Après Jean, Pierre? Suite au refus par la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) d'octroyer une aide à Pierre Sarkozy, producteur de rap (il a notamment produit Doc Gynéco), pour l'un de ses projets, un conseiller de l'Elysée serait intervenu auprès de cette dernière pour qu'elle revienne sur sa décision et apporte son soutien au fils du président. Selon le site Electronlibre.info, qui a révélé cette affaire samedi, la SCPP aurait alors promis de tout arranger et que, «lors de la prochaine commission, l'affaire serait réglée dans le sens qu'il convient», comme l’écrit libération.fr. Ce coup de pouce de l'Elysée pour aider l'un des fils du président en intervenant auprès d'un organisme indépendant survient quelques semaines après la bronca entourant l'arrivée de Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public de la Défense. Présidée par le patron d'Universal Music France Pascal Nègre, la SCPP regroupe plusieurs dizaines de producteurs, dont les quatre majors (Universal, EMI, Sony-BMG, Warner). Elle est chargée de collecter la rémunération de ses membres auprès des utilisateurs de leurs catalogues (sites web, radios etc.) La loi lui impose de réserver une partie de ces sommes au soutien à la création, et c'est le rôle de la commission des aides, justement, de choisir les projets parmi les dossiers qu'elle reçoit. Contacté par Rue89, le directeur général de la SCPP, Marc Guez, a confirmé avoir reçu un appel de l'Elysée suite au refus, fin septembre, de la commission chargée d'attribuer les aides d'apporter son soutien au projet de Pierre Sarkozy, évalué à 80.000 euros au total. «Nous avons préféré privilégier les membres de notre association. Il est très rare que nous versions des aides à des non-membres, même si c'est déjà arrivé», a-t-il expliqué. Il est vraiment difficile d’être fils de Président de la République. Et là, on est surveillé comme du lait sur le feu. Le moindre geste est relayé par la presse. On n’a plus de vie
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Par Denis-Zodo
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« On ne peut pas exiger le même chiffre du BTP ou de l'industrie cosmétique » : dans une interview à Madame Figaro, Xavier Darcos se dit sceptique sur un quota féminin dans les conseils d'administration. Le ministre du Travail veut « du cousu main », pas du systématisme. Simple réalisme ou frilosité ? S’interroge Rue89.com. La polémique sur la féminisation du patronat a été relancée en juillet, avec la remise à Xavier Darcos d'un rapport sur l'inégalité hommes-femmes au travail. Parmi ses propositions : un minimum de 40% de femmes dans les conseils d'administration. Une députée UMP, Marie-Jo Zimmermann, vient de déposer une proposition de loi dans ce sens. Sans contraintes fixées par la loi, « rien ne bouge », argumente-t-elle sur le blog du Figaro Paroles d'entrepreneurs. « On ne peut pas exiger le même chiffre du BTP ou de l'industrie cosmétique ». Xavier Darcos n'en est pas convaincu. Dans Madame Figaro, il explique qu'un quota aurait simplement « valeur de symbole » : « Plus que l'égalité, je veux l'équité -pas seulement dans les conseils d'administration-, pour que les sexes soient répartis à due proportion de leur représentation dans l'entreprise. Là où l'on compte 60% de femmes cadres supérieures, on doit retrouver peu ou prou ce score dans le top management de l'entreprise. On ne peut pas exiger le même chiffre du BTP ou de l'industrie cosmétique. Je veux du cousu main. » Pourtant, aucun doute possible : les femmes sont nettement sous-représentées, comme l'avait expliqué Eco89. Et pas seulement dans les secteurs que Xavier Darcos semble considérer comme typiquement masculins, le BTP notamment. Au sein des 500 plus grandes entreprises, 8% seulement des administrateurs sont des administratrices. Dans le CAC 40, il n'y en pas une seule chez Axa, Capgemini, EADS, STMicroelectronics, Vallourec et Veolia Environnement. BNP Paribas sauve l'honneur, avec quatre femmes sur quatorze administrateurs. Ce sera donc aux hommes qu'il reviendra de féminiser les
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Par Denis-Zodo
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Les fusillades, comme celle qui a eu lieu dans une base militaire jeudi 5 novembre, sont récurrentes outre-Atlantique où le port des armes à feu, garanti par la Constitution, n'est que très marginalement contesté. Rappel des principaux précédents. La fusillade au cours de laquelle 13 personnes ont été tuées et 31 blessées jeudi 5 novembre dans le camp militaire de Fort Hood, au Texas, est la plus meurtrière qu'ait connu une base militaire américaine ces dernières années, écrit lexpress.fr. Les précédents récents ont eu lieu en Irak. En septembre 2008, un soldat américain a été incarcéré pour le meurtre présumé quelques jours plus tôt de deux de ses camarades au cours d'une fusillade dans la base d'Iskandariyah, au sud de Bagdad. En 2005, un sergent de l'armée a été inculpé pour la mort de deux officiers tués dans une explosion dans leur base, près de Tikrit. En dehors des bases militaires, les fusillades sont récurrentes aux Etats-Unis, où posséder des armes est un droit constitutionnel. Voici les principales fusillades qui ont eu lieu au cours des dernières années, essentiellement dans les établissements scolaires. Géorgie - Fin août, 8 personnes ont été tuées dans un campement de mobile-homes. La police a placé en détention l'homme qui l'avait alertée, Guy Heinze, 22 ans. Son père, son oncle et ses cousins font partie des victimes. Binghamton (Etat de New York) - En avril, un Vietnamien, Jiverly Voong, a fait irruption dans un centre d'aide aux immigrés, où lui même avait suivi des cours, dans cette ville de 50 000 habitants au nord-ouest de New York. Il a tué 13 personnes, rassemblées dans une salle de classe, avant de se suicider. Alabama - En mars, Michael McLendon, 27 ans, a assassiné dix personnes en six lieux différents, dont sa grand-mère, son grand-père, son oncle et sa tante, avant de se suicider. Les autres victimes étaient shérif, épouse de shérif, enfant de shérif, voisins, passants. Le tireur, étudiant en sociologie, était respecté par la
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Par Denis-Zodo
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Confronté à l'impopularité croissante de l'engagement militaire britannique en Afghanistan, Gordon Brown a lancé une forme d'ultimatum à Hamid Karzaï reconduit pour cinq ans au pouvoir à Kaboul dans des conditions constitutionnellement contestables, rapporte l’Agence britannique Reuters. Brown a énuméré cinq conditions que le chef de l'Etat afghan devrait, selon lui, remplir pour mériter la poursuite du soutien de la communauté internationale: combattre la corruption, renforcer ses forces de sécurité, promouvoir la réconciliation, favoriser le développement et coopérer plus étroitement avec le Pakistan voisin. "Si le gouvernement ne parvient pas à passer ces cinq tests, il n'aura pas seulement failli aux yeux de son propre peuple, mais encore perdu son droit à un soutien international", a déclaré le Premier ministre britannique lors d'un discours devant le Collège royal des études de défense (RCDS) de Londres. "Je ne suis pas prêt à mettre en péril les vies d'hommes et de femmes britanniques pour un gouvernement qui ne se dresse pas contre la corruption", a poursuivi le leader travailliste, en usant d'un ton d'une rare vivacité vis-à-vis du régime de Karzaï. Les conditions controversées de la réélection de ce dernier et le nombre croissant des pertes parmi les 9.000 militaires britanniques déployés en Afghanistan conduisent les concitoyens de Brown à remettre de plus en plus ouvertement en cause la raison d'être de l'engagement militaire de Londres. Les pertes militaires britanniques en Afghanistan s'élèvent à 230 morts depuis huit ans, dont sept pour la seule semaine écoulée, et, selon un sondage récent de l'institut YouGov, l'opinion publique est à 60% favorable à un rapatriement des troupes d'ici un an. « Nous ne pouvons pas nous en aller » Cet état de choses, s'il persistait, serait susceptible de compromettre un peu plus les chances du Labour de Brown aux élections législatives prévues au plus tard en juin 2010 et pour
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C'est ce qui ressort d'un dossier qui vient d'être transmis à l'Assemblée nationale par l'Elysée et qui fait le bilan des dépenses totales en sondages d'opinion. Il faut dire que depuis que la Cour des Comptes avait mis l'accent sur ces dépenses somptuaires, non justifiées et non soumises aux règles élémentaires des marchés publics, le scandale grondait. Confusion des genres classiques en "sarkoland", on y apprend ainsi que le grand bénéficiaire de cette boulimie d'opinion n'est autre qu'un conseiller de Sarkozy, Patrick Buisson, ancien de l'extrême droite française, spécialiste de l'opinion et dont la société Publifact a perçu 1,4 millions d'euros sur la seule année 2008, révèle lepost.fr. Malgré cette volonté nouvelle d'être transparent vis à vis de ces dépenses, le Parti socialiste a fait savoir qu'il demanderait l'ouverture d'une enquête parlementaire pour déterminer les conditions dans lesquelles ces marchés ont été attribués. On peut aussi se poser la question de l'utilité de ces sondages à répétition? Sont-ils achetés pour mesurer les inflexions de l'opinion avant de prendre des mesures et savoir si elles ont des chances d'être populaires ou sont-ils commandés a posteriori pour mesurer un éventuel degré de satisfaction ? Dans l'une et l'autre hypothèse, tout ceci paraît bien disproportionné et montre l'exacerbation d'une volonté de plaire et une forme de clientélisme, marques de fabriques du président Sarkozy. Décidément, on ne le lâche pas d’un seul cheveu, Sarkozy. Il croit bien faire, et voilà que ça retourne contre lui. Mais il l’apprend à ses dépens. Pourquoi autant de sondages ? Enfin !
Par Denis-Zodo
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