russie, que « nous allons travailler à recréer une relation russo-américaine
substantielle », tout en insistant sur le concept de « substance », par opposition au mot »bon » ou « mauvais ».
Le nucléaire dans cette tournée, a pris une place importante, à tel point que les présidents Barack Obama
et Dimitri Medvedev se sont entendus mardi, pour réduire leurs arsenaux nucléaires. Les deux chefs d’Etat ont signé un texte qui prendra le relais de l’historique traité « Start 1 de 1991.
Les USA et la Russie ont convenu d’abaisser, dans une fourchette de 1 500 à 1 675, le [...]
Une victoire des Forces de l’OTAN est-elle possible en Afghanistan ? Difficile de le dire. Toujours
est-il que depuis la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 juillet derniers, plus de 4000 soldats américains sont en Afghanistan, soutenus par 650 policiers et militaires afghans, sont en
Afghanistan, pour prendre le contrôle de la province d’Helmand avant l’élection présidentielle du 20 août prochain. Il s’agit pour l’administration Obama, de sécuriser au cours de cette opération
dite « Coup de poignard », la province avant cette élection, et de restaurer la confiance des habitants, à l’égard du gouvernement afghan.
Baptisée « Khanjar » en dari ou pachtoune, les deux langues principales de l’Afghanistan, cette opération pourra t-elle réellement se solder par un succès de la
coalition ?
La première phase de l’offensive devrait durer 36 heures, selon des officiers de l’armée américaine. Les
cibles principales étant les districts de Garmser et de Nawa, qui touchent les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, d’où les Talibans attaquent fréquemment depuis leurs bases
arrière.
Helmand est considérée comme un fief des talibans. On produit dans cette zone du sud, la plus grande
partie de l’opium du pays, qui fournit 90% du marché mondial de l’héroïne.
Les Forces de la coalition veulent aller très vite et très fort. En quelque sorte, il s’agit de prendre de
vitesse les Talibans en ne leur laissant pas le temps nécessaire de réagir. Le général Larry Nicholson, commandant en chef du corps expéditionnaire des Marines en Afghanistan, l’a signifié un peu
avant l’opération.
Mais le mollah Hayat Khan, un commandant Taliban, a affirmé que « des milliers de moudjahidines
Talibans sont prêts à combattre les troupes américaines engagées dans cette opération ». Et il n’a pas tort. Puisque sur le terrain, l’objectif visé par les troupes américaines est [...]
Le gouvernement II du
premier ministre français François Fillon est en place depuis hier. Le remaniement ministériel intervenu ces derniers jours, n’a pas créé trop de chamboulements. Les changements les plus
importants concernent Michelle Alliot Marie (MAM), Rachida Dati, Rama Yade, et Frédéric Mitterrand.
Comme une inséparable, Michelle Alliot Marie est considérée comme une « indéboulonnable » dans les
gouvernements successifs français. D’abord à la Défense sous Jacques Chirac, MAM a su s’imposer à la tête d’un département généralement considéré comme « la chose des hommes ». En
témoignent ses différentes visites aux troupes françaises basées en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, et partout ailleurs dans le monde en janvier 2005. Sa fermeté dans les actes, a fait d’elle un
personnage rigoureux.
Avec Sarkozy à la tête de la France, le portefeuille de l’Intérieur va échoir à MAM en juin 2007. Le
remaniement de ce début de semaine fait d’elle, le garde des sceaux, détentrice du ministère de la Justice.
L’ancienne locataire de ce département qui n’est autre que Rachida Dati rejoint Bruxelles. L’Européenne garde
certainement un bon souvenir de son passage au gouvernement, puisqu’elle a eu un enfant alors qu’elle y était. Une grossesse qui avait fait couler tant d’encre et de salive. Doit-on comprendre
son départ comme une incapacité à être à la hauteur de la tâche, ou une stratégie pour faire d’elle un pion pour l’Europe ? Seul, Sarkozy pourrait répondre à cette question.
L’autre « africaine » du groupe, celle-là, bien aimée de Sarkozy, mais très casse-pieds, a été
reconduite au gouvernement, même si elle a quitté le secrétariat d’Etat aux droits de l’homme, pour se voir confier le secrétariat d’Etat aux Sports, en remplacement de Bernard Laporte, l’ancien
sélectionneur du XV de France (l’équipe [...]
Le port du voile intégral refait surface en France. Nicolas Sarkozy, le président français a dit son opposition face à cette
attitude de ceux qui arborent ce voile. Car, en France, c’est selon des spécialistes de la question, une minorité de musulmans, les salafistes, estimés à environ un peu plus de cinq mille
personnes, hommes et femmes confondus, qui portent le voile intégral. Ce mouvement, dit-on, est relativement récent en France, et ses fidèles plutôt jeunes, c’est-à-dire âgés de moins de 35
ans.
« Je veux le dire solennellement, la burqa ne sera pas la bienvenue en
France », a déclaré le président Sarkozy devant le Congrès lundi à Versailles. Les mêmes spécialistes soulignent que le mot burqa est
inapproprié en France, car il désigne spécifiquement le vêtement porté par les Afghanes. Le voile intégral, apparu en France, est plutôt connu sous le nom de niqab, porté par des musulmans
intégristes, salafistes pour la plupart.
Pour le président Sarkozy, les Français ne peuvent pas accepter dans leur pays, des femmes prisonnières derrière un grillage,
coupées de toute vie sociale, privées de toute identité. Ce n’est pas l’idée que nous faisons de la dignité de la femme », a insisté le N°1 français. Pour qui, il nécessite la tenue d’un
débat, un débat parlementaire s’entend, pour que tous les points de vue s’expriment. Déjà, de nombreux points de vue s’opposent au port du voile pour les mêmes raisons que celles évoquées par
Sarkozy. Parmi eux, celui du député du Rhône André Gérin, qui a demandé une commission d’enquête parlementaire sur le port du voile. Mais il n’y a pas que lui. Le recteur de la Grande Mosquée de
Paris, Dalil Boubakeur, tenant d’un Islam modéré, jugeant les propos du président cohérents avec [...]
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