La baisse
des taux par les banques centrales dans le monde, ont un impact fort sur l’économie mondiale et l’augmentation des crédits (consommations et immobiliers). Les banques en générale, souffrent
désormais de la crise économique et sociale, et les défauts de paiement augmentent.
Aux USA, les défauts de paiement sur les cartes de crédits à la
consommation sont passés de 5.1% à 9.4% sur un an glissant.
Voilà de quoi nous devons avoir peur : les défauts de paiement vont peser sur les bilans des entreprises
et des établissements bancaires. Mais les Etats sont toujours présents, et de plus en plus, par exemple l’Etat américain voit son endettement augmenter de façon très importante, avec l’émission
de nouvelles obligations. Ici et là, on parle de défaut de paiement de la Californie, ou d’autres Etats américains ; c’est possible, mais ce serait trop grave ! De toute façon, nous
pouvons seulement constater les dégâts; rien n’est possible.
Il est alors amusant de voir les politiciens ruser de toutes parts, pour endormir la population et sauver leur
propre système qui s’écrase, qui s’effondre.
Comme le disait le Directeur général du Fonds monétaire international en visite la semaine dernière à Abidjan,
tous les pays du monde, à cause des effets de cette crise financière mondiale, continuent de souffrir. Rares sont, selon lui, les pays qui connaissent une croissance économique. Même s’il a voulu
noter que la Côte d’Ivoire est un des rares pays à connaître une croissance économique cette année.
C’est la preuve que la crise financière continue de faire rage dans le monde.
A ce titre, on ne peut pas dire que la crise financière mondiale est finie. Puisque ses effets sont
perceptibles sur les économies du monde.
Qui se laissera aller à penser que cette crise est terminée, se trompe [...]
Le Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss Khan a effectué une visite de travail de trois
jours en Côte d’Ivoire. Arrivé lundi soir à Abidjan, le Français a quitté la capitale économique ivoirienne mercredi, après un programme très chargé. Le patron de l’Institution de Bretton Woods a
dit venu encourager les autorités ivoiriennes pour les efforts fournis, et qui ont fini par payer, avec l’éligibilité de la Côte d’Ivoire à l’Initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) le 27
mars 2009. « Je suis très content d’être ici en Côte d’Ivoire, parce que je pense que les choses s’améliorent et que nous allons parler pendant ces
deux jours avec le Président et le gouvernement », a déclaré Strauss Khan à son arrivée à Abidjan.
Reconnaissant les efforts fournis par les Ivoiriens et l’espoir en un avenir meilleur, l’ancien ministre de l’Economie et des
Finances français a demandé aux autorités du pays de redoubler d’effort pour accompagner l’allègement de la dette et l’engagement du Fonds à ses côtés. « Le Fonds, c’est comme un ami qui vient vous soutenir. Mais la vérité, c’est qu’un ami doit dire la vérité », a précisé DSK. Et la vérité, pour lui,
c’est que la Côte d’Ivoire ne doit pas dormir sur ses lauriers, parce qu’il y a, selon lui, encore des efforts à faire en matière budgétaire, de bonne gouvernance.
Au sortir de l’audience que lui a accordée le Président Gbagbo, puis le Premier ministre Guillaume Soro, le DG du FMI a déclaré
que « la Côte d’Ivoire est un des rares pays du monde à avoir son économie en croissance cette année (…) Je ne sais pas si l’année prochaine, ce sera
le cas, mais, plus que l’année précédente, la balance est excédentaire. Contrairement aux autres pays du monde qui [...]
Avec la crise financière en cours, beaucoup ont désormais recours à la pensée de Karl Marx qui,
visiblement, sert de potion magique aux économistes.
En se replongeant dans la pensée marxiste, on se rend compte que le grand philosophe était en avance sur son temps.
Maintenant que la crise financière frappe de plein fouet le monde, tous se réfèrent à Karl Marx.
S’il en est ainsi les crises de surproduction sont impossibles. Si par hasard une surproduction momentanée se manifeste, ce ne peut être qu’un
phénomène passager, « anormal », dû par exemple à une initiative politique malencontreuse qui a empêché le fonctionnement naturel de la loi économique. Aussi, la grande règle pour cette
économie « vulgaire » fut elle la non intervention dans les faits économiques. Que l’Etat, que les intérêts particuliers capables de troubler les faits économiques
« normaux » s’abstiennent ; et le jeu naturel de la loi économique rétablira l’équilibre interne et naturel de l’économie capitaliste, son harmonie naturelle et éternelle. Après
les phénomènes « anormaux » et exceptionnels, comme les guerres, qu’on laisse l’harmonie se retrouver. Tout au plus l’Etat peut-il et doit-il intervenir en ce sens, pour aider le
rétablissement du « normal » et contre-carrer ceux qui pourraient avoir
Quelqu’intérêt à la prolongation de l’anormal.
Cette
théorie, observe Marx, est contestable, non tant à cause de telle ou telle crise économique (car les économistes vulgaires arrivent plus ou moins clairement à expliquer chacune d’elle comme un
fait « anormal ») mais à cause de la régularité des crises. Leur périodicité, leur retour tous les 8 à 10 ans, montre qu’il y a là un phénomène [...]
En effet, les semences d’OGM sont produites en Occident. Même si le rendement à l’hectare est considérable, on ne peut
pas sélectionner les semences avec les produits agricoles OGM. Il faut toujours recourir inéluctablement aux nouvelles semences vendues par les laboratoires occidentaux. On dépend donc totalement
des fournisseurs occidentaux et comme pour les médicaments, les prix caractérisent l’exploitation de l’homme très pauvre par l’homme très riche! Car, les semences OGM vendues aux pays en voie de
développement et les produits alimentaires OGM distribués à titre de dons, malgré toutes les assurances des fournisseurs quant à leur innocuité pour la santé des consommateurs, nous laissent
extrêmement sceptiques en Afrique. De plus, les frais de transport, tant des semences que des dons alimentaires en provenance de l’Occident, représentent plus de 50% du coût total de l’opération.
C’est une autre manière d’enrichir les sociétés de transport européennes créées sciemment à cette fin, car elles garantissent de nombreux emplois aux pays du Nord.
A cela, on peut ajouter le déversement des déchets électroniques en Afrique.
A Madagascar, au-delà de la dimension sociale de la crise, c’est à une nouvelle forme de colonialisme agraire que nous sommes peut-être en train d’assister. Non contents de piller les ressources
minières, les pays du nord se permettent désormais de louer des millions d’hectares de terres arables aux pays du sud pour satisfaire leur consommation, et ce, pour des bénéfices insignifiants
pour les populations locales. C’est la fameuse affaire Daewoo. Le géant sud-coréen Daewoo Logistics a annoncé la signature d’un contrat de « location » de 1,300 millions d’hectares de terres
arables pour 99 ans, en vue de la culture de maïs et de palmiers.
Dans les détails du contrat, on a pu voir que, la surface louée représente l’équivalent de la moitié des terres arables à Madagascar.
Daewoo plantera du [...]
Le continent africain possède tous les atouts pour égaler les autres puissances économiques du monde car il a le potentiel humain et les richesses naturelles.
En effet, au niveau démographique, la population africaine qui double tous les 25 ans est passée de 401 millions d’habitants en 1975 à plus d’un milliard d’habitants aujourd’hui. Cette croissance
démographique assure à l’Afrique une population jeune et une densité favorable, notamment dans les zones rurales, pour ce qui est de la mise en valeur des ressources disponibles. Les terres
agricoles sont considérables, car le continent dispose de 12% des terres cultivables mais avec seulement 8% des hommes. De plus, le continent africain possède les matières premières industrielles
notamment, le phosphate, l'or, le manganèse, le cuivre, le fer, la bauxite, le diamant et les produits agricoles de base: café, coton, cacao. On peut dire sans se tromper qu’il peut
s'autosuffire à elle-même en pétrole, en produits agricoles, en mine. On le sait, le Nigeria est le premier producteur africain de pétrole mais aussi de palmier à huile, d’ignames, de mil et de
sorgho. Il en est de même de la Côte d’Ivoire qui est le premier producteur mondial de café et de cacao.
Et pourtant quand l’on se réfère aux Objectifs du Millénaire pour le développement, il y a eu en 2007 en Afrique, 41,1 millions de personnes vivant avec un dollar par jour et le nombre de
personnes extrêmement pauvres qui était de 296 millions en 1999 est passé à 298 millions en 2004 et à plus de 350 millions aujourd’hui. Le pourcentage des enfants des moins de cinq ans souffrant
d’insuffisance pondérale est passé de 237 millions en 1990 à 348 millions en 2007 et devrait atteindre 403 millions en 2015. L’espérance de vie en Afrique est en moyenne de 55 ans et c’est en
Afrique que le taux de mortalité enfantine est le plus élevé de tous les continents: 140 décès au cours de la première année pour [...]
Derniers Commentaires