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Mercredi 4 novembre 2009
        Eric Besson a lancé lundi le débat sur l'identité nationale avec l'ambition de valoriser les valeurs républicaines et "la fierté d'être Français", rapporte l’agence de presse britannique Reuters. Le Front national dénonce "une opération électoraliste" à quatre mois des élections régionales, et des voix à gauche critiquent une manœuvre de diversion alors que Nicolas Sarkozy affronte un mi-mandat délicate. Ce débat, l'une des promesses de campagne du chef de l'Etat, se déroulera jusqu'au 31 janvier 2010 et le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale en fera la synthèse le 4 février lors d'un colloque. La consultation se tient sur internet (www.debatidentitenationale.fr), dans chacun des 96 départements et des 342 sous-préfectures d'arrondissement, ainsi que dans les départements et les territoires d'outre-mer. Des réunions locales seront animées par le corps préfectoral ainsi que les parlementaires nationaux et européens qui le souhaitent, précise le ministère de l'Immigration dans un communiqué. Elles seront ouvertes aux "forces vives" (parlementaires, associations, syndicats, représentants des cultes, enseignants, etc.) mais aussi au grand public. Le débat "va nous permettre d'essayer de redéfinir ce que nous retenons de notre passé, parce que nous sommes des héritiers d'un patrimoine riche, ce que sont nos valeurs aujourd'hui - liberté, égalité, fraternité, mais aussi laïcité, égalité homme-femme et ce que va être notre avenir commun", explique Eric Besson dans une vidéo sur le site internet. Une circulaire devait être adressée lundi aux préfets de région et de département pour les guider, mais le "kit d'information" ne leur est pas parvenu dans les temps. Les circulaires "vont partir aujourd'hui, ils les auront dans les jours qui viennent", a dit Eric Besson sur i>Télé. La préfecture du Bas-Rhin avait reçu lundi matin la circulaire. "Il faut que le préfet travaille dessus. Ce n'est pas un débat qu'on organise en une journée", a dit un […]
Par Denis-Zodo
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Mercredi 21 octobre 2009
C'est une pratique de plus en plus répandue en Afrique. Des enfants accusés de sorcellerie par des pasteurs sont torturés ou tués, souvent par leur propre famille. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il connaît un nouvel essor lié au développement rapide des églises évangéliques.   Au Nigeria, Nwanaokwo Edet, neuf ans, avait été accusé de sorcellerie par le pasteur de sa famille, et son père avait voulu l'"exorciser" en tentant de lui faire avaler de l'acide. Mais l'enfant s'était débattu et avait eu le visage et les yeux brûlés par le liquide corrosif.   Hospitalisé dans un état grave, il avait eu la force de dire le nom de l'Eglise qui l'avait accusé: la Mount Zion Lighthouse (Phare du mont Sion). Il est mort un mois plus tard.   Ce drame n'est pas isolé. Depuis dix ans environ 15.000 enfants ont été accusés de sorcellerie dans deux Etats du Nigeria et un millier d'entre eux tués, selon des militants qui luttent contre cette pratique. Le Nigeria est l'un des pays les plus touchés par le fléau, mais pas le seul. Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), plusieurs dizaines de milliers d'enfants ont été pris pour cible dans toute l'Afrique.   L'Associated Press, qui a examiné 200 cas d'enfants accusés de sorcellerie, a établi que des pasteurs étaient impliqués près d'une fois sur deux. Autre constat: les noms de 13 églises apparaissaient dans ces affaires. Certaines sont des branches locales rebelles d'églises internationales, et leurs fidèles prennent au pied de la lettre l'exhortation biblique: "Tu ne laisseras pas en vie la magicienne". "C'est une honte qu'elles permettent ce genre de chose au nom du christianisme", s'indigne Gary Foxcroft, à la tête de l'ONG Stepping Stones Nigeria.   De leur côté, les familles concernées sont souvent extrêmement pauvres et parfois même soulagées d'avoir une bouche en moins à nourrir. La misère, les conflits et un manque d'instruction forment le terreau sur lequel se développent les accusations de […]
Par Denis-Zodo
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Lundi 19 octobre 2009
  France - D'après une enquête baptisée Les Pratiques culturelles des Français à l'ère numérique publiée par le ministère de la Culture, les pratiques culturelles des Français sont bousculées par Internet. Plus de la moitié de la population utiliserait en effet Internet pendant son temps libre, aux dépens d'activités culturelles domestiques traditionnelles telles que la lecture.   La dernière enquête sur les pratiques culturelles des Français remonte à 1997, à cette époque, "à peine un ménage sur cinq disposait d'un ordinateur, et la proportion d'internautes dans la population française était inférieure à 1%" rappelle Olivier Donnat, auteur de ces deux études.   Douze ans plus tard, plus de la moitié des Français surfent sur Internet pendant leur temps libre tandis que 67% des internautes "se connectent tous les jours ou presque en dehors de toute obligation liée aux études ou à l'activité professionnelle, pour une durée moyenne de 12 heures par semaine".   Et de préciser que ce sont en premier lieu les jeunes et les plus diplômés qui sont concernés par une pratique intensive d'internet. L'enquête souligne également que ceux qui passent le plus de temps à surfer, en passent beaucoup moins devant la télévision, et inversement. Ainsi les plus de 45 ans sont plus adeptes de la petite lucarne que d'Internet tandis que les plus jeunes délaissent la télévision.   Si nous sommes passés à une culture de l'écran comme le souligne Olivier Donnat, les Français continuent malgré tout à sortir pour se rendre au cinéma, à un concert, au théâtre ou au musée. Ce sont plutôt les activités telles que la lecture qui se sont vu voler la vedette par internet, les jeux vidéo, les DVD ou les téléphones portables. Les bibliothèques sont désertées. 30% des Français ne lisent en effet plus jamais et ceux qui ne lisaient que très peu, le font de moins en moins. Ce sont les femmes qui sauvent le bon vieux livre, 34% d'entre elles ont en effet lu dix livres ou plus au cours des douze […]
Par Denis-Zodo
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Vendredi 16 octobre 2009
    Des cardinaux africains ont dénoncé mercredi l'"impérialisme culturel" des pays riches dans leur politique d'aide et leurs relations commerciales avec le continent noir, estimant que les Occidentaux tentaient d'imposer leurs vues à travers la promotion du droit à l'avortement et de l'usage du préservatif.   Dans le cadre d'une rencontre de trois semaines sur le rôle de l'Eglise catholique en Afrique, ces dignitaires ecclésiastiques ont jugé que leurs pays avaient besoin de partenariats de développement économique s'appuyant sur la confiance et l'équité, et non d'accords permettant d'exploiter les ressources naturelles du continent noir et de poser des conditions à l'octroi d'une assistance.   "Nous voulons être aidés, mais aidés au nom de la confiance, dans le respect de ce que nous sommes et de ce que nous voulons pour nous-mêmes", a déclaré le cardinal Théodore Adrien Sarr, archevêque de Dakar, lors d'une conférence de presse.   En compagnie du cardinal Wilfred Fox Napier, archevêque de Durban, il a dénoncé les intentions "non déclarées" de groupes d'aide internationaux et de pays qui font la promotion du droit à l'avortement et de l'usage du préservatif pour lutter contre le VIH, estimant que l'Occident tentait d'imposer ses vues à l'Afrique.   Le Vatican s'oppose à l'interruption volontaire de grossesse et à la contraception artificielle. Il est vivement critiqué pour s'être déclaré hostile à l'usage de préservatifs comme moyen de combattre le VIH, en particulier sur le continent noir, durement touché par la maladie.   "Il y a certaines normes culturelles qui sont inhérentes à l'Afrique", a déclaré le cardinal Napier. "L'une d'elle est que l'activité sexuelle sert à mettre au monde des bébés", "ce n'est pas tant pour le plaisir", mais l'"impéralisme culturel", importé par les pays occidentaux, est de dire "non, c'est pour le plaisir, et la grossesse est presque une maladie", a-t-il ajouté.   "Les populations occidentales pensent que leur vie est un […]
Par Denis-Zodo
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Dimanche 11 octobre 2009

L'Allemande d'origine roumaine Herta Müller s'est vue attribuer, jeudi 8 octobre, le prix Nobel de littérature 2009. Elle succède à JMG Le Clezio. Elle est récompensée pour avoir "avec la densité de la poésie et la franchise de la prose, dépeint l'univers des déshérités", a précisé l'Académie Nobel C'est le troisième auteur de langue allemande en dix ans à être récompensé, après l'Allemand Günter Grass, en 1999 et l'autrichienne Elfried Jelinek, en 2004. Née le 17 août 1953 à Nitchidorf, dans la province de Banat en Roumanie, au sein de la minorité allemande des Souabes, Herta Müller a étudié la littérature allemande et roumaine entre 1973 et 1976 à Timisoara. Après quoi, elle devient traductrice dans une usine de machines industrielles. Proche dans sa jeunesse d'un groupe d'écrivains germanophones perçu par le régime de Nicolae Ceaucescu comme un "ferment d'opposition", elle est licenciée parce qu'elle avait refusé de collaborer pour la Securitate (les services secrets roumains) mais aussi mise sur écoute et menacée à maintes reprises, elle quitte la Roumanie en 1987 pour l'Allemagne de l'Ouest. "J'AI DÛ APPRENDRE À VIVRE EN ÉCRIVANT" Peu connue du grand public jusqu'au début des années 2000, Herta Müller a été découverte et saluée par la critique dès 1984, avec la parution d'un recueil de récits, Bas-fonds, qu'elle avait réussi à faire sortir clandestinement de Roumanie. Bien qu'elle vive depuis 1987 à Berlin, Herta Müller continue néanmoins à écrire sur son expérience roumaine. "En ce qui me concerne l'expérience essentielle de ma vie, a-t-elle eu l'occasion d'expliquer, c'est en Roumanie que je l'ai faite, sous la dictature. Le fait de vivre à plusieurs centaines de kilomètres de la Roumanie, ne me fera pas oublier ce que j'y ai vécu. En partant, j'ai emporté mon passé et il faut dire qu'en Allemagne la crainte de la dictature est toujours là". "J'ai dû apprendre à vivre en écrivant et non vice-versa. Je voulais vivre à la hauteur de mes rêves, c'est tout. […]
Par Denis-Zodo
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